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cite des enfants perdus - la - The city of the lost children - 1995 un film de Marc Caro & Jean-Pierre Jeunetcite des enfants perdus - la
cite des enfants perdus - la


Jérémie MARCHETTI




6/6 - Jérémie MARCHETTI

5/6 - Yann LE BIEZ

5/6 - Vincent DUMENIL

5/6 - Colin VETTIER

5/6 - Stéphanie AVELINE








hunting creatures

tripper

reducteur de tetes

iron man

steel trap

belle et la bete 1978 - la

girl next door - the

slim till dead

blade trinity

100 tears



Note globale de
la rédaction sur 6 :



Note globale
des internautes
sur 6 :



CITE DES ENFANTS PERDUS - LA

( THE CITY OF THE LOST CHILDREN )


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( expérimental )

cite des enfants perdus - la

Dans une cité livrée à elle-même, une bande de gamins pille et vole partout où ils passent pour livrer leurs menus larcins à "la pieuvre". One, un Hercule de foire, voit son patron mourir sous ses yeux et se penche à présent sur Denré, son petit frère. Celui-ci est enlevé comme d’autres enfants de la ville, pour être emmené sur une plateforme pétrolière habitée par d’étranges créatures humaines. Maître des lieux, Kronk cherche à mener une vie meilleure en volant les rêves des enfants capturés. Mais ils ne font que des cauchemars…

cite des enfants perdus - la


Duo mordant et tordu du cinéma français, Caro et Jeunet étonnent leur petit monde avec "Delicatessen", comique et étrange histoire de boucher distribuant de la bonne viande humaine à ses clients. Plus de budget et plus d’ambition avec leur second film (serait-il pour l’instant le dernier du duo?): "La cité des enfants perdus".

Prenez un conte de Grimm pour y enlever le merveilleux, mettez une pincée de bande dessinée et de littérature de science-fiction et de fantastique (merci Jules Vernes et Kafka!), un peu de "Freaks" et ajoutez-y le style déjà fort remarqué de Caro & Jeunet, vous aurez ainsi la recette gagnante de "La cité des enfants perdus".



cite des enfants perdus - la




Malgré une scène onirique flirtant avec l’horreur surréaliste, "Delicatessen" cachait sa cruelle idée de départ avec un bel amoncellement de gags qui tenaient bien entendu une importante parenté avec le cartoon. Pas de quoi rire avec "La cité des enfants perdu", on sourit peut-être souvent, mais de préférence jaune. Preuve de sa maturité et parfois même de son sérieux troublant: le film a été classé R aux USA!

Dans une chambre douillette et lumineuse, un petit garçon voit le Père Noël en personne descendre de la cheminée. Un autre en sort par la suite, puis un autre, encore un autre… Cela n’en finit plus, tout est montré jusqu’à la nausée. Au final, c’est un cauchemar d’enfant qui nous est divulgué, où Caro & Jeunet restituent avec horreur cette sensation indicible lorsque nous cauchemardions enfant (ou adulte même). En fait, Soavi avait aussi restitué cette même impression (mais cette fois avec le rêve) dans le stupéfiant "La secte".
Tout le métrage sera construit sur cette tenace impression de cauchemar de gosse, d’où un malaise bien présent.



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S’alliant avec la malicieuse, insolente, et plus sensible qu’elle n’y parait, Miette (clin d’œil à la "Mouchette" de Bresson?), l’ex-chasseur de baleines One tente de retrouver son petit frère Denré, un nabot muet et vorace, à présent dans la demeure quasi-inaccessible du savant fou Kronk. Aucun repère d’époque tout comme dans "Delicatessen", puisque Caro & Jeunet allient ambiance rétro typée 30’s/20’s et science-fiction déglinguée. La ville où se déroule le film est un véritable bonheur pour la rétine (ce sera quand même bien mieux que l’immeuble en ruine de "Delicatessen"!) avec ses ruelles borgnes, son eau verdâtre, ses habitants hystériques et bizarres, ses bars mal fréquentés, son port crado… Un décor magnifiquement mis en valeur par deux bonhommes nous réservant bien d’autres surprises!

Une magnifique idée que ces vols de rêves, qui n’ont pas réellement lieu puisque Kronk se rend bien vite compte que c’est lui-même qui provoque les cauchemars assaillant ses victimes. Entouré de clones bien frappés de la carafe (Dominique Pinon x 4, c’est bordélique, cocasse et même agaçant!), d’une naine bizarroïde, et d’un cerveau bavard vivant dans un aquarium (Jean Louis Trintignant au micro!!), Kronk se dévoile comme l’incarnation parfaite du scientifique maboul au bord de la folie, parfaitement incarné par le trop rare Daniel Emilfork (on ne comprend jamais ce qu’il dit mais quel acteur, et surtout quelle figure décharnée!!). Il tentera vainement d’imiter le Père Noël dans une scène édifiante, entre terreur enfantine et hystérie jubilatoire. Un casting glauque, saisissant surtout par son défilé de gueules inimitables.



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En plus de la faune entourant Kronk, la cité livre aussi ses incroyables créatures: méchantes siamoises, cyclopes hargneux (on y reconnaît le Gnagni de "Dellamorte Dellamore" alias François Hadji Lazaro ou encore Marc Caro!), ancien propriétaire de cirque dépressif, orphelins vilains comme tout… Pour de nombreux FX (le combat onirique, la puce, certains plans complexes, la "traînée" de cauchemar…), Caro & Jeunet font appel à l’image de synthèse, et l’exploitent merveilleusement bien. Le film fut d’ailleurs une petite révolution pour son époque.

L’équipe technique est d’ailleurs bien remplie puisque Benoît Lestang rejoint la section maquillage, Jean Paul Gaultier la section costumes (rien d’extravaguant ou de pimpants je vous rassure), Darius Khondji à la photographie et Angelo Badalamenti pour la musique. Musique d’ailleurs obsédante et lancinante, et dont le fameux morceau aux sonorités dites "cristallines" risque de vous envoûter pendant longtemps.

Après le concert "ménager" dans "Delicatessen", Caro & Jeunet persistent et signent une fois de plus une scène au concept brillant, et même génial: une simple larme déclenche une série d’actions et de catastrophes aboutissant à un certain résultat (inutile de le dire, cela gâcherait tout). Par le biais d’une atmosphère unique et de séquences aussi prodigieuses que cette lente mise à mort orchestrée involontairement par des mouettes, ce pauvre cyclope assistant par son propre œil à son meurtre sauvage ou les ravages fulgurant d’une puce propageant de l’ultra violence en quantité, Jeunet & Caro livrent une fois de plus un chef d’œuvre aux allures de conte noir, très noir. Parfois poétique, parfois touchant (l’amitié, voire peut-être même l’amour, entre One et Miette, pourtant si opposés), très souvent dérangeant, "La cité des enfants perdus" est cependant loin d’être accessible à n’importe qui lors de sa première vision. A bons entendeurs!



6/6 - Jérémie MARCHETTI




Un film de Caro et Jeunet rondement mené. A voir et à revoir pour éviter l'indigestion de bons sentiments soulevée par "Amélie Poulain" !


5/6 - Colin VETTIER


* Mathieu Kassovitz fait un très court caméo dans le film.
* Un jeu vidéo sera tiré du film peu après sa sortie.


Si vous avez aimé ce film vous aimerez peut être :

IRAI COMME UN CHEVAL FOU - J . MONTAGNE SACREE - LA . CETTE NUIT JE M INCARNERAI DANS TON CADAVRE . MAGO . BETE AVEUGLE - LA . BELLE ET LA BETE 1978 - LA . MINUIT JE POSSEDERAIS TON AME - A . ATOMIK CIRCUS .

L'AVIS DES INTERNAUTES
Avis de : cosmocats


un film inoubliable... tant par sa bande originale que par sa mise en scène...
Une petite merveille signée par un Jean Pierre Jeunet en grande forme...






Avis de : Skorpion


Encore meilleur que DELICATESSEN du tandem Caro-Jeunet.

Un film parfois agaçant certes (on y sent parfois un peu trop la "french touch"), mais doté d'un somptueux propos surréaliste.

Une oeuvre intéressante.






Avis de : blit


ça tue, rien d'autre à dire.






Avis de : summer


Ce qui fonctionne sur dix ou vingt minutes fatigue très vite dès lors que le métrage dépasse la barre des une heure trente. Plutôt sympathiques lorsqu'ils filmaient les aventures du Bunker de la dernière rafale, Caro et Jeunet, une fois passés au stade du long, mettront en scène des croisements pas désirés entre Marcel Carné et une pub de Mondino issue des 80's. Tout cela respire la rance Françe et égrène un fort désagrèable parfum centriste. Question mise en scène et gestion des séquences, il y a à la fois la volonté d'en foutre plein la vue (c'est vrai, les décorateurs ont bien travaillé) et la nécessité (par dépit) d'un tant soi peu expliquer les motivations des personnages. Mais le navire prend l'eau dès les premières images ! Guère si éloigné de La Lune dans le caniveau (l'un des plus mauvais films français de la décennie quatre-vingts), La Cité... manque de chair, de passion, de distance sur sa propre esthétique (que, personnellement, je trouve assez dâtée). Le pire étant que Jeunet, en solo, ira bien plus loin dans l'abject en remisant la sci-fi au placard pour, avec l'affreux Amélie Poulain, tenter de coller avec notre époque. Tenter, oui, en effet, si Petain était aujourd'hui premier ministre. Pouah !






Avis de : Dean


Rien moins qu'un film expressionniste moderne.






Avis de : carrion feeder


Un très belle introduction, belle et traumatisante à le fois.
Un scénario d'une très grande originalité.






Avis de : wasp


J'avoue avoir un peu de mal à saisir la critique de Summer... Pour moi ce film est tout simplement une pure merveille, un des meilleurs qui m'a été donné de voir cette année tant il est exemplaire à tous points.
Tout d'abord, on retiendra les décors, tortueux et glauque qui nous rappelerons à la fois certains dark comics (comme le Batman de Tim Burton) mais surtout ceux de Delicatesen (excusez l'ortographe) avec des plans souvent serrés qui rendent les murs plus hauts, les rues plus étroites. Et cependant quand la caméra prend du recul la photographie nous rappelle de la peinture expressioniste beignée d'une lumière "spongieuse", presque verdatre.
Vous l'aurez compris, nosu évoluons donc dans un univers sombre et ce n'est certainement pas le choix des acteurs qui le contredira tant les visages apparaissent grimaçants et laids (on notera par ailleurs un petit côté cyber-punk avec les cyclopes qui sera repris dans les dessins animés "Big Guy et Rosti" avec les membres de la Deus ex Machina).
Un choix des acteurs des plus judicieux par ailleurs, avec une Daniel Emilfork tout à fait à l'aise dans son rôle de froid et sobre savant, une Judith Vittet époustouflante en gamine trop mature, un Dominique Pinon fidèle à lui même et un Dreyfus qui tranche d'avec son personnage du boucher dans Delicatesen.
De même la magnifique bande son de Angelo Badalamentti tantôt émouvante, tantôt sinistre colle parfaitement à l'ambiance.
Pour le reste, disons que le film est bourré de trouvailles et de rebondissements osés notamment sur la première scène de la puce particulièrement sadique (je n'en dirais pas plus).
Unique petit bémol peut-être dans cet ensemble trop parfait: un scénario qui bien qu'original nous laisse au générique avec des questions dont on aurait bien voulu connaître la réponse: qui sont vraiment les cyclopes? Que vénèrent-ils? Qui est l'oncle?
J'ajouterais enfin que ce film touche quelque peu à la science-fiction puisque qu'il pause la question de l'humanité chez la machine et chez l'homme en général (il s'agit en revanche ici d'une avis purement personnel dont j'aimerais cependant discuter avec quelqu'un à l'occasion).







Avis de : imotep54


un film plein de poésie, réellement touchant avec d'excellents acteurs (dont le regretté Daniel Emilfork) le tout baignant dans une esthétique et une ambiance qui dénote dans le cinéma fantastique.






Avis de : rather


Ce film est une pure merveille, les images sont magnifiques, les acteurs bon pour la plupart, le début est génialissime et très traumatisant. Les acteurs sont à fond dans leur rôle, j'ai vraiment adoré l'atmosphère sinistre et étrange. Une vraie réussite pour public averti (pas avant 12 ans je dirais).








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