avalon


Florent RAULET


Note sur 6 :


5.5/6 - Florent RAULET








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AVALON
( AVALON )


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A l’instar de Miyazaki/Hisaishi, célèbre duo réalisateur/compositeur d’animation japonaise, on retrouve également le duo Mamoru Oshii/Kenji Kawai. On leur doit les deux premiers PATLABOR, JIGOKU NO BANKEN: AKAI MEGANE (leur première collaboration), GHOST IN THE SHELL 1 et 2 et bien entendu AVALON qui se dirige cette fois-ci non pas vers l’animation japonaise mais bien vers un film live. AVALON reste une des meilleures compositions que Kenji Kawai ait pu faire, le compositeur aura recours à l'Orchestre philharmonique de Varsovie pour nous livrer des morceaux sublimes. On est loin ici de l’étrange composition de GH0ST IN THE SHELL ou bien des nombreuses nappes de synthétiseur utilisées dans un DARK WATER ou un RING. Un point sur lequel on peut le féliciter en tout cas.




Le disque débute avec "City 13", une introduction électronique ambiant assez sombre, puis arrive "Log Off" qui introduit la chorale, un chant grandiose plein de puissance et rempli d’émotion, épique bien comme il faut. Difficile à croire mais "Voyage To Avalon" est sans doute une des plus belles compositions faites pour un film. On y retrouve une soprano (Elzbieta Towamicka) accompagnée d’un chœur donnant un résultat bouleversant rempli d’émotion... de tristesse. Le tout fait penser inévitablement à un chant d’opéra tragique où la sincérité est de rigueur, mené par un chant poignant qui saura nous emmener vers une terre rêvée par tout homme. "Murphy’s Ghost" contraste avec les deux dernières pistes. Ici l’opéra n’est plus de rigueur, place à l’électronique. On retrouve des samples de voix suivant un même cycle tout le long du morceau. Construit de cette manière, le morceau dégage un mystère tout comme Murphy nous le fait ressentir. "Bishop" est un morceau court relativement étrange. Mais c’est avec "Nine Sisters" que le mot mystérieux prend tout son sens. En effet Kenji utilise deux samples de voix (celle d’une femme imposante et d’un homme plus discrète) en les répétant sans cesse, ce qui donne au morceau un aspect vraiment intriguant. Le style utilisé nous plonge bien dans un univers irréel tout comme Ash (l’héroïne) dans le film. Dans la dernière partie de la piste tout s’accélère pour retomber brusquement, laissant place au silence. "Ruins C66" est un morceau particulier baignant dans une atmosphère mystérieuse. Passons à "Gray Lady (Ash)", un titre intéressant rempli d’affection et de tendresse. On est touché par la simplicité de ce morceau tout comme Ash l’est avec son chien, mais malgré cela on ressent au fond une profonde solitude. "Flak Tower 22" est comme "Ruins C66" un morceau d’ambiance assez court mais se distingue de ce dernier par un sentiment de danger qui n’était pas présent auparavant. Dans "Ruins D99", le compositeur propose un sombre mélange de percussions et de nappes jouées au synthétiseur. Tout comme "City 13", "Ruins C66" et "Flak Tower 22", "Ruins D99" reste un morceau difficile d’accès sans le film devant les yeux. Aucune réelle sensation de peur ne s’était faite sentir depuis le début de ce score mais les choses vont changer avec "The Ghost Hunting". Cette composition change radicalement l’atmosphère que l’on a ressenti précédemment et on retrouve ainsi le Kenji de DARK WATER et RING, retranscrivant une ambiance plutôt glauque. On arrive à présent AU morceau du score, "Voyage To Avalon (Orchestra Version)". On avait déjà pu se rendre compte à quel point la version non orchestrale était fabuleuse, difficile à croire mais cette version va encore plus loin. Une composition de 10 minutes 15 de pur bonheur avec un Orchestre de Varsovie au mieux de sa forme. Les cuivres et les percussions accentuent le sentiment de tristesse de la version normale, cette composition est plus poignante et donne une dimension stupéfiante à l’œuvre, aidée par une soprano nous dévoilant ici tout son talent. Cette perle sera suivie de "Tir Na Mban", un morceau émouvant à souhait, nous perdant entre réalité et fiction. Une piste saisissante. Comme pour donner un sens à tout ça "Log In" termine ce score par où il avait commencé avec "Log Off" (je rappelle que cette dernière est la musique d’introduction du film) avec un chœur épique.





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