thriller
David Lynch
David Lynch
USA
1986
Angelo Badalamenti
Kyle MacLachlan, Isabella Rossellini, Dennis Hopper, Laura Dern, Hope Lange, Dean Stockwell, Priscilla Pointer, Frances Bay, Jack Harvey, Ken Stovitz, Brad Dourif
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Jérémie MARCHETTI
6/6 - Jérémie MARCHETTI
5,5/6 - Stéphane ERBISTI
4,5/6 - Stéphane JOLIVET
3/6 - Marija NIELSEN
5/6 - Vincent DUMENIL
6/6 - Gilles LUQUET
5,5/6 - Stéphanie AVELINE
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Sur un chemin de campagne, le jeune Jeffrey Beaumont trouve une oreille coupée. Bizarre, intriguant, incongru… Bref, un élément qui n’est pas à sa place et qui va éveiller une grande curiosité chez le jeune homme. Il retrouve la jolie Sandy, qui est secrètement amoureuse de lui, l’informant sur certains points qui pourraient être liés à cette curieuse affaire. Mais les problèmes commencent lorsque Jeffrey décide de suivre d’un peu trop près la chanteuse de cabaret Dorothy Vallens…
Venant de sortir de l’échec retentissant de "Dune", David Lynch change à nouveau de genre après avoir versé dans l’horreur ("Eraserhead"), le drame ("Elephant Man") ou la science-fiction ("Dune"). Mais qu’importe le genre bien défini, puisque Lynch aborde continuellement un style très proche du cinéma fantastique, ou de l’horreur. Et excepté "Une histoire vraie" qui fut sa pause cinématographique, tous ses films sont directement liés à notre genre préféré. Avec "Blue Velvet", il donne un polar noir d’encre, dont l’émotion et l’esprit qui s'en dégagent donnent réellement l’impression d’avoir découvert un film fantastique. Pas de fantômes, pas de surnaturel, même pas de visions surréalistes ou de construction scénaristique hypercomplexe, non. Tout est dans l’ambiance, les personnages et le style. Un peu à la manière de "Faux semblants", "Blue Velvet" a beau ne pas être un véritable film fantastique en soi, il se verra quand même décerner le Grand prix au festival d’Avoriaz en 1987.
A plusieurs égards, blue velvet annonce l’univers "Twin Peaks", en particulier l’idée de cette ville à l’apparence tranquille, cachant en fait des hordes de dégénérés et de psychopathes de tout poil. D’ailleurs Kyle MacLachlan reviendra chez Lynch via cette série culte et le film qui a suivi. Timide, innocent, trop curieux, il est le héros pur dans toute sa splendeur, vivant encore chez ses vieux parents (remarquez bien que sa mère et sa tante ne font que mater des thrillers à la t.v pour s’occuper). Lynch nous met en place dans cette ville respirant le bonheur et la fraîcheur, une vision tranquille rappelant les peintures de Norman Rockwell. Un univers qui va s’écrouler lorsque le père de Jeffrey est frappé au ralenti par une attaque douloureuse, qui le plonge dans le coma. La caméra glisse pour nous plonger dans un jardin rongé par des insectes peu ragoûtants, grouillant par dizaines. Sous cette herbe soyeuse et bien verte, se cache cette horrible vermine, envahissant l’écran comme c’est pas permis. La métaphore avec la ville de Lumberton est évidente et le film peut enfin commencer.
Jeffrey rend visite à son père à l’hôpital, et dans un petit champ, trouve une oreille coupée ! La ramenant au sympathique inspecteur Williams, il retrouve par la même occasion une ancienne amie, Sandy, ici incarnée par Laura Dern qui connaitra pendant un moment une certaine reconnaissance en jouant dans "Sailor & Lula" et "Jurassic Park" avant de sombrer dans l’anonymat. Le jeune Jeffrey entend parler d’une certaine Dorothy Vallens, une chanteuse de cabaret aux mœurs douteuses et au passé trouble. Une jeune femme singulière et bigarrée, se rendant dans le cabaret du coin pour pousser la chansonnette. Une chanson qui fait bien sûr le titre du film, mais qui reste accrochée à l’esprit du spectateur du début jusqu’à la fin, et qui raisonne un peu plus dans la tête lorsqu’on aperçoit la robe de chambre en velours bleu de Dorothy.
Isabella Rossellini incarne un rôle extrêmement difficile et elle s’en sort magistralement, alternant extrême fragilité et personnalité perverse. Une jeune femme dont le fils et le mari sont retenus en otage par un certain Frank, un être terrible, débordant d’une ultra violence en perpétuelle ébullition. Un mot ou un son de trop, et la personne en face de lui risque de passer un très mauvais quart d’heure. Accompagné par des sbires tout aussi frappadingues (un vieux qui claque des mains et qui répète son nom sans cesse ou encore Brad Dourif jouant les figurants, entre autres), il torture et viole la pauvre Dorothy quand l’occasion se présente, tout en se shootant au gaz. Ce qui donne une scène incroyablement malsaine, à l’ambiance glauquissime et qui a marqué durablement les esprits. Témoin pendant une partie du film, Jeffrey va découvrir l’envers du décor, plongeant dans une descente aux enfers qui va littéralement le dépasser. Et si Sandy découvrait sa liaison sado masochiste avec Dorothy, si elle découvrait elle aussi ce monde terrifiant ? Jeffrey va tenter de la protéger, tant bien que mal.
Entre des situations rappelant certains films de Hitchcock (la séquence finale est à ce titre un modèle de tension absolument ahurissant) et une atmosphère se tendant de plus en plus, pour finir par exploser au moment où on ne l’attend pas, "Blue Velvet" est formidable en tout point. Lynch crible son film de détails incongrus, inquiétants ou drolatiques, mais toujours surprenants : l’aveugle devinant sans problème combien de doigts affiche Jeffrey, cette semi maison close envahie de prostituées obèses et repoussantes (clin d’œil à Fellini ?), cette robe de chambre en velours bleu auquel Frank voue une obsession dérangeante, cette oreille coupée trouvée dans le champ dès le début…
L’interprétation de Dennis Hopper en psychopathe drogué au gaz est restée gravée dans les mémoires, tout comme l’inquiétante performance de Dean Stockwell (l’ange gardien de Scott Bakula dans la série "Code Quantum") en travesti lui aussi bien atteint, surtout quand il se met à chanter sur la superbe chanson de Roy Orbison "In Dream". Frank est par ailleurs une incarnation totale du mal à l’état pur, comme l’est Jeffrey au niveau de l’innocence. Il est d’un sadisme et d’une méchanceté sans pareil, à l’opposé donc du pauvre Jeffrey, ce côté très "double maléfique" est renforcé lorsque Frank délivre à Jeffrey dans une séquence : "Tu es comme moi". Même chose du coté féminin, Dorothy est une brune ténébreuse et traumatisée par un douloureux secret alors que Sandy est une jolie blonde, rêvant de rouge gorges s’apprêtant à sauver la terre.
Un thème là encore repris de Hitchcock dans "Vertigo", que Lynch reprendra encore pour "Lost Highway" et "Twin Peaks". Pour retrouver l’harmonie totale comme on pouvait le voir au début du film, il faut tuer Frank, il faut éliminer le Mal, et ce ne sera pas simple pour Jeffrey. En oscillant entre beauté très 50’s et thriller angoissant, Lynch fait appel au compositeur Angelo Badalamenti, qui dépasse de loin nos espérances en signant une bande originale mariant parfaitement ces deux ambiances, avec quelques chansons rétro et un splendide thème tout à fait bouleversant chanté par Julie Cruise, qui plongera quelques années plus tard dans l’univers musical de "Twin Peaks". Audacieux, le film se permet des écarts d’érotisme bien osés, définitivement anti-hollywoodiens. Idem pour la relation troublante entre Jeffrey et Dorothy, tout à fait ambiguë et bizarre, comme l’affectionne Lynch. Chef-d’œuvre absolu de son auteur, "Blue Velvet" aurait pu sombrer en un simple thriller entre les mains de n’importe qui. David Lynch, avec son sens du bizarre et de la folie, aboutit à une œuvre stupéfiante et fascinante. Laissez-vous donc envelopper dans cet envoûtant morceau de velours bleu et envolez-vous dans le monde unique de David Lynch.
6/6 - Jérémie MARCHETTI
S'il ne vous faut voir qu'un seul film de David Lynch, alors c'est celui-ci. "Blue velvet" est LE film noir ultime, troublant, vénéneux, ambigue, traversé de fulgurances comme on en voit trop peu au cinéma. Une oeuvre unique, d'une maîtrise ahurissante, et rassemblant toutes les obsessions de Lynch. Définitivement culte.
6/6 - Gilles LUQUET
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Avis de : Spy Low
étrange, envoutant
Avis de : snake
un de mes films preferes de david lynch,ce qui est assez rare chez le realisateur le film est assez comprehensible,ne verse pas trop dans le bizarre.isabella rosselini est prodigieuse en femme perdue,dennis hoper est un vrai tare a la sexualite tres deviante,la courte apparition de dean stockwell est marquante.j'ai trouve la musique assez emouvante.
Avis de : camif
Un grand film, l'ambiance y est glauque à souhait et la violence y est bien plus présente lorsqu'elle est suggerée que montrée.
Les acteurs sont tous excellents et au final voilà un film culte
Avis de : Evil Man
David Lynch nous embarque dans une histoire étrange et pervers. Ce film est asser déconcertant. C'est un film qui mélange le suspence de Hitchcock et le drame romantique. Blue Velvet attire notre attention. Imposible de fermer les yeux. Tout au long du film, on est dans un cauchemar. Et que dire de la fin extraordinaire. Les acteurs sont vraiment bons. À voir absolument.
Avis de : marko
Un très grand film. Etrange et complètement décalé, comme (presque) toujours dans l'oeuvre de Lynch mais reposant sur des bases classiques du genre policier et/ou thriller. On ne se perd pas dans ce film comme on peut l'être dans d'autres films du réalisateur. Dennis Hopper est excellent et tient son rôle à merveille. Rien que sa tête suffit à m'angoisser. Des scènes d'une incroyable violence, fascinante, irréelle mais que l'on ne peut s'empecher de voir et revoir, comme celle où Dennis Hopper veut "baiser maman" (Isabella Rossellini). Un excellent polar sur fond de rêve étrange.
Avis de : Chris
Attention, ne lisez pas ma critique si vous n'avez pas vu le film...
Je dois être une des rares personnes a ne pas aimer ce film, qu'a celà ne tienne ;)
Hormis Kyle x(l'acteur fétiche de Lynch dont je ne me souviens plus du nom) qui me semble trop jeune pour le rôle, la chose qui m'a énormément dérangé est le fait qu'on s'attend à un puzzle complexe, à une chute digne d'un Hitchkok et pour quoi ? Je vous le demande, pour que dalle, un polar tout ce qu'il y a de plus basique avec un petit pervers voyeur qui joue les détectives et une maso qui prend son pied qu'avec un bon coup de tatane. On peux même pas appeller ça un thriller puisqu'il n'y a aucune surprise.
Reste la prodigieuse interpretation de Dennis Hopper, mais ça ne suffit pas à mes yeux pour ensenser le film qui usurpe sa notoriété, un paquet surprise sans rien à l'intérieur, du racolage, j'arrête là :p
Avis de : blit
une des plus belles gifles que je me soit prise..magnifique..
mr Lynch devrait peut etre se faire psychanalyser...non,en fait c'est tres bien comme ça..
Avis de : dan dadadadammm
Un des meilleurs films de Lynch ! Les acteurs sont grandioses, mention spéciale à Dennis Hopper qui se surpasse dans le rôle du psychopath de service
Avis de : flo
Au risque de me faire tirer les oreilles, honnetement moi j'avoue ne pas avoir aimé ce film et c'est un "ouf" de soulagement qui a accompagné le generique de fin...
J'en attendais "monts et merveilles" mais avec l'experience j'ai appris à emettre des reserves afin d'eviter les deceptions..
Mais là rien n'a pu y faire, au bout de 15 minutes rien ne se passe, puis 30 minutes, 1 heure et au bout d'1 heure 1/2 franchement y en a marre on attend le generique de fin..Dommage...Finalement je me suis ennuyé pendant tout le film..
Comment parler d'un thriller???? Je ne comprends pas...
Ce film est tres tres tres special, prsonnelement je n'ai pas aimé...
Avis de : ciné45
C'est, encore une fois, à un grand et éprouvant voyage que nous convit David Lynch. Mais, après la cité urbanisée et impersonnelle digne de Kafka de Eraserhead, l'angleterre victorienne vue au travers des yeux d'un freak de Elephant man et la lointaine planète arrakis de Dune, c'est à l'intérieur de l'ame humaine que nous emmène cette fois le cinéaste et le moins que l'on puisse dire c'est que ce nouveau périple est tout sauf reposant. La faune que rencontre Jeffrey beaumont (Kyle Maclachlan) en enquêtant sur une oreille coupée retrouvée dans un terrain vague près de chez lui n'a rien a envier au baron Harkonnen ou a ses sbires. Il y a notamment un Dennis Hopper hallucinant qui se shoot à l'oxigène pure et qui frappe Isabella Rosselini tout en la violant et lui interdit de le regarder. Plus le jeune héros, "naif et pure" s'enfonce dans ce monde sordide et violent et plus il en apprend sur lui même. Ce film est donc un voyage initiatique et son titre, celui d'une chanson douce et belle, magnifiquement interprètée par Isabella Rosselini, alors même que son personnage est en proie aux tourments les plus atroces : tout le paradoxe le l'Homme est là, tout le sujet du filme aussi.
Avis de : wasp
Honnêtement j'ai du mal à comprendre cet état d'esprit qui fait que dès qu'on a affaire à un film d'un réalisateur célèbre on juge ça forcèment bon.
Bon, j'accorde effectivement à David Lynch de bien savoir manier la caméra en nous proposant des plans assez intéressants et en baignant ses films dans la nuit et l'obscurité ce qui leur donne un côté assez glauque. Mais peut-on vraiment juger une oeuvre d'excellente parce qu'elle est technique, on a beau dire par exemple que le cubisme est compliqué, il n'en reste pas moins un style laid.
Et bien ici, j'ai eu la même sensation, celle d'un film relativement intéressant si on se donne la peine de le regarder attentivement mais qui néanmoins n'apporte pas l'essentiel d'un film, à savoir un bon scénario.
Si Blue Velvet s'annonce d'entrée de jeux comme un thriller (voir même plutôt un polar), en revanche il n'en respecte pas les règles, pas de meurtre, pas de coups de théâtre et c'est au bout d'une heure franchement ennuyeuse qu'on nous donne tous les élements en bloc pour ne rien offrir au spectateur qu'une happy end en demi-teinte.
J'ajouterais également la pauvreté des dialogues qui se cantonnent la plupart du temps à des répliques banales et à de rares moments à des propos quasi surréalistes ou tout du moins étranges (surtout ceux de Frank) que rien n'explique (donc quelque peu factice).
Là on Blue Velvet marque cependant des points, c'est que bien que nous connaissions les élements de l'enquête et précisèment les coupables, on se demande souvent: y'aurait-il un autre complice? qui sont ses gens? Ce qui provoque une certaine tension chez le spectateur (renforcé par la bande son du grand compisiteur Angelo Badalamenti) sur la dernière heure du film, malheureusement trop souvent perturbé par des scènes inutiles ou trop légères (exemple: l'ex petit-ami en colère).
Enfin, autre point positif, si le jeux de Kyle MacLachlan laisse à désirer, celui de Dennis Hopper (bien connu pour l'excellence de ses interpretations de méchants comme dans Super Mario Bros)le rattrape largement dans son rôle de malade mental.
En bref, peut-être un must pour les fan de David Lynch, les autres passez votre chemin ou regardez le pour le plaisir de connaître les classiques.
Avis de : tchopierre
Ben non... je n'ai pas accroché à ce film plutôt décévant, malgré quelques scènes cultes tout de même.
Il n'y a que Dennis Hopper qui s'en sors bien en grand frappadingue du ciboulot !! lol
A voir tout de même une fois. Mais pour moi pas 2 !
Avis de : onm
j'etais de ca et la, que c'etait un film culte.... bon bah pas pour moi.
Histoire sans reelle interet.
Avis de : tiffany
Dans la lignée de "sailor et lula" et "twin peaks", un film trash qui joue la carte de la provoc et de la narration embrouillée parce qu'il n'a rien à dire. Parfait pour les adolescents qui veulent se la jouer intello.
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