science-fiction
Stuart Gordon
Troy Neighbors, Steven Feinberg, David Venable et Terry Curtis Fox
Australie, Etats-Unis
1993
Frederic Talgorn
Christophe Lambert, Loryn Locklin, Kurtwood Smith, Clifton Collins Jr., Lincoln Kilpatrick, Jeffrey Combs, Tom Towles, Vernon Wells
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Stéphane JOLIVET
2/6 - Stéphane JOLIVET
3,5/6 - Gérald GIACOMINI
3,5/6 - Vincent DUMENIL
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A quel moment un film devient-il une galère ? Avant même le tournage, ou pendant ? Quand on se rend compte que le premier rôle est à pleurer, ou quand on constate que Mattel aurait pu signer les accessoires ? Toujours est-il qu’entre "Le puits et le pendule" et "Castle freak", Stuart Gordon s’est farci "Fortress". Il y a même entraîné son fidèle acteur, Jeffrey Combs ("Mais Stuart, c’est débile !" "Ok mais j’ai signé ! Alors quoi, tu vas pas me laisser tout seul là-dedans, quand même?"). Le scénario ? Amusant, mais… mauvais. Le budget ? Inégal. La tête d’affiche ? "Le gars français de "Highlander", tu sais bien…"
Jeffrey Combs signe d’une main distraite tout en relisant le début du scénario : dans un futur hyper surveillé marqué par la pauvreté et la surpopulation, John Henry Brennick et sa douce tentent de passer un poste de contrôle en dissimulant la deuxième grossesse de madame. En effet, même si sa première mise au monde fut un échec, le doublon est formellement interdit par la loi. Résultat des courses : le gentil aux yeux mouillés d’amour tendre et pur prend 31 ans de prison ferme (comme ça on est sûr qu’en sortant, il ne jouera plus avec son appareil reproducteur). Doué d’un pouvoir de guérison instantané contre les morsures de chiens (madame quant à elle semble courir plus vite qu’un berger allemand), le voilà donc incarcéré dans une forteresse souterraine high-tech de la Men Tel, dont la bien nommée voix électronique "Zed" déclare qu’il est impossible de s’échapper. Isolée au milieu d’un désert, elle s’enfonce sur plus de trente étages d’acier, des appareils de surveillance et de répression à distance gardant l’œil sur les détenus jusque dans leurs rêves… Et que croyez-vous que veuille John le bon ? S’échapper, pardi…
En tant qu’expert miskatonicien, Jeffrey Combs, toujours, décèle rapidement les morceaux de films qui ont été prélevés avant d’être greffés les uns aux autres : "1984" et "New York 1997" pour l’hyper surveillance, "Total Recall" et "Running Man" pour le bidule du nez qui passe ici dans le ventre et peut exploser, "Star Wars" et "Robocop" pour les droïdes semi humains, "Le Cobaye" pour le mixeur cérébral, et même… "Maximum Overdrive" ("Duel" si on est gentil) pour la scène finale ! En soi la technique de compilation n’est pas rédhibitoire, à preuve un certain ami espagnol qui s’en sert avec talent... Mais encore faut-il bien choisir ses morceaux et ne pas faire coller le tout à coup de clichés. Et là, c’est râpé.
Nous avons d’abord un joli spécimen de couple reproducteur dont le bien fondé ne saurait être remis en cause, puisqu’ils sont tellement… touchants ? Humains ? Bref, vive la démagogie et le consensus qui se passent totalement d’argument. On montre des soldats misogynes qui traitent les mères de "pondeuses" et hop, tout le monde est d’accord : les vilains sont vraiment des vilains. Nous avons ensuite de patibulaires taulards qui vont devenir des potes (car il faudrait être un monstre pour faire la gueule à un héros, et là ce sont juste des hommes, snif). Et puis un génie myope (à ranger dans l’anthologie des lunettes cassées au cinéma). Et un homme résigné qui se décide à agir pour mourir la conscience nette. Et aussi un directeur faillible par là-même où il devrait sévir, curieux pervers qui ne couche pas mais veut un enfant (au moins on est sûr que dans le futur, se reproduire sera plus obsédant que le sexe). En somme, la grosse tartine.
Beaucoup disent que le talent de Stuart Gordon s’est étiolé avec le temps, faisant de "Fortress" (entre autres, mais particulièrement) le symbole de son déclin. Non seulement (à mon avis) "Castle Freak" et "Dagon" démentent cet effondrement, mais je pense au contraire que le film aurait été une calamité s’il avait été confié à un réalisateur quelconque. Certes l’histoire est écrite d’avance, certes on lèvera les yeux au ciel plus souvent qu’à son tour, certes l’acteur principal fait "han han" quand il souffre, et certes, même pour ce qui est des effets gore et des scènes d’action (la meilleure étant l’attaque des droïdes), vous aurez forcément vu mieux ailleurs.
Ceci dit, Stuart Gordon insuffle dans ce gros plum-pudding une fluidité, un dynamisme et un sens de la mise en scène qui empêche à tout moment le spectateur de sombrer dans l’indigestion. Placements et mouvements de caméra, montage et direction des seconds couteaux relèvent déjà la sauce et donnent au tout un intérêt qui ne dépasse pas le divertissement… mais c’est déjà pas mal. Par contre, on regrettera que le budget soit passé essentiellement dans la reconstitution de la forteresse, là où il aurait permis au réalisateur de concocter un univers plus propre à ses obsessions. La remontée des profondeurs, figure de style récurrente chez Gordon, aurait pu être mise davantage en rapport avec le sujet de l’enfantement. Ici, le parallèle est à peine esquissé, et la pseudo scène d’avortement se termine en queue de poisson… Il fallait faire du spectacle, pas de la poésie. Tant pis, on attendra "Dagon".
De "Fortress", on retient surtout la sensation d’avoir affaire à une équipe de tournage qui se serre les coudes pour parer au désastre... et la bouille hallucinée de Jeffrey Combs, qui semble ne pas en revenir d’être là. Reste aussi une question : cette fameuse scène finale, inutile et grotesque, a-t-elle vraiment été tournée par Stuart Gordon ? Etait-elle prévue au départ ? Le réalisateur était-il très fatigué ? A-t-il confié la direction à son assistant, le temps d'aller faire une petite sieste? En tout les cas, tout est bien qui finit bien, que ce soit pour Brennick ou pour le spectateur... Comment ça, un "Fortress 2"?
2/6 - Stéphane JOLIVET
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Avis de : psytaker
c pas un chef d'oeuvre et loin de la mais un p'tit film qui se regarde quand meme bien lors d'une tempete de verglas. mais il y reste que fortress comporte de belle scenes d'action pas gore pour 5¢
mais quelques quand meme a voir pour passer l'temps si vous ne savez pas quoi faire de votre soirée.
Avis de : billy loomis
Moi j'ai pas été déçu, c'est pour moi l'un des rares meilleurs films avec Christophe Lambert, par contre, soit dit en passant la suite de "Fortress" est 0.
Avis de : snake
moi je le trouve sympa ce petit film,c'est sur on a fait beaucoup mieux dans le genre,certaines sequences sont plutot cons,mais c'est fun dans l'ensemble,un bon divertissement bien violent,c'est le meilleur role de christophe lambert dans les annees 90,on est quand meme tres loin de la qualite de reanimator,de castle freak ou de dagon.
Avis de : Skorpion
L'un de mes films cultes.
Eh oui, j'aime ce côté SF minimaliste, qui montre que l'on n'est pas dans un blockbuster à gros budget insipide et grand public.
Des scènes bien violentes, une ambiance futuriste (et aujourd'hui un brin kitsch) fort réussie, un scénario plutôt habilement agencé, des effets spéciaux un peu rudimentaires mais qui tiennent la route, bref, en un mot:
J'adore !
Avis de : steely shark
Beaucoup aimé ce film avec Lambert. En tout cas, il est beaucoup mieux que sa suite.
Avis de : framboisier
Ahhh! Christophe Lambert... Un scénar pas mauvais, mais avec christophe lambert... La forteresse est quand même pas rendue terriblement, et ça fait vite dans le mélo chiant, avec en prime un christophe lambert mal peigné qui resemble à une vieille folle... Je rêve du réalisateur qui mettra en scène notre christophe national aux cotés de JC vandamme, Steven Seagal et Chuck Norris. On aura obtenu ainsi le film ultime, destiné à transcender tous les films de la création...
Avis de : maitregli
Ah que tout est mauvais, hormis effectivement la réalisation. Et puis moi ça me fait mourir de rire de voir une série Z, avec des acteurs pathétiques (si vous aimez vous poiler au dépend de C. Lambert, regardez vite le film "Vercingétorix", il y réussit à faire encore 20 fois pire que dans tous ces autres films réunis).
Le scénario est donc grotesque, le décor est particulièrement laid, le jeu des acteurs catastrophique.
Donc réunissez quelques amis et payez vous ensemble une bonne tranche de rigolade devant ce pur navet, je vous jure, on ne s'y ennuie jamais !
Avis de : angel14
c'est pas un chef d'oeuvre mais un des meilleurs film de christophe lambert car il a fait beaucoup de navet depuis
Avis de : ciné45
pas mal pour un Christophe Lambert
Avis de : tarnation
moi je l'aime bien Christophe Lambert
en plus le fair jouer avec Jeffrey Combs et Tom Towles je suis pas sur de l'ortographe) fortress est trés bien les scéne d'action son pas trop mal et les acteurs on l'air de s'éclater la dedans
Avis de : fredz
Un très bon Stuart Gordon. Une série B vraiment efficace, loin d'être une déception pour ma part. Au niveau du scénar, ça mange pas de pain mais c'est plutôt malin, avec de bonnes trouvailles comme l'intestination ou des thèmes bien exploiés (l'incarcération, la multinationale monstrueuse). Les seconds couteaux sont excellents (Jeffrey Combs en tête) mais notre Christopher de chez nous n'est pas mal non plus. C'est d'ailleurs et de loin sa meilleure performance dans les années 90.
Regardez le 2 ou Vercingétorix, vous comprendrez en quoi ce film est largement sous-estimé.
Avis de : dr west
Bonne série B sur un sujet intéressant, emprisonnement pour les couples réussissant à feconder!! Lambert est comme à son habitude actionner bourrin!!
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