Livres - "Démences meurtrières" (de Jean-Pierre Imbrohoris)
Livres - "Rendez-vous mortels, l'affaire Dennis Nilsen" (de Brian Masters)
Revue - Dossier Meurtre: Dennis Nilsen
1992 - DOCUMENTAIRE - Collection "affaires criminelles": Dennis Nilsen: - l'étrangleur à la cravate
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NILSEN Dennis L'étrangleur à la cravate , Tueur en série
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NE(E) LE :
23 novembre 1945 , A :
Fraserburgh - Royaume-Uni
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Né à la fin de la seconde guerre mondiale, il est l’un des plus tristement célèbres tueurs en série de la fin du siècle dernier en Angleterre.
Homosexuel et très introverti, celui que l’on surnomma ‘l’étrangleur à la cravate" (sa "marque" de fabrique), commit ses forfaits dès la fin des années 70.
Pendant 5 ans (1978-1983), Dennis Nilsen tuera pas moins de 16 personnes (de jeunes gays sans abri). Ce petit fonctionnaire sans histoire revêt pourtant un visage particulièrement sadique et monstrueux ; sa manière de procéder est toujours la même : fréquentant assidûment les Pubs anglais de Londres (il était alcoolique entre autres), c’est là qu’il "recrute" ses futures victimes en les saoulant pour commencer avant de les emmener chez lui.
Là, il les étrangle et ses penchants nécrophiles s’expriment alors : à chaque victime, il conserve le corps dans son lit, symbole pour lui d’un amant qui lui resterait fidèle à jamais. Passé un certain temps et pour des raisons évidentes de décomposition (mais aussi poussé par l’envie de tuer à nouveau), Nilsen se débarrasse alors du corps. Et pour cela il applique plusieurs "méthodes" : on retrouvera des corps enterrés dans son jardin, enfouis sous les lames de son plancher chez lui, mais aussi des parties démembrées dans des poubelles, des sacs en plastique, voire même des valises. De nombreux ossements non identifiables seront également mis à jour ainsi que des corps brûlés ou dissous en partie par l’acide.
C’est à cause (ou plutôt grâce…) à une canalisation bouchée que des voisins surprenant Nilsen en plein nettoyage, penseront voir tout d’abord ce qu’ils relateront comme étant des "os de poulets" dans les tuyauteries. Ils préviennent les autorités et Nilsen est arrêté le 9 février 1983 par la Police anglaise qui découvre ce jour-là les restes de 3 victimes à dans la maison.
Ce même jour, Nilsen confessera 16 meurtres ; un grand nombre de ses victimes ne purent être identifiées et pour la plupart n’avaient déclenché aucune recherche spécifique (du fait de leurs "statuts" de sans-abri)
Le procès débute le 24 novembre 1983, et Nilsen qui avait pourtant avoué ses crimes plaide non-coupable, espérant sans doute être reconnu comme irresponsable par les autorités médicales.
Las ! Les experts psychiatriques le déclarent à l’unanimité non seulement "en pleine possession de ses facultés mentales" (ce qui fait froid dans le dos !), mais surtout l’un deux ira jusqu’à expliquer que dans ce cas précis, la monstruosité des faits n’engendre en aucun cas un dérèglement mental de l’accusé : "Dennis Nilsen n’est pas un homme, mais un animal. Pardon ! Une bête."
Le 4 novembre 1983, la justice anglaise le condamne à la prison a perpétuité, avec aucune chance de sortie comme le stipule la loi britannique pour les tueurs en série.
En 1992, il commence à écrire sa biographie en cellule ("Nilsen : mémoires d’un homme qui se noie"). Dans un premier temps, les autorités pénitentiaires lui confisquent ses écrits, mais la justice donne raison à Nilsen qui a la permission de continuer à écrire.
400 pages plus tard, la justice se penche à nouveau sur le manuscrit et découvre alors un contenu particulièrement morbide où Nilsen "décortique" avec moult détails ses démembrements et autres "joyeusetés" nécrophiles.
[Anecdote : en 2001, Nilsen poursuit sa prison en justice pour discrimination sexuelle : les vidéos et revues gays lui sont interdites alors que les prisonniers hétérosexuels ont accès à des films et magasines spécialisés.]
En décembre 2003, la justice rend son verdict sur le manuscrit de Nilsen. Conscient de l’impact que pourrait avoir une éventuelle parution sur des personnes psychiquement fragiles (mais aussi sur la population en général et plus spécialement la jeunesse), le tribunal signifie à Nilsen l’interdiction de poursuivre sa biographie, et le manuscrit est saisi.
Vous trouverez ci-joints à gauche quelques documents relatifs à l’histoire de ce serial-killer.
Enfin, je vous ai gardé la touche d’ironie pour parachever ce sinistre parcours. Comme je vous le spécifiais plus avant, Dennis Nilsen était un simple fonctionnaire : policier, plus précisément.
Christophe JAKUBOWICZ
Le 27 septembre 2006.
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Avis de : camif
Ben moi j'aurais bien aimé lire son livre.
Un policier ?? ca fait frois dans le dos quand même.
Avis de : Nikky
J'ai lu le livre de Brian Masters "Rendez-vous mortels" consacré à Dennis Nilsen, il y relate l' enfance assez triste du sérial killer en Ecosse, son homosexualité mal vécue, sa joie de servir dans l'armée britannique où il fut cuistot...En fait à travers ce livre on découvre un personnage complexe, ambigu : Nilsen était un homme travailleur et honnête, ses supérieurs étaient satisfaient de lui !
De plus il avait soif de justice sociale, il fut militant syndicaliste quand il travailla dans un bureau pour "l'ANPE" britannique ! C'est cette profession qu'il exerçait quand il fut arrêté (il ne fut policier qu'un bref moment !),un socialiste indépendant que son refus du compromis, son mal être et son homosexualité mal vécue l'empêchèrent de s'épanouir dans la vie ! En outre Nilsen fut le témoin des ravages du Thatchérisme en Grande-Bretagne et ne cessa de dénoncer les agissements du patronat. On comprend, au fil des pages, que c'est de sa frustration, de son mal être et aussi de sa fascination morbide pour la mort que le criminel naquit en lui ! Je ne cautionne, ni n'approuve ses actes, qui sont monstrueux...mais je ne peux m'empêcher de me souvenir de ce qu'il dit à Masters au sujet de son premier compagnon qui le quitta et qu'il ne tua pas "je l'ai laissé partir...à cette époque je n'avais pas grand chose à lui offrir, que moi !"
Avis de : Steenie
Il est vrai que Nilsen avait une vision très pertinente sur la société britannique, un avis intéressant sur les rapports entre les nantis et les pauvres qui sont bizarrement d'actualité !
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