Chargement de la page en cours...
hellraiser 7 - deader
Critique
ROLLIN Jean
Interview
KING Stephen
Biographie
donnie darko
Musique


emprise des tenebres - l - serpent and the rainbow - the - 1988 un film de Wes Cravenemprise des tenebres - l
emprise des tenebres - l


Stéphane JOLIVET




6/6 - Stéphane JOLIVET

5.5/6 - Jeremie MARCHETTI

1/6 - Christophe JAKUBOWICZ

5,5/6 - Marija NIELSEN

5/6 - Gérald GIACOMINI

5/6 - Gilles LUQUET







hunting creatures

tripper

reducteur de tetes

iron man

steel trap

belle et la bete 1978 - la

girl next door - the

slim till dead

blade trinity

100 tears



Note globale de
la rédaction sur 6 :



Note globale
des internautes
sur 6 :



EMPRISE DES TENEBRES - L

( SERPENT AND THE RAINBOW - THE )


Cette critique a été consultée 4082 fois

Chercher ce film sur le forum
( expérimental )

emprise des tenebres - l

Comment se distinguer, en 1988, avec un film de zombies ? Trois ans plus tôt, le pape des morts-vivants a livré le troisième volet d’une saga culte avec "Day of the dead". Pour ce qui est de la contestation libertaire, le débat semble clôt pour un bon moment. De son côté, Sam Raimi vient d’enfoncer le clou avec "Evil Dead 2", imposant une veine amphétaminée difficilement surpassable. Et pour tasser le tout, une série de films plus ou moins parodiques ("Le retour des morts-vivants", "Zombie brigade", "Flic ou Zombie", etc.) a fait sa parade sur les écrans. Alors, retour au gore crasseux ? Pas du tout. Car si l’ouvrage gonzo-ethnologique de Wade Denis permet à Wes Craven de s’inscrire dans la lignée socio-politique de Romero et de rendre hommage à Lucio Fulci, son ancrage documentaire sur les pratiques vaudous le rapproche plutôt de Jacques Tourneur et de son "I walked with a zombie". Le tout en conservant un style propre, qui fait de "L’emprise des Ténèbres" un film effrayant et d’une extraordinaire richesse.

emprise des tenebres - l


1978, Haïti. L’instituteur Christophe Durand (Conrad Roberts) est déclaré cliniquement mort et enterré en présence du capitaine Peytraud (Zakes Mokae), chef de la police secrète du dictateur Duvalier. Sept ans plus tard, en Amazonie, le Dr Dennis Alan (Bill Pullman), anthropologue à l’université de Harvard, boit une potion chamanique et vit une expérience hallucinatoire où apparaissent un léopard, des zombies… et la figure de Peytraud. Sorti de sa transe, il découvre son pilote d’hélicoptère mort et prend la fuite. De retour à Boston, le Pr Schoonbacher (Michael Gough) lui fait alors rencontrer le directeur d’une importante société pharmaceutique. Christophe Durand a été retrouvé vivant à la clinique de Port-au-Prince, et la formule chimique du procédé de zombification, sans doute dû à une drogue, pourrait être d’un apport vital pour la recherche anesthésique. Guidé par la psychiatre Marielle Duchamp (Cathy Tyson), Dennis Alan débarque donc en Haïti et découvre une réalité insoupçonnée, où règnent la dictature, la magie, la beauté et la mort…



emprise des tenebres - l




Le tournage en territoire haïtien et en République Dominicaine ne fut pas sans heurts, les deux sujets abordés de front par Wes Craven étant pour le moins sensibles (et au vu de la récente actualité haïtienne, on ne peut pas vraiment dire que les choses se soient arrangées…). Qui plus est Wade Denis, qui avait destiné au départ l’adaptation à Peter Weir ("Pique-nique à Hanging Rock", "L’année de tous les dangers", "Witness"…) et son rôle à Mel Gibson, n’apprécia pas du tout le traitement nettement horrifique que donna Wes Craven à son ouvrage. Mais tant pis pour lui, Wes Craven est conteur, pas documentariste. Ce qui ne l’a pas empêché, en puisant dans la réalité que contenait "The Serpent and the Rainbow", de livrer une parabole originale et poétique sur l’emprise qu’un gouvernement peut exercer sur les âmes et les corps.

Hormis dans les quelques images d’archives lors de la dernière séquence, le gouvernement de Duvalier est ici résumé par le capitaine Peytraud et ses "tontons macoutes", mélangeant le militarisme et le tribalisme dans ce qu’ils ont de plus obscur et de plus menaçant. Chargé de nettoyer, par la force, la torture (un aspect qui n’est pas sans rappeler un autre formidable film, "Midnight Express") et la magie noire, la population de ses sujets rebelles ou trop curieux, le personnage incarné par l’excellent Zakes Mokae dégage un sadisme tranquille et sûr de soi, déjà terrifiant par la seule force d’un regard globuleux et d’un rictus féroce. Présent dans les hallucinations et les rêves de Dennis Alan, sachant tout et gardant captives les âmes de ses victimes, on aura rarement vu une représentation aussi diabolique du totalitarisme.

L’originalité de "L’emprise des ténèbres" apparaît essentiellement à travers cette dénonciation, puisque ici les zombies sont des victimes, et non des créatures dangereuses auxquelles il faudrait échapper. L’instituteur Christophe Durand ne cherche à manger personne mais, errant dans un cimetière à l’écart des vivants, témoigne envers Dennis Alan, qui en fera bientôt l’expérience, de la douleur que subissent les victimes de la zombification. Il a vécu son enterrement, ne peut plus se considérer comme vivant, souffre de la séparation de son corps et de son âme et de la perte de son libre arbitre. Le thème des zombies est devenu une métaphore de l’oppression politique, métaphore d’autant plus forte que nous savons que la zombification par tétrodotoxine existe bel et bien, de même que la dictature, que ce soit en Haïti ou ailleurs.



emprise des tenebres - l




Fort heureusement, le vaudou ne se limite pas à son utilisation macabre. Les pérégrinations de Dennis Alan se font en compagnie de Marielle Duchamp, psychiatre dévolue à la divinité de l’amour, Erzulie, et vivant sa foi en harmonie avec son métier ; Lucien Céline (Paul Winfield), propriétaire d’un restaurant touristique où sont donnés à voir les aspects les plus spectaculaires et les plus inoffensifs du vaudou ; et enfin Louis Mozart (Brent Jennings), jovial tenancier d’un bar où sont organisés des combats de coqs, et qui connaît la formule de la poudre "zombificatrice". Chacun d’entre eux fait découvrir à Dennis Alan un aspect de la culture vaudou, tout en l’avertissant du danger de ses investigations - auxquelles ils prêteront néanmoins leur concours, quitte à en payer le prix. L’occasion pour le spectateur d’assister à des spectacles d’une grande et inquiétante beauté (par exemple la fabuleuse ascension illuminée, chargée d’un mysticisme qui se retrouve jusque dans la scène d’amour entre le Dr Duchamp et Dennis Alan, ou encore la préparation de la poudre) et à des touches d’humour qui allègent heureusement le sentiment général d’oppression.

Car c’est bel et bien du côté de la magie noire que "L’emprise des ténèbres" (pour une fois le titre français frappe en plein dans le mille) déploie ses scènes les plus effrayantes et les plus marquantes. Pressentiments, hallucinations et cauchemars, parés d’une magnificence visuelle rare, réservent déjà leur content d’effroi, leur caractère d’avertissement concret ou symbolique instaurant un climat véritablement oppressant, une touffeur moite qui agit comme un étau sur la gorge et l’esprit. Wes Craven jouant avec maestria de la suggestion, de l’ellipse et du plein cadre, l’horreur éveillée n’en est que plus paniquante, passant elle aussi de l’avertissement (la chambre ensanglantée, la scène de torture) à la nuisance déclarée (y compris à distance, lors d’un repas bostonien raffiné…). La scène où Dennis Alan reçoit la poudre en plein visage atteint un paroxysme d’épouvante inouï (tout ce que nous craignions est en train d’arriver), donnant lieu à un plan vacillant à la steady-cam inoubliable (Bill pullman extraordinaire), qui aboutira à un enterrement vivant. Wes Craven rend hommage au "Frayeurs" de Lucio Fulci, et le sentiment de claustrophobie (et d’arachnophobie) est presque insoutenable. La séquence finale, quant à elle, sera un festival de fantastique et d’horreur, bourré de trouvailles dramatiques et poétiques où la métaphore des âmes emprisonnées trouvera une conclusion émouvante et libératrice.



emprise des tenebres - l




Film mineur de Wes Craven ? C’est une plaisanterie! Peu de films peuvent se targuer de renouveler aussi drastiquement leur sujet et d’offrir au spectateur des niveaux de lectures différents d’une telle richesse, tout en conservant une efficacité d’épouvante aussi puissante. A redécouvrir et à revoir sans se lasser, "L’emprise des ténèbres" est un film majeur de Wes Craven, et un film majeur du genre, tout simplement.



6/6 - Stéphane JOLIVET




Tres jolie critique de Stéphane. Un des rares films à aborder le thème du vaudou d'une manière intelligente et véridique. Quand au clin d'oeil(que Craven fait à Fulci) auquel Stéphane fait référence, je m'insurge: Craven ne possède pas le talent du maître italien pour conter le macabre. Pour ma part, un excellent somnifère que ce film là.


1/6 - Christophe JAKUBOWICZ



Peut-être le meilleur Craven. Un film captivant, dépaysant et par instants tout à fait terrifiant. L'arrière plan géopolitique apporte un plus indéniable, quasi-documentaire. Si l'on excepte un final qui en fait un peu trop, il n'y a rien à redire sur ce film très réussi.


5/6 - Gilles LUQUET




Si vous avez aimé ce film vous aimerez peut être :

MORTS VIVANTS - LES . HOUSE OF THE DEAD 2 . MOI ZOMBIE : CHRONIQUE DE LA DOULEUR . CITY OF ROTT . PLANETE TERREUR . DORM OF THE DEAD . RESIDENT EVIL . HUNTING CREATURES . SHAUN OF THE DEAD . RETOUR DES MORTS VIVANTS - LE .

L'AVIS DES INTERNAUTES
Avis de : psytaker


tres bon film de craven, honnetement je m'attendais pas a ca pcq d'habitude les realisateur qui font un film sur le vaudou se plante tres souvent ... film = poche! pis la yé pas si pire pas épeurant mais l'histoire se tient bien et le suspense est quand meme passable.
pis pullman est bon dans son role c pu comme dans les films qui joue aujourd'hui pis la fille est pas lette non plus! a voir !






Avis de : bulinko


Le seul film sur le theme du vaudou que j'ai vu et c'est une reussite. Tres interessant,a voir!






Avis de : Saint FieF


Comment peut-on mettre une note de 6 à ce film? le redacteur a du rever en regardant ce film.
Pour ma part je le trouve chiant et lent. Certes j'ai connu pire mais j'ai connu beaucoup mieux (surtout de la part de wes craven: cf les griffes de la nuit)






Avis de : tamia


Sans doute le film le plus réussi sur le thème du vaudou. Une réalisation exceptionnelle, un jeu d'acteur soigné, ... On ne sait être sûr d'être dans le réel ou l'onirique.






Avis de : marine


Je n'ai pas du tout aimé.
C vrai que ça a un coté fulci.Lent ennuyeux etc...






Avis de : ciné45


superbe film tourné comme un documentaire (sur les lieux de l'action : à Haiti, rien que ca, ca me fout les jetons) et pour cause, il est tiré d'un histoire vraie, doublé d'un film culte sur le vaudou et plus particulièrement le phénomène de la Zombification, qui trouve ici une explication scientifique sans en perdre sa magie

L'un des tout meilleurs films de Wes Craven






Avis de : dr west


Le meilleur film de Wes Craven, le vrai mythe du zombie et des rites vaudou avec l'excellent Bill Pullman!!!






Avis de : vento


j'ai fortement apprécié l'approche haïtienne de craven qui semble très à l'aise dans ce décor angoissant et coloré ou' on découvre la spontaneité de la vie courante et cette culture vaudou bien encrée.
puis l'argument anti USA du redoutable peytraud et l'insurrection populaire contre la politique locale donnent un côté très convaincant au film.

mais la précipitation de certains dialogues est énnervante, on a toujours l'impression que cela aurait pu avoir un peu plus de profondeur!

d'autre part j'ai bien aimé toute l'angoisse portée par les cauchemars ,ainsi que la réalisation de ceux-ci, liés aux pratiques vaudous qui semblent bien invincibles face à la détermination de dennis allan bien incarné par pullman!

en gros, un film réussi mais qui aurait pu avoir encore plus de considération pour l'interprétation des acteurs!






Avis de : OneBadBandito (OneBadBandito@hotmail.fr)


En règle générale je n'aime pas le genre de films s'inspirant du Vaudou, mais celui-ci est une très rare exception.
En effet Craven parvient à distiller une atmosphère sombre des plus réussis et amène chaque étapes du film de manière complète.
Vu il a quelques années j'en garde encore aujourd'hui un bon souvenir.

(Mon avis n'engage que moi)








Ajouter votre avis

( Nous nous réservons le droit de supprimer tout commentaire inutile ).

Textes et logos © Horreur.com; 2002-2007.
Les images, photos et éventuels sons contenus sur ce site sont la propriété
de leurs auteurs
ou ayants droits respectifs et sont reproduites dans un but informatif.