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phantoms
Critique
PUTTERS Jean Pierre
Interview
FRESNADILLO Juan Carlos
Biographie
donnie darko
Musique


lovecraft howard phillips



 1963 
- La malédiction d’Arkham de Roger Corman

 1965 
- Die, Monster, Die ! de Daniel Haller

 1966 
- La malédiction des Whateley de David Greene

 1968 
- La maison ensorcelée de Vernon Sewell

 1969 
- L’horreur de Dunwich de Daniel Haller

 1985 
- Re-Animator de Stuart Gordon

 1986 
- From Beyond de Stuart Gordon

 1987 
- La malédiction céleste de David Keith

 1988 
- The unnamable de Jean-Paul Ouellette

 1990 
- Magie noire de Juan Piquer Simon

 1991 
- Re-Animator II de Brian Yuzna

 1991 
- Détective Philip Lovecraft de Martin Campbell

 1993 
- The Unnamable II : The Statement of Randolph Carter de Jean-Paul Ouellette

 1994 
- Necronomicon de Christophe Gans, Shusuke Kaneko et Brian Yuzna

 1994 
- Chasseur de sorcières de Paul Schrader

 1995 
- L’antre de la folie de John Carpenter

 1995 
- Castle Freak de Stuart Gordon

 2001 
- Dagon de Stuart Gordon

 2002 
- Maléfique d’Eric Valette

 2003 
- Beyond Re-Animator de Brian Yuzna



VAUGIER Emmanuelle

CHAPPELLE Joe

ADAMS Brooke

ALBA Jessica

BECKINSALE Kate

DAWSON Rosario








LOVECRAFT Howard Phillips
, écrivain


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NE(E) LE :
20 août 1890 , A :  Providence


LOVECRAFT Howard Phillips

   Lovecraft est né le 20 août 1890 à Providence, Rhode Island (Etats-Unis). Sa mère était Sarah Susan Phillips Lovecraft, et son père, Winfield Scott Lovecraft, un vendeur itinérant pour Gorham & Co Argenterie. Lorsque Lovecraft eut 3 ans, son père fut atteint d’une dépression nerveuse dans un hôtel à Chicago. Il fut transporté au Butler Hospital, où il resta pendant 5 ans avant de mourir le 19 juillet 1898. Lovecraft fut ensuite élevé par sa mère, ses deux tantes, et plus particulièrement par son grand-père maternel, Whipple Van Buren Phillips.

Lovecraft était un petit garçon précoce. A l’âge de 2 ans, il récitait de la poésie, à 3 ans, il savait lire et à 6 ou 7 ans, écrire. Il s’enthousiasma très tôt pour 1001 Nuits qu’il commença à lire vers 5 ans. Ce fut à cette époque qu’il trouva le pseudo "Abdul Alhazred", dont il se servirait plus tard pour écrire le mythique "Necronomicon", qui fut l’inspiration d’un grand nombre de ses écrits.

La première histoire écrite de Lovecraft, "The Noble Eavesdropper" (que l’on pourrait traduire par "L’Indiscret Noble"), daterait de 1896, c’est à dire lorsqu’il avait 6 ans. Son intérêt pour l’étrange fut éveillé et maintenu par son grand-père qui le divertissait avec des histoires gothiques.

Lovecraft était un garçon solitaire et souffrit de nombreuses maladies, dont une bonne partie était d’origine psychologique. Sa présence à l’école Slater Avenue School fut en conséquence sporadique, et Lovecraft absorba la plus grande partie de son savoir par des lectures indépendantes.

Vers l’âge de 8 ans, il découvrit la science d’abord par le biais de la chimie, et ensuite par l’astronomie. Il produisit également quelques journaux amateurs qu’il distribua à ses amis.

La première véritable publication de Lovecraft date de 1906, lorsqu’il écrivit une lettre de lecteur traitant d’astronomie au Providence Sunday Journal. Peu de temps après, il commença à tenir une rubrique mensuelle pour un journal local. Par la suite, ses rubriques apparurent dans plusieurs autres journaux.

La mort en 1904 de son grand-père plongea la famille dans de sérieux problèmes financiers. Lovecraft et sa mère furent obligés de quitter leur spacieuse demeure victorienne pour s’installer dans des quartiers étroits à Angell Street. Lovecraft fut dévasté par la perte de sa maison natale, mais ses apprentissages eurent tôt fait de changer ses pensées suicidaires. Néanmoins, en 1908, il fut atteint d’une dépression nerveuse qui lui fit rater ses examens de fin d’étude et son entrée à l’université. Cet échec fut une grande honte pour Lovecraft durant toute sa vie, bien qu’il fut l’un des autodidactes les plus accomplis du siècle dernier.

De 1908 à 1913, Lovecraft vécut en quasi ermite, et ne fit pratiquement rien d’autre que de se consacrer à son intérêt pour l'astronomie et l’écriture de poèmes. Durant cette période se développa une relation pathologique d’amour-haine entre le jeune homme et sa mère, en rien arrangée par sa solitude.

En 1914, suite à une lettre de protestation concernant des histoires d’amour qui l’insupportaient au plus haut point, Lovecraft fut invité à rejoindre l’UAPA (United Amateur Presse Association), une association composée d’écrivains amateurs publiant leurs propres magazines. Lovecraft publia 13 numéros de son journal The Conservative (1915-1923) et contribua également aux journaux de ses camarades. Il fut promu rédacteur en chef adjoint de l’association quelques années plus tard, et cette période de productivité le sauva certainement d’une apathie destructrice.

Lovecraft reprit l’écriture de fiction qu’il avait abandonnée en 1908. Il écrivit alors "The Tomb" (La Tombe) et "Dagon" durant l’été 1917. Sa production fut ensuite régulière jusqu’à environ 1922, bien que ses écrits majeurs furent des essais et des poèmes. Il développa également une correspondance hors pair avec des amis et des associés.

La mère de Lovecraft mourut en mai 1921, et malgré la dépression causée, il trouva la force de se rendre à une convention de journalistes amateurs en juillet. Il y rencontra sa future femme, Sonia Haft Greene, une juive russe, de 7 ans son aînée. Ils se marièrent en mars 1924 et Lovecraft s’installa chez Sonia. Au départ, leur vie commune semblait destinée au bonheur et à la prospérité. Lovecraft avait enfin réussi à se faire un nom en tant qu’écrivain professionnel grâce à la publication de plusieurs de ses histoires dans le célèbre magazine Weird Tales, et Sonia possédait une boutique à chapeaux sur Fifth Avenue à New York. Malgré son succès initial, la boutique fit faillite et Lovecraft refusa une promotion de rédacteur en chef à Weird Tales à cause de la santé défaillante de sa femme. En 1925, Sonia partit à Cleveland et Lovecraft prit un studio à Brooklyn, déjà un quartier malfamé.

Cette nouvelle isolation le déprima rapidement, et de nostalgique ("La Maison Maudite", 1924, située à Providence), sa fiction devint glauque et misanthrope ("Horreur à Red Hook" et "Lui", 1924, tous deux décrivant ses sentiments négatifs envers New York). En 1929, son divorce fut prononcé.

Lovecraft était retourné à Providence en 1926, ce qui améliora considérablement son humeur. Jusqu’à sa mort 11 ans plus tard, il s’épanouit en tant qu’être humain et écrivain, et ce fut durant cette période qu’il produisit sa meilleure fiction ("L’Appel de Cthulhu", 1926 ; "Les Montagnes Hallucinées", 1937 ; "Dans l’Abîme du Temps", 1934-35…). Il supervisa également les carrières débutantes de plusieurs jeunes écrivains en herbe (August Derleth, Donald Wandrei, Robert Bloch, Fritz Leiber), mais le reste de sa vie fut plutôt insignifiant. Il voyagea de temps en temps et continua d’entretenir sa volumineuse correspondance.

Les 3 dernières années de sa vie furent teintées de difficultés. Lorsqu’une de ses tantes mourut, il emménagea avec l’autre. Ses histoires devinrent de plus en plus longues, complexes et difficiles à vendre. Il se trouva alors contraint de subvenir à ses besoins en tant que nègre produisant des nouvelles, de la poésie et de la non-fiction. Le suicide en 1936 d’un de ses correspondants les plus proches, Robert E. Howard, le plongea dans une tristesse confuse. De plus, la maladie qui causa sa propre mort – un cancer de l’intestin – avait déjà progressé à un point qu’aucun traitement ne pouvait plus y changer quoi que ce soit.

Lovecraft intégra Jane Brown Memorial Hospital le 10 mars 1937, et mourut 5 jours plus tard. Il fut enterré dans le lot familial de Swan Point Cemetery, Providence, le 18 mars.

Howard Phillips Lovecraft fut assez prolifique et talentueux pour inspirer toute une génération d’écrivains (dont Stephen King, Graham Masterton, Brian Lumley…) et de nombreux cinéastes, mais ne connut jamais le bonheur de son vivant de voir ses écrits publiés sous forme de livre. Ses amis August Derleth et Donald Wandrei, déterminés à préserver ses histoires, formèrent la maison d’édition Arkham House afin d’y remédier. Aujourd’hui, l’œuvre de Lovecraft est traduite en plus de 12 langues, et continue d’être lue et étudiée par des fans, des professeurs de littérature et des cinéastes en vue d’adaptations, dont certaines sont plus réussies que d’autres. Parmi ces derniers, on peut citer comme étant les plus fidèles à son univers Brian Yuzna (producteur de "Re-Animator" et de "Dagon", et réalisateur de "re-animator II" et "Beyond re-animator") et Stuart Gordon (réalisateur de "Re-Animator", "From Beyond" et "Castle Freak").

Grâce à son talent et à la détermination de ses amis, Lovecraft s’est indéniablement forgé une niche incontournable dans le monde de la littérature fantastique du 20è siècle. Paix à son âme de génie créateur.

Vous trouverez ci-contre une liste de films inspirés par des histoires de Lovecraft.


L'AVIS DES INTERNAUTES
Avis de : Todd


Admirateur fervant de Lovecraft, je trouve que les films realisés à partir de ses nouvelles, notamment Reanimator et Dagon sont d'un ridicule cosmique infini. La trame du scenario est complètement dénaturée et les ajouts sanglants inutiles. Pour m'expliquer, l'exemple de reanimator est le plus probant (outre le fait que l'époque n'a pas été respectée): l'histoire tourne autour d'une femme qui n'apparrait même pas dans la nouvelle!!!!!!!
Dans Dagon(Le cauchemar d'Innsmouth), des scènes inutiles et incompréhensibles: POURQUOI LES PROFONDS ARRACHENT ILS LE VISAGE DE LEURS VISITEURS?????? Etonnant non, la réponse est simple et récurente : le sang ramène du spectateur.






Avis de : NicoMyers


Pour ce qui est de "Re Animator", le film est excellent, mais ne ressemble en rien à l'atmosphère d'un lovecraft ! (sauf la folie peut-être, mais jamais d'humour et de second degré chez Lovecraft). Après, je trouve que ce qui se rapproche le plus en film est "L'antre de la folie" de Carpenter, un bel hommage. Mais rien ne vaut mieux que de lire les livres ! Une ambiance comme on n'en voit nulle part ailleurs, d'un réalisme terrifiant, on justement l'impression de sombrer dans 'l'antre de la folie' en lisant ses livres. J'ai commencé par le recueil de nouvelles "L'abomination de Dunwich", que je vous conseille énormement.








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