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A Alpine University, une université où étudient les futurs réalisateurs, le compétition fait rage pour décrocher le prix Hitchcock. L'une des participantes à ce concours porte son choix sur les fameuses légendes urbaines. La réalité dépasse la fiction quand une série de meurtres ensanglante le campus.



Après un premier épisode "abracadabrantesque", Neal H.Moritz, le grand mogul pour les productions à destination des teeanagers, décide de remettre le couvert pour un deuxième URBAN LEGEND. Si le premier pouvait au moins se targuer de surfer sur les légendes urbaines qui effraient tant les citadins des villes américaines, le second volet fait figure de simple suiveur. Visiblement élaboré rapidement, URBAN LEGEND 2, hésite entre la parodie et le sérieux. C'est un réalisateur débutant qui prend la succession de Jamies Blanks ( qui a préféré définitivement montrer son absence de talent avec "Mortelle Saint Valentin"): le compositeur plutôt doué John Ottman ("Halloween 20 ans après", "X-Men 2 "). L'échec du film n'est pas entièrement imputable à ce pauvre Ottman, mais plutôt à un mauvais script (Scott Derickson : "Hellraiser: Inferno").



On a droit à une succession de scènes entretenant que peu de rapports les unes avec les autres. Le film débute par une scène sur un tournage ou un tueur sévit dans un avion. Un mauvais départ faisant penser à un épisodes des "Y-a t'il un pilote dans l'avion?". On sourit et on attend sagement la suite de l'histoire. Hélàs, il va s'écouler près d'une demi-heure avant que l'intrigue ne décolle véritablement et nous offre malgré tout le meurtre le plus gratiné de toute la vague des néos-slashers: celui d'une jeune fille à qui on a oté un rein alors qu'elle était encore vivante. Une barbarie quasi surréaliste, et qui renvoie les plus nostalgiques d'entre nous à l'époque d'un Argento flamboyant ("Suspiria", "Inferno").



Ce qui pose problème avec URBAN LEGEND 2, c'est d'arriver après d'autres slashers traitant peu ou prou du même thème: le film dans le film. A savoir "Scream 3" et l'australien "Cut". Forcèment, le dernier arrivé donne une impression de déjà vu. Et, si la mise en scène est molle, c'est l'ennui qui prédomine. Ottman réalise un film prétentieux et dénué de saveur. Se croyant plus intelligent que ses congénéres (Craven et consorts), il croit utile de faire des références "intellos" à des metteurs en scène comme Truffaut ou encore les nombreux clins d'oeil à Hitchcock. On ne comptera pas les emprunts (plagiats à ce niveau là), comme les zooms sur les yeux de l'heroine, au moment ou celle ci assiste sans le savoir, à un snuff!!!



Niveau acteurs, ce n'est pas non plus le gotha du 7ème Art. Du premier volet, seule Loretta Devine (notre fan de Pam Grier), répond présent. Pour le reste, c'est toujours les mêmes acteurs interchangeables. Pas étonnant que l'on nous sorte le coup du jumeau (!!), histoire de perdre un plus le spectateur qui aura bien du mal à garder les yeux ouverts. Au final, on regrettera que URBAN LEGEND 2 , assène le coup de grâce (ce n'est pas moi qui le dit, mais le titre), à un genre qui n'en avait guère besoin.Ottman, montre malgré tout un savoir technique et une capacité à créer une ambiance par intermittence (voir la scène de la gallerie dans la mine abandonnée) et que la musique (d'Ottman en personne ) est à la hauteur de ce que l'on peux attendre d'un film à suspense. La conclusion finale atteint un tel niveau de grotesque que par respect pour les participants de ce naufrage, l'on fera comme si l'on n'avait rien vu.








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