giallo
Sergio Martino
Ernesto Gastaldi, Eduardo Manzanos Brochero & Sauro Scavolini
Italie / Espagne
1971
Bruno Nicolai
George Hilton, Anita Strindberg, Alberto de Mendoza, Ida Galli, Janine Reynaud, Luigi Pistilli, Tom Felleghy, Luis Barboo, Annalisa Nardi, Tomás Picó & Franco Caracciolo
|
|
Lisa Baumer (la sublime Anita Strendberg) et son mari vivent à Londres ; alors que Lisa s’ennuit, lui voyage à travers le monde pour raison d’affaire. Alors qu’elle est au lit avec l’un de ses amants, Lisa apprend que son mari vient de périr dans un crash aérien, laissant derrière lui une assurance vie de un million de dollars.
Le bénéficiaire étant son épouse, celle-ci se déplacera jusqu’en Grèce, pays où son mari avait contracté l’assurance en question. Refusant le virement banquaire, Lisa y préfèrera l’argent comptant… Argent qui a tôt fait de disparaître alors que la veuve est assassinée.
S’ensuit alors une enquête menée par trois partis différents : la police, l’agent de l’assurance et une journaliste française à l’affût du scoop de sa vie.
Sergio Martino est le pur produit cinématographique de son époque. Italien de naissance, cinéaste de vocation, il se pliera aux exercices les plus convenus que proposait la Cinecitta dans les années 70. Du post Nuke en passant par un mondo, sans oublier un inévitable film cannibale ("montagne du dieu cannibal –la"). Rien d’original non plus à ce que l’Italien se lance dans le Giallo, un genre alors en vogue grâce à des noms comme Bava, Argento…
"The Case of the Scorpion’s Tail" est un de ceux-ci, un giallo tout ce qu’il y a de plus classique, de plus convenu même. Sergio Martino n’innove pas (ou peux) et sert ainsi un film d’une beauté glaciale, mais parfaitement scolaire.
Attention, cela ne signifie nullement que vous découvrirez le tueur avant les 15 dernières minutes (là, les habitués du Giallo trouveront instinctivement le coupable), loin s’en faut. Cependant, vous y retrouverez tous les lieux communs du genre. Allez, une petite liste!
1 – un tueurs pervers habillé tout de cuir noir et dont l’arme de prédilection est une petit couteau à cran d’arrêt.
2 – des victimes, toutes féminines de leur état, égorgée dans des tenues affriolantes.
3 – des beaux mâles italiens.
4 – des retournements de situations qui auraient parus complètement insensés à Agatha Christie.
Ce ne sera donc pas dans la structure que le fanatique de Giallo trouvera son bonheur (encore que, pour être fanatique de Giallo, il est nécessaire de vouer un culte à ce cahier des charges). La véritable prouesse, la véritable valeur ajoutée de ce métrage est en effet la réalisation.
Le cinéaste enchaîne les plans comme l’on enfilerait des perles : avec une magnifique aisance. Jamais de fondus, mais une continuité dans la découpe des plan, dans le montage. Le film se déroule donc comme sur des rails et happe littéralement le spectateur, pour ne le relâcher qu’après un dénouement final des plus tordu.
Tout du long, Sergio Martinez jouera de contrastes, accumulant les couleurs vives à outrances pour donner une impression de sécurité, puis jouant dans une gamme de couleurs sombres afin d’accroître la paranoïa du spectateur.
De même lorsque l’action s’accélère, la caméra opte pour des mouvements à la fois plus libres (caméra embarquée, à l’épaule…) et plus nerveux.
Cette somptueuse réalisation s’accompagne de la musique non moins somptueuse de Bruno Nicolai, ayant déjà œuvré sur la bande originale de "Kill Bill : volume 2". Ce dernier, parfaitement maître de son art, composera un score dualiste.
D’une part la musique rythmant les scènes ‘calmes’, les repas, les ébats amoureux… Là, excès de violons pleurnichards et de pathos. La bande son dégouline littéralement des enceintes, alors que l’autre partie du score en fuse littéralement. Ce second chapitre de la B.O. est crispant, contribue à faire exploser la paranoia ambiante. En outre, Bruno Nicolai délivre ici une composition intélligente, mélant les rythmes syncopés du folklore Grec, à des crissement de cordes plus lancinants, si particuliers à ce cinéma.
Un sans faute artistique auquel manque une structure un peu plus osée.
5/6 - Colin VETTIER
* A noter le travail de restauration impressionnant fournit par No Shame Films. Si quelque défauts de compressions demeurent, la copie est absolument somptueuse.
* Disponible en dvd sur : http://www.neopublishing.com
|
Avis de : ruggero
Un des tout meilleurs giallo des années 70.
Réalisation inspirée,meurtres assez originaux et sanglant(attention,beaucoup d'editeurs ont sortit la version cut),servi par un scérario solide,des rebondisements a la pelle,quelques beauté(tout est relatif) de l'époque,est un twist final du plus bel effet.
Un film que Argento ou Bava n'aurait surement pas renier.
Avis de : dr west
Un bon giallo avec une bonne intrigue et de bon meurtres!!
Avis de : snake
Un bon giallo avec de bons rebondissements et des séquences bien violentes par moment.Je le conseille aux amateurs.
Avis de : Dark Squall
Ce film de Sergio Martino s'avère un bon giallo même si je m'attendais à un peu mieux. L'histoire est assez classique, et l'intrigue manque un peu d'intensité et n'est pas toujours très passionnante. La Queue du Scorpion ne réserve en fait pas de grandes surprises, mis à part le twist final (même si celui-ci est peut-être un peu gros). Mais malgré tout, le film reste quand même bien ficelé dans l'ensemble, car tous les éléments en effet concordent à la fin. C'est bien filmé aussi, Martino nous délivre des plans de caméra stylisés (vue subjective, en contre-plongée, vue à travers la serrure d'une porte, etc). L'interprétation est bonne, les femmes sont sublimes et la musique de Bruno Nicolai est à la hauteur. Les meurtres quant à eux sont assez basiques dans l'ensemble, rien de très surprenant, on a vu plus sanglant ou élaboré.
Enfin j'ai passé un bon moment mais je n'ai pas non plus vibré comme un malade. La Queue du Scorpion est donc un bon giallo à voir pour les amateurs mais qui est loin du chef d'oeuvre.
Avis de : camif
Clairement le dessus du panier en matière de giallo. L'intrigue subit d'incessant rebondissement et souvent de manière innatendue, les meurtres sont assez violents, les acteurs impeccables et on peut aussi noter quelques " folies " stylistiques dans la manière de filmer trés intriguantes.
Brillant.
Avis de : OneBadBandito (OneBadBandito@hotmail.fr)
Mon meilleur Giallo juste après Solange.
L'histoire l'intrigue et le dénouement sont vraiment très intéressants et les acteurs sont carrément excellents!!
La B.O est géniale, les meurtres très bons.. Tout est réuni pour un Giallo réussi et c'est grandement le cas.
Giallo Culte.
Ajouter votre avis
( Nous nous réservons le droit de supprimer tout commentaire inutile ).
|
|
|