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Le richissime Steven Price, propriétaire de parcs d'attractions, décide d'organiser l'anniversaire de sa très belle épouse, Evelyn. Un couple que plus rien ne semble unir si ce ne sont les querelles. La soirée doit avoir lieu dans un ancien asile abandonné, où des années auparavant, le Dr Vannecutt a commis d'horribles expériences sur les patients. C'est donc en ce lieu sinistre que les invités se rendent. Mais quels invités ? Ni steven, ni son épouse ne les connaissent. Avant d'avoir compris ce qui se passe, ils se retrouvent tous enfermés dans la demeure, pris au piège par un mécanisme. La nuit sera longue, très longue...



Cette première production Dark Castle se veut une relecture moderne de "La nuit de tous les mystères" avec Vincent Price. Pas étonnant lorsqu'on sait qu'il est produit par la fille du grand William Castle, et qui est à la base de cette nouvelle société de production spécialisée dans l'épouvante ("13 fantômes", "Le vaisseau de l'angoisse", "La maison de cire"). Cette Maison de l'horreur constitue ce que l'on appelle un film train fantôme dont l'unique but est de faire peur au spectateur pour peu de frais. Et, en la matière, William Malone (réalisateur de l'épouvantable "Créature") réussit ce qui lui est demandé.


Dès la scène d'intro, on sent le désir de renouer avec l'épouvante gothique : asile lugubre, docteurs fous… Dans sa globalité, "La maison de l'horreur" ne lésine pas sur les scènes chocs : tête avec un trou béant, une autre coupée. L'humour macabre y est omniprésent, par l'intermédiaire d'un couple vedette aux répliques assassines et pleines de mordant : Geoffrey Rush et Famke Janssen. Visiblement les deux acteurs principaux s'en donnent à cœur joie dans l'interprétation de ce couple vachard. Leur charisme est tel qu'il fait passer au second plan, les autres acteurs : Taye Diggs ("Equilibrium"), Peter Gallagher ou ces petites scream queens que sont Ali Larter ("Destination Finale" & "Destination Finale 2") et Bridgette Wilson ("Souviens-toi…l'été dernier").


Doté d'une bande son des plus sympathiques - ah, la reprise de Sweet Dreams par Marilyn Manson est un régal - l'histoire est suffisamment bien rythmée pour ne pas ennuyer, démarrant sur les chapeaux de roue avec un passage dans un parc d'attraction un peu particulier. Ce qui est bien avec ce genre de scènes, c'est que le spectateur est de suite placé dans le bain de l'histoire. William Malone soigne son ambiance et réussit à créer une tension palpable lors de l'exploration de la maison. Bien des mystères planent : quel secret cache cet ancien asile ? Qui sont les invités ? (Aucun des Price ne les connaît).


L'intérêt de ce genre d'intrigue repose sur l'identité des personnes qui vont mourir. Difficile de parier sur les survivants vu qu'aucun n'apparaît véritablement en position de héros ou d'héroïne. Les retournements de situation ne manquant pas de redresser notre intérêt à intervalles réguliers. Dommage qu'avec tout le travail accompli durant une grande partie du film, la fin paraisse aussi bâclée avec l'utilisation d'effets numériques. Effets numériques qui font peur mais pas pour les bonnes raisons.

Dans le duel l'opposant au "Hantise", le nanar de Jan de Bont, c'est "La maison de l'horreur", qui s'en sort le mieux et de loin, proposant une ambiance d'épouvante gothique, dans un lieu (l'asile) bien reconstitué. Un film qui constitue un divertissement agréable entre ses meurtres gores et un humour noir des plus savoureux.

Remake d'un film de William Castle, "La nuit de tous les mystères" (1958)