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Se trouvant seule chez elle, la jeune Casey Becker, se prépare du pop-corn, pour passer la soirée devant un film d'horreur à la t.v. Elle est interrompue par les appels incessants d'un mystérieux individu. Très vite, l'individu se fait menacant. Casey découvre horrifiée son petit ami, attaché à une chaise. Pour qu'il reste en vie, elle doit répondre correctement à un quizz horrifique. Une question piège et le jeu devient vite sanglant. Son petit ami éventré, Casey tente d'échapper à la mort mais est tuée sauvagement. Ce n'est pas la première fois que la ville de Woodsboroo fait la une pour une histoire d'homicide. Près d'un an auparavant, la mère de Sidney Prescott avait été assassinée. L'enquête va conduire à la conclusion que les nouveaux meurtres sont en rapport avec celui de Maurreen Prescott. Le tueur pourrait même être très proche de Sidney.



SCREAM marque deux renouveaux en même temps. A la fois, celui de Wes Craven, qui venait de tenter une comédie fantastique avec Eddie Murphy. Le réalisateur des "Griffes de la Nuit" étant alors à la recherche d'un second souffle. Le deuxième renouveau est celui du slasher-movie. Genre relégué au rang de divertissement de seconde zone, et qui a quasiment disparu dans la première partie des années 90. C'est là qu'entre en scène, un jeune scénariste, du nom de Kevin Williamson. Cela fait plusieurs années qu'il cherche à vendre son scénario, baptisé alors "Scary Movie", aux studios hollywoodiens. Williamson y démontre une analyse brillante des films d'horreurs, et plus particulièrement des slashers movies. Un genre qu'il avouer adorer.

Dès la scène d'introduction, nous sommes plongés en pleine terreur, avec un quizz mortel, qui va couter la vie à Casery Becker, ainsi qu'à son petit ami. Le talent de mise en scène atteint alors son apogée avec une caméra virevoltante, et jamais poseuse. Idéal pour nous mettre dans la peau des futurs victimes. Ainsi, en créant une véritable empathie pour les protagonistes, nous tremblons pour eux. La mort tragique de Casey Becker (Drew Barrymore) est un modèle du genre appelé à faire date. Le tueur semble pouvoir se cacher dans n'importe quel recoin de ces maisons de banlieus si tranquilles. L'American Way of Life prenant ici un coup de griffe. Pas étonnant, de la part de Craven, qui n'a cessé dans sa filmographie de démontrer que l'absence des parents ouvre la porte à l'irruption de "monstres" qu'ils soient humains ou non. Avec un sadisme consommé, Casey Becker, meurt dans des conditions atroces, alors que ses parents rentrent à la maison. La scène d'intro se conclue alors sur le cri glaçant de la mère.

Par la suite, l'action se centre sur différents protagonistes, dont Sidney Prescott, perturbée depuis l'assassinat de sa mère. C'est la ravissante candienne Neve Campbell, qui endosse le rôle de cette héroïne, à la fois forte et fragile. Les coupables potentiels s'accumulent: du petit ami de Sidney, à la journaliste intriguante Gale Weathers, en passant par le passionné de cinéma d'horreur. Un véritable jeu de piste, marqué par des éléments référentiels, connus aussi sous le nom de mise en abîmes. Les films cités sont légions: "L'Exorciste", "Le Silence des Agneaux", "Vendredi 13" et bien sûr "Halloween". C'est d'ailleurs le film de Carpenter qui est le plus copié au point d'assister à deux film d'horreur en même temps: Randy, regardant "Halloween" à la télé, alors qu'autour de lui un massacre bien réel se produit.

On remarquera aussi que la maison isolée de Sidney Prescott a des allures inquiétantes sur fond de soleil couchant.Elle semble sortir de "Psychose". L'ombre du film de Hitchcock plane à plusieurs reprises sur SCREAM.Comme dans le choix du nom de Loomis!!Encore "Psychose" (Sam Loomis) mais aussi "Halloween" (le Dr Loomis). Les meurtres- éléments essentiels de tout bon slasher- sont surprenants et réussis. Mention spéciale à celui de Tatum, la blonde à la poitrine plutôt généreuse.

Jamais moqueur, sauf envers les produits opportunistes qui ont donné une mauvaise image du cinéma d'horreur, SCREAM, a frappé un grand coup lors de sa sortie. Au point de repermettre au cinéma d'horreur de refaire surface dans les salles de cinéma. Une notoriété qui a eut son revers: la multitude des copies qui ont couru après ce film sans jamais atteindre la moitié de sa réussite. A voir et à revoir.

Grand Prix de Gérardmer 1997

Scream A atteint 100 millions de $ au box-office américain (ce qui est exceptionnel pour un film d'horreur et encore plus pour un slasher)






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