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locataire - le - tenant - the - 1976 un film de Roman Polanskilocataire - le
locataire - le


Jérémie MARCHETTI




6/6 - Jérémie MARCHETTI

6/6 - Vincent DUMENIL











eden log

solitaire

pulsions cannibales

martyrs

small town folk

cercle infernal - le

yor le chasseur du futur

dark chamber

primer

momie : la tombe de l empereur dragon - la



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Note globale
des internautes
sur 6 :



LOCATAIRE - LE

( TENANT - THE )


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( expérimental )

locataire - le

Petit employé sans histoire, Trelkovsky décroche la location d’un petit appartement à Paris, qui aurait appartenue à une certaine Simone Schoul, venant fraîchement de se défenestrer. En lui rendant visite à l’hôpital, il rencontre Stella, l’une de ses amies, et assiste à son douloureux dernier souffle. Dans son nouvel immeuble, le jeune homme se sent très vite agressé par ses voisins, voyant son équilibre mental décliner de jour en jour.

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Dès 1965, Polanski débute sa trilogie des appartements maudits avec "Répulsion" où une jeune femme laissée seule dans son appartement, s’enfonçait progressivement dans les méandres de la folie.
En 1968, dans "Rosemary’s Baby", une jeune femme enceinte voit le monde s’écrouler autour d’elle en découvrant que des présences néfastes guettent son enfant. Avec "Le Locataire", Polanski se met lui-même en scène, avec une folie grimpante renvoyant au premier volet de cette trilogie, et une capacité prodigieuse à provoquer un grand malaise avec trois fois rien.



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Devant et derrière la caméra, tout comme dans "Le bal des vampires", Roman Polanski incarne le gentil Trelkovsky, petit employé polonais timide et discret, victime d’un complot cauchemardesque se refermant petit à petit sur lui : dans un sens, "Le procés" de Kafka n’est certainement pas loin…

Souvent gauche, silencieux, fragile, Trelkovsky évolue dans un monde qui l’oppresse sans cesse, l’écrase, même en dehors de l’appartement : ses amis bruyants et vulgaires ne semble n’avoir guère de points communs avec lui et les rares belles femmes qu’il rencontre lui font du rentre-dedans plus que direct (sans doute une mise en abîme de Polanski lui-même, qui rappelons a fréquenté Sharon Tate et se trimballe Emmanuelle Seigneur à présent !), renvoyant la balle au bond de manière maladroite.



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Et ce ne sera donc pas ce nouvel appartement qui lui apportera un quelconque réconfort : toujours dans le même ton que ceux des deux précédents films de la Trilogie, celui-ci est petit, laid, cher, décrépi et, comble de l’horreur, ne possède pas de toilettes ! Il faudra également compter sur le fait que la précédente locataire s’est jetée par la fenêtre, ce qui fait d’ailleurs encore bien rigoler la concierge du bâtiment (Shelley Winters savoureusement antipathique) !
Le pire est cependant à venir, avec les plaintes incessantes des voisins, vieux bourgeois méprisants enfonçant Trelkovsky plus bas que terre.

La seule manière de se raccrocher un tant soi peu à la réalité reste la belle Stella (Isabelle Adjani, déjà aussi bien talentueuse que "out"), ancienne amie de l’ancienne locataire. L’appartement de celle-ci voire du meilleur ami de Trelkovsky, Stone, ainsi que celui de l’ami de Stella, offrent des contrastes évident avec l’appartement du jeune homme : spacieux, propres, lumineux et les voisins ne sont plus un problème, étant soit inexistants ou carrément malléables (petit apparition de Michel Blanc en pauvre bougre).




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Evénements bizarres et mystères non résolues ne succèdent : certains habitants de l’immeuble se rendent dans les toilettes de l’immeuble et restent figés pendant des heures, Trelkovsky trouve une dent cachée dans un mur et se fait cambrioler, un prêtre lance un sermon putride dans une église gothique…et surtout les derniers instants de la suicidée, hurlant à la mort à la vue de ses visiteurs.
Trelkovsky sombre dans la paranoïa, se travestit, enfilant robe et perruque pour ressembler à Simone Choule, se laissant aller des heures durant à la folie furieuse dans son horrible appartement. Les rares excursions à l’extérieur virent à la catastrophe, celui-ci sentant la présence des habitants de l’immeuble partout où il va, ainsi frappé de crises de plus en violentes.
Il y a quelque chose de terriblement malsain, mais aussi d’incroyablement drôles dans ces scènes là (la scène du premier travestissement), et un sens du grotesque typiquement Toporien (la vision surréaliste de cette tête ballon, ou le rapport à la merde, avec cette fenêtre donnant sur les toilettes ou cette pauvre voisine usant de sa colique à des fins revanchardes).
Parfaite utilisation de la Louma (l’intro, glaçante et somptueuse, ou la vision de cet "opéra sadique" acclamant Trelkovsky) , musique froide et mélancolique de Philippe Sade (simple et lancinante, mais terriblement efficace, et en totale harmonie avec l’atmosphère mortifère de l’immeuble) et une conclusion terrifiante suffisent à achever son statut de classique.



6/6 - Jérémie MARCHETTI



* Paramount a sortit le film en DVD zone 1 depuis quelque temps avec la v.f bien sûr mais aucun bonus.


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ED WOOD . PAPERHOUSE . LOVE OBJECT . MAIS NE NOUS DELIVREZ PAS DU MAL . BENNYS VIDEO . GIORGINO . REDUCTEUR DE TETES . HAZE . MAGO .

L'AVIS DES INTERNAUTES
Avis de : snake


un voyage au bout de la folie que nous fait vivre polanski,une ambiance tres malsaine s'en detache,on a mal pour lui,on a envie qu'il se revolte contre ses mauvais voisins.il y a certaines scenes qui m'ont vraiment fait flipper comme au bout de sa folie,il commence a se travestir,jusqu'au dernier plan dans l'hopital ou j'ai ete tres mal a l'aise.encore plus aboutit que rosemary's baby,un CHEF D'OEUVRE.






Avis de : Phenix


Ce film est unique, il s’en dégage une atmosphère fantastique, un malaise indescriptible montant crescendo pour atteindre son apogée jusqu’au plan final ou nôtre protagoniste principal succombera à la folie. Un chef d’œuvre, pour moi, le meilleur Polanski, un poil au dessus de Rosemary’s Baby comme l’a souligné snake.






Avis de : gilles75


Un très beau film de Polanski... Bien mieu que "Répulsion", Le Locataire délivre une ambiance superbement dérangeante. La musique est parfaite, et l'intreprétation sans défaut ; normal à la vue du casting !!!! (Divine Adjani !)






Avis de : Evil Man


"Le Locataire" est un film pas comme les autres. L'ambiance est étrange et crédible. C'est une bonne réalisation. La fin est très surprenante. Bref, il faut le voir.






Avis de : katadrapata


Le nombre de fautes de français dans cet article me ferait presque regretter de l'avoir lu... Disons qu'il s'agit d'un résumé symathique écrit avec les pieds. A part ça, "Le locataire" est un grand film sur la folie !






Avis de : Romok


Un pur condensé de folie, qui renvoie (en tout cas pour ma part), au CAUCHEMARD INFANTILE, à la vision qu'un enfant peut avoir de l'entourage, une sorte de construction destructurée et absurde des comportement et des espaces: exagération des côtés "néfastes" des "gens", des "voisins", tout comme l'enfant perçoit bizarrement les adultes et leurs attitudes sévères, les "autres" (autre que ses parents surtout)! Le décors "effrayant" et bizarrement agencé (traduit de manière superbement expressioniste->la scène de fièvre!!), et l'utilisation de cet espace baroque par les voisins donnent des scènes tout à fait surréalistes où les façades grouillent de regards (le moindre recoin de mur fenêtré cache une tête qui observe), où les gens dînent sur les toits, où le propriétaire siège en chef d'une assemblée de loufoques en mal de voyeurisme.
Ces scènes épouvantables et inommables où l'instinct pousse soudainement le protagoniste à regarder par la fenêtre, comme s'il se sentait observé par une présence omnipotente, et où il voit une forme humaine figée le glacer d'un regard vide, me renvoie personnellement et avec exactitude à mes cauchemards les plus horribles.
Je pense qu'il se trouve là l'expression de la construction de la psyché, qui passe par le regard des autres forcément. D'où l'excellent choix aussi de la part de Polansky de faire observer Trelkowsky par Trelkowsky lui-même!
Dans ce film on peut féliciter Polansky d'avoir fait parlé l'enfant qui sommeille en lui (et en nous), et partagé une vision profonde de l'humain et des limites de sa perception du réel, en nous montrant la fragile frontière qui sépare la compréhension de la confusion; il pointe du doigt que la folie peut naître de la complexité des relations, et peut être attisée par ceux qui la condamne, voir même en faire des bourreux sadiques qui la déversent sur une victime pour mieux la débarraser de leurs personnes.






Avis de : hershell ed d'amato


"Le locataire" est une vision "panique" de notre quotidien. Une merveille glauque, un des plus beaux génériques de l'histoire du cinéma (la "louma" a trouvé ici un maître), et un décor formidable. Car cet immeuble a été construit de toutes pièces ! Polanski est un illusioniste remarquable ; un des rares cinéastes actuelles à connaître tous les potentiels d'un studio de cinéma.






Avis de : NINA


Ce qui ajoute à l'angoisse, c'est que, pour une fois, nous ne sommes pas transportés dans une hypothétique petite ville américaine, mais nous nous trouvons bel et bien dans la France de 1976, avec ses gendarmes à képi, ses tenanciers de bistrot, ses commissaires de quartier. Se sont les voitures que l'on voyait dans nos rues, les voisins que nous rencontrons. C'est vraimand glaçant. Indubitablement un chef d'oeuvre.






Avis de : papillon


Je n'ai pas saisi le film (l'histoire des hyérogliqhes sur les murs des toilettes, la dent cachée dans un trou du mur la chambre de l'ancienne locataire)... quelqu'un pourrait il m'éclairer ?






Avis de : nina


Pour répondre à Papillon : Pour la dent, le personnage le dit lui-même "Une dent c'est une partie de nous", donc un peu de la personne qui l'a laissée (fantôme ?). Les hiéroglyphes, c'est un peu plus obscur. C'est vrai qu'on ne peut pas toujours être exactement sur la même longueur d'onde que le réalisateur et certains symboles peuvent être moins évidents que d'autres. Par contre, il ne faut pas oublier le passé de Polanski. La guerre, le ghetto, les camps, la mort de sa mère ... C'est bel et bien ses propres peurs qu'il projette, dans ce film plus que dans aucun autre. Il faut se laisser porter par une atmosphère (combien glauque), s'immerger dans l'histoire sans vouloir à tout prix tout comprendre.






Avis de : pseudo


pour moi, il s'agit tout simplement du meilleur film de Polanski (qui a pourtant pondu de nombreux chef d'oeuvres!).
dommage qu'il fut incompris des critiques et du grand public à l'époque de sa sortie en salles.
heureusement, depuis il est réévalué à sa juste valeur.






Avis de : etalon blanc


Le Locataire est a mon avis le film de frisson et de chair de poule par excellence...et en plus un exemple a suivre pour nombre de cinéaste ;il est possible de faire peur sans que ce soit gore ou avec des sfx a n'en plus finir .Le trio Brach-Polanski-Nykvist est vraiment capable de grandes choses. Le seul bémol reste le dvd qui est franchement honteux pour une oeuvre qui mérite une édition spéciale remasterisée...Criterion allez faite un effort






Avis de : Evildav s


Comment faire devenir dingue un gars normal en 1 leçon.
Le plus grand film de Polanski






Avis de : la chenille


l'inquiétante étrangeté !
Comment nous faire arriver à penser que nous sommes tous suceptibles de basculler dans la folie.
Le personnage se plante dans le décor, pas un symptôme laissant présager des troubles psychologiques....Et car celui-ci a osé souhaité la mort de simone Choule une conspiration générale se trame contre lui, et il bascule violemment dans la folie..(d'ailleur peut-etre trop vite ?!)ou est-ce Simone qui par là désire ce venger ?
Comme l'annonce le sermon de l'église elle semble être voué aux vers de terre à pourrir, errer ,et avant de mourrir c'est un homme qu'elle voit avec Stella, qui aurait pu être son amante d'ailleur.
Peut-être le désir d'une vengeance féminine qui se base sur la castration de l'homme en le transformant en femme, humiliation suprême !
Polanski a choisi de faire basculer le récit dans la folie et de desamorcer la conspiration des voisins.
Il me semble que cela aurait été encore plus inquiétant si à la fin du film subsistait encore l'idée que l'on ne sait décidemment pas si Trelkovsky est fou ou non.






Avis de : playpause


Absolument culte, génial, hyper angoissant. Polanski est grand. Et Adjani craquante.
Et pour l'ambiance du 11e arrondissement de Paris dans les années 70...






Avis de : nekro


Un chef d'oeuvre beaucoup plus flippant que bon nombres de films d'horreur .Au fur et à mesure du film on sent un malaise s'installer comme si l'appartement nous emprisonnait nous aussi .Meme quand le héros (polanski hallucinant dans son role) se déplace à l'éxterieur, on est rattrapé par l'appartement et son ancienne locataire. L'empathie avec preskovik est totale.On partage vraiment sa lente descente vers la folie et la schizophrénie .Tous les nombreux seconds roles sont fabuleux, tous parfaits dans leurs role. La musique est déprimante au possible et on a absolument pas envie de vivre dans cet appartement. Et puis des scènes diffusent vraiment un sentiment de terreur, mais une terreur vraiment bizarre, maléfique ou on ressent des émotions sans rien voir. Je pourrais décrire chaques scènes tellement j'aime ce film de A à Z .Selon moi, le meilleur polanski (avec derrière le bal des vampires, rosemary baby et répulsion...)








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