ultra violence
Gregg Araki
Gregg Araki
USA
1994
Craig Braginsky, Dan Gatto, Martyn LeNoble, Trent Reznor, Perry Farrell, Stephen Perkins
James Duval, Rose McGowan, Cress Williams, Jonathan Schaech, Parker Posey, Lauren Tewes, Amanda Bearse
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Jérémie MARCHETTI
5/6 - Jérémie MARCHETTI
5,5/6 - Vincent DUMENIL
5/6 - Stéphane Erbisti
5/6 - Stéphanie AVELINE
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Jordan White et Amy Blue sont un couple de jeunes gens vierges et agités, à la vie plutôt tranquille. Lors d’une soirée a priori banale, un jeune homme blessé se jette sur le capot de leur voiture et rentre dans le bolide. Ce garçon là, c’est Xaxier Red, que Jordan appelle affectueusement X. Amy cherche à s’en débarrasser au plus vite mais ne sera pas au bout de ses surprises : menacée avec Jordan par un épicier maniaque, elle verra Xaxier le descendre accidentellement mais non sans quelques taches. Le trio est en cavale, mais verra bien pire sur sa route…
Tout comme de nombreux réalisateurs, Gregg Araki s’est construit sa propre trilogie, entièrement focalisée sur une nouvelle jeunesse américaine paumée et rongée continuellement par le sexe et la mort. S’il se refuse au réalisme documentaire parfois déroutant de Larry Clark, il préfère une mise en scène stylée et déjantée, voire même riche.
Cette trilogie est donc composée de "Totally F***ed Up", "The doom Generation" et "Nowhere". Ces trois films sont hantés par la présence du jeunot James Duval, que certains ont certainement vu en punk massacré à coups de ciseaux dans "May". Un talent surprenant et juste, au service donc des films les plus controversés, et même les plus cultes, de Araki.
Moins polar que "Perdita Durango", plus trash et moins lynchien que "Sailor & Lula", en fait "The doom Generation" semble être le petit cousin de "Tueurs nés" (et pour cause, ils ont été réalisés presque la même année). Mais contrairement aux trois films cités, il s’agit bien d’un road movie hyper violent mais cette fois posé sur un trio, et non un couple. Un trio composé de trois personnalité différentes, et pourtant fortement liées : Jordan est un romantique sympa et timide, Amy est une petite peste qui a son caractère mais cache une âme bien plus sensible qu’elle n’y parait, et Xaxier "l’intru" est un bellâtre sexy et assassin.
Suite à un meurtre précipité, les trois jeunes gens se trouvent piégés par un destin inexorable, auquel ils ne peuvent échapper. Xavier se révèle bien plus dangereux qu’on ne le pense mais ne constitue en aucun cas le méchant du film, d’ailleurs il n’y a pas de héros précis : les trois protagonistes forment un seul et unique anti-héros.
Pervers, vulgaire, fascinant, séduisant parfois par son obscénité, Xavier reste la bête noire de Amy, qui se laisse cependant aller à quelques moments de sexe sauvage avec lui quand elle le veut bien. N’ayant aucune objection à sa présence, Jordan n’aura jamais la relation homosexuelle qu’on attend plus ou moins avec Xavier. Il n’y aura strictement rien, juste une certaine tension sexuelle entre les deux hommes, faisant passer leur homosexualité refoulée par Amy. La mention "un film hétérosexuel" attribuée au film pendant la générique de début n’est donc, d’une certaine manière, pas fausse.
Araki filme d’ailleurs ces scènes érotiques sans montrer la nudité de ses interprètes (sauf dans la scène du bain) tout en les rendant parfaitement crues. Crudité qu’on retrouve dans les dialogues, qui ne trouvent aucune limite. Les oreilles sensibles auront forcément très mal ! La violence se montre quant à elle (du moins avant la fin) limite cartoonesque, et verse joyeusement dans le gore : un épicier se fait décapiter avec son fusil et continue de parler (!!), un pauvre type au bras arraché se prend le membre en question en pleine poire et un autre se fait enfoncer une épée dans l’entrejambe. Une violence qui ne fait pas mal, mais amuse, et éclabousse bien !
Vision décadente et apocalyptique de l’Amérique, "The doom Generation" marque un "no future" direct sur le front de la nouvelle jeunesse US. Araki affiche sans cesse des petits détails et symboles à travers son métrage pour guider le spectateur sur le destin pessimiste de ses héros : le chiffre 666 revient constamment, et surtout sous la forme de 6$66, et certaines personnes bizarroïdes se mettent à poursuivre Amy, alors que celle-ci ne les connaît pas du tout (on citera la scène où Jordan remarque que le répondeur de ses parents vient subitement de couper). Lorsque le trio pourra vivre enfin ses fantasmes suprêmes, la terrible Amérique, la violente, la castratrice, les rattrapera violemment lors d’une scène finale éprouvante et insupportable, car inattendue. D’ailleurs le nom de famille des personnages (Red, Blue, White) renvoit au drapeau américain, qui aura une fonction fort surprenante lors du final en question.
Araki frappe fort, se moque de la censure (le chien écrasé ou le gros plan sur Xavier en train de lécher son propre sperme), et livre une œuvre grinçante et forte, assurément choc !
5/6 - Jérémie MARCHETTI
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Avis de : cosmocats
Un diamant à l'état brut...
Choquant, Envoutant, une extase !
Avis de : nicofeel
jJ'adore ce film. C'est trash mais qu'est-ce que c'est bon ! Un road-movie bien spé !
Avis de : dreamer
Brillant, choquant, barjo, romantique, trash... Une perle signée Gregg Arraki! Un must absolu, avec bien sur Nowhere qu'il réalisé après, version sous acide de Beverly Hills!!
Avis de : argento
où est ce que que je peut trouver ce film ? j'aimerais tant le revoir
vraiment il me retourne ce film
Avis de : Benjo
Ce road movie trash et déjanté se laisse regarder avec plaisir mais ne parvient jamais totalement à impliquer émotionnellement le spectateur tant il est surréaliste.
On ne parvient jamais à s'attacher aux personnages. On regarde surtout ce film d'un oeil curieux pour les belles images, pour la musique, pour les scènes gores, pour la plastique irréprochable de Rose McGowan...
Les dialogues sont particulièrement crus et vulgaires mais reservent quelques répliques sympas: "La Vie c'est comme un sandwich à la merde!"
The Doom Generation est un cran au dessus de Nowhere (Je n'ai pas encore vu Totally Fucked Up), dommage qu'on y retrouve pas suffisamment l'humour de ce dernier.
Avis de : flyyy
Très bon film rien a redire.
Avis de : bloodysam
Génialissime !!! un vrai film punk, très chiadé (des éclairages de taré, des couleurs fabuleuses!!!) voilà comment devrait être tous films de djeunz!!! anarchique, émouvant, choquant, surprenant et une fin excellente!!! Gregg Araki est un grand, un très grand même. Ce film fait parti d'une trilogie sur l'adolescence perdue dans un monde de brut sans repères et livré à elle-même mais le parti prit, celui de ne pas s'appitoyer et de faire évoluer les personnages dans un univers vraiment particulier et surréaliste est ingénieux et novateur. Les deux autres sont Fucked up (premier, pas vu malheureusement) et Nowhere (troisième et très très bien, même si je préfère Doom generation). Malheureusement à part Nowhere que l'on trouve sur cdiscount à 2 euros (n'hésitez pas!) les autres sont introuvables en dvd z2, c'est franchement très dommage. Essayez aussi Mysterious Skin qui, il paraît, est très bien. Bref Araki c'est de la grosse Bombe dans le cinéma actuel!!!!!
Avis de : Evil Man
C'est un bon divertissement. Parcontre, il y a quelques longueurs. Les acteurs sont vraiment bons. Je crois que c'est le meilleur rôle de Rose McGowan. L'histoire est trash, absurde et drôle à souhait. Le film nous plonge dans un univers de drugs, de violence et surtout de sexe débridé d'adolescents sans aucun avenir. C'est une virée inoubliable sur la route de l'enfer. À découvrir... surtout pour la belle Rose McGowan!
Avis de : lord of the gore
Qu'est-ce que c'est que ce film de mer..?!! Je résume: une bande de 3 gogols complètement shootés passent leurs temps à délirer,à baiser tout en se balançant des insultes à longueur de journée!!
De plus à chaque fois qu'ils achètent à manger ou autre, la somme est de 6$66 et leur hotel comporte aussi le chiffre 666!Et partout ou ils vont, les types deviennent dingues et croivent reconnaître la gonzesse!
Voyant ceci je pensais donc que Xavier était le diable ou un truc du genre et voulait pièger les 2 autres.Ou qu'il se passait un autre truc iréel. Mais en fait pas du tout! Cela aurait pu être interressant, tanpis...
Franchement,qu'est ce que ces chiffres et ces mecs énervés après Amy viennent faire au milieu de ce scénario, c'est vraiment nimporte quoi!!
Un petit 1/6 pour les 2 scènes (légèrement) gores de la tête décapité et du bras arraché et des 2 (seules) autres scènes sanglantes ainsi que pour les insultes ayant parfois un vocabulaire très obscène qui fait sourire!
Avis de : nekro
Plutot bon ( et nettement meilleur que nowhere ). J'ai pas vraiment quelque chose à dire sur ce film parce que c'est pas vraiment mon style ( le héros titillé dans sa sexualité par l'autre mec viril-gay).D'ailleurs greg araki gonfle un peu à toujours foutre des appels à l'homosexalitée . Je suis pas homophobe mais c'est un peu trop systématique dans tous ses films. Mais bon, c'est un bon road movie
Avis de : nerdunderground
un film culte a ranger a côté de Fight Club (si si!).Gregg Araki a ce sens de la mise en scene et de l'eclairage vraiment inouie.
Je personnellement, je trouve qu'il arrive assez facilement a impliquer le spéctateur car on s'attache très vite à cette bnde d'adolescent survolté anarchiste et déjanté. Nowhere est dans lamême veine maisen moin trash, j trouve malgré tout qu'il est aussi genial que The Doom génération (il est même plus bizarre dans le sens ou rien n'est expliqué tout est spontanée comme TDG vous me direz mais il semblerai qu'il le soit plus...). TDG a euplus d'impacte car il sortait cmplêtement du paysage ciné mais NOwhere est aussi culte et déjanté . Bref très bon film qui montre que Rose McGowan a du talent (quand elle veut, oublions Charmed s'il vous plit, elle c'est égaré la pauvre) qu'elle a perdu puis retrouvé dans Planête terreur .
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