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machinist - the - maquinista - el - 2004 un film de Brad Andersonmachinist - the
machinist - the


Stéphane JOLIVET




5,5/6 - Stéphane JOLIVET

5/6 - Vincent DUMENIL











eden log

solitaire

pulsions cannibales

martyrs

small town folk

cercle infernal - le

yor le chasseur du futur

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primer

momie : la tombe de l empereur dragon - la



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des internautes
sur 6 :



MACHINIST - THE

( MAQUINISTA - EL )


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( expérimental )

machinist - the

Un homme au visage meurtri scrute la nuit depuis la fenêtre de son appartement. Au volant d’un pick-up, il se rend près d’un canal industriel et y transporte un corps enroulé dans un tapis. La voix d’un veilleur de nuit l’interpelle, une lampe torche fouillant l’obscurité, et il s’empresse de jeter son encombrant paquet… mais le tapis se déroule jusqu’en bas du canal. De retour chez lui, la lampe du veilleur de nuit est sur sa table, et un post-it est collé au mur : "Qui es-tu ?"

Son nom est Trevor Reznik. Sa maigreur est devenue une souffrance pour les yeux, il n’a pas dormi depuis un an. Employé à la National Machinist, une usine d’assemblage, il se rend régulièrement chez Stevie, une prostituée, ainsi qu’au café de l’aéroport, où il parle avec la serveuse Marie. Mais dans ce quotidien triste et sordide, des choses étranges se passent. Sur son frigo apparaît un autre post-it figurant un jeu de pendu… L’un de ses collègues de travail est remplacé par Ivan, un homme inquiétant dont la présence le déconcentre et lui fait commettre une faute professionnelle, coûtant un bras à un autre collègue, Miller…


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Scott Kosar est décidément un scénariste de talent, dont les services risquent de devenir rapidement très coûteux. Après avoir réussi à rafraîchir d’une manière assez intelligente le scénario de base de "Massacre à la Tronçonneuse", il nous livre ici une histoire originale et prenante, traitant le thème de la culpabilité d’une façon inédite (à ma connaissance) au cinéma. On peut y dégager trois grandes qualités, qui à elles seules méritent amplement le détour : un suspens sourd et angoissant, des dialogues et des confrontations d’acteurs d’une épaisseur psychologique et expressive hallucinante, et un propos d’une intelligence rare, prouvant que le thriller n’est pas incompatible avec une réflexion humaine profonde et passionnante. Avec "The Manson Family", 2005 commence donc en beauté pour ce qui est de la qualité des films de genre.

Mettre en avant le scénariste au détriment du réalisateur n’est pas un hasard. Brad Anderson se révèle être un bon metteur en scène, mais la richesse du film, une fois n’est pas coutume, vient d’abord de son écriture. Non content de construire avec finesse, par succession de petites touches, une intrigue tendue vers sa révélation finale, les références qu’utilise Scott Kosar sont parmi les meilleures du monde en matière de littérature : j’ai nommé Fédor Dostoïevski et Franz Kafka. Et par bonheur, ce n’est pas lourdement qu’il s’en sert. Si vous ne connaissez pas ces auteurs, vous n’y verrez rien dans le film, sans que celui-ci en pâtisse.



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Trevor Reznik lit "L’Idiot" de Dostoïevski, c’est la seule référence explicite à l’auteur russe. Mais les éléments propres à son univers sont légions. Le nom de Reznik, son rapport sensible avec Stevie la prostituée et ambivalent avec la propriétaire-concierge, renvoie aux aventures de Razkolnikov dans "Crime et Châtiment". Le nom et la nature d’Ivan renvoient quant à eux au "Double" et aux "Frères Karamazov", tandis que l’enfant épileptique fait le lien avec "L’Idiot" et avec Dostoïevski lui-même, puisqu’il souffrait de cette maladie.

Pour ce qui est de Franz Kafka, on évitera de penser automatiquement "absurde" comme nos professeurs de lycée se sont entêtés à nous l’apprendre. Ce que Scott Kosar en a tiré, ce sont principalement deux choses : d’abord la maigreur effrayante de Trevor Reznik, combinée avec le jeu du pendu et les machines de l’usine d’assemblage, qui reprend d’une façon transformée la logique de "La Colonie Pénitenciaire", où la sentence des condamnés est inscrite à même la chair à l’aide d’une machine. Ensuite, l’ambiguïté constante des dialogues, des gestes et des expressions des personnages, suscitant un éventail d’interprétation large et déroutant.

Et bien entendu, ces références ne sont pas gratuites : l’œuvre de chacun de ces deux auteurs est traversée par les notions de culpabilité et de rachat, par une intensité phénoménale, un humour nerveux et un humanisme fouillé, que l’on retrouve parfaitement dans "The Machinist". Pour une fois, on peut parler de film "dostoïeskien" ou "kafkaïen", là où ils n’avaient précédemment été utilisés que pour les clichés qu’en ont tiré la culture officielle (y compris dans "Le Procès" d’Orson Welles).



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Brad Anderson ne commet à mon sens qu’une grande erreur : le choix de sa photographie, dont la tonalité est faîte d’un côté de couleurs glauques et verdâtres, et de l’autre de lumières pâles. Certes, cette coloration est pertinente dans la mesure où elle donne le "la" de l’atmosphère générale, sordide, plombée, comme rongée de l’intérieur. Mais elle est trop uniforme, et donne parfois aux images un aspect "Matrix" assez mal venu, même si elle vise ainsi à accentuer l’idée que nous nous trouvons dans une réalité parallèle.

Ces aspects sombres et huileux, combinés au caractère énigmatique de l’intrigue, ont poussé une part de la critique à évoquer David Lynch, ce qui est le fruit d’une erreur monumentale et extrêmement superficielle. Que je sache, la construction en puzzle n’appartient pas à Lynch et est présente chez nombre de cinéastes. Brad Anderson ne le cite pas exclusivement, et même presque pas du tout, faisant plus volontiers clin d’œil à Adrian Lyne ("L’échelle de Jacob") dans la courte scène du métro, ou encore Alfred Hitchcock (le tunnel dans lequel s’enfonce Trevor Reznik au volant de son véhicule). Sa manière de filmer est plus encline à la souplesse et au vertige, là où Lynch se caractérise au contraire par le forçage du trait et la prise de vue glacée.

Avec une finesse et un à-peu-près merveilleusement calculés, "The Machinist" parvient à angoisser en multipliant les petites pointes de bizarreries sans les souligner, soit qu’il passe dessus d’un air anodin (ici le ralenti curieux d’un véhicule, là une goutte de sang qui coule, et en de multiples endroits la répétition d’un phénomène étrange), soit qu’il les présente sans la moindre dramatisation théâtrale (par exemple la greffe insolite d’Ivan, que Lynch aurait sans doute cadré avec une cacophonie de sons paroxystiques). Ou encore, il contourne habilement l’effet attendu : lorsque Trevor emmène l’enfant de Marie dans le train fantôme, les signes obsédants de sa culpabilité devraient le pousser à un accès de folie, à la fuite. Mais la garde d’un enfant lui a été confiée, il assume son rôle d’adulte en intériorisant tout, et contre toute attente, c’est l’enfant qui craque.



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Là où Anderson excelle enfin, c’est dans la direction d’acteur. L’interprétation dans "The Machinist" est proche du sublime, tout acteurs confondus, à commencer évidemment par Christian Bale, dont l’exploit physique est incontestable, communiquant par sa seule apparence une sensation de souffrance peu commune. Son interprétation est phénoménale. Trevor Reznik n’est pas un personnage univoque, sa personnalité se modifie subtilement selon la situation et la personne avec qui il a affaire. Absent, fragile et purement industrieux au travail (au moindre accroc, il sort ses connaissances en droit, et paraît fantomatique devant le corps colossal de Michael Ironside), il est proche et complice avec Stevie la prostituée (très belle et très douce Jennifer Jason Leigh), stressé et marqué avec Ivan, détendu et drôle avec Marie la serveuse.

Une variété de jeu non dénuée d'humour dans ses moments extrêmes (Bale écarquillant les yeux, pantins désarticulé faisant penser à Charlot), et qui correspond aussi au "machinisme" de l’histoire, puisque dans la découverte et l’acceptation progressive de la vérité, Trevor effectue finalement plusieurs montages, qui vont s’éliminer un à un (la faute professionnelle, l’idylle avec Marie, la tentative de couple avec Stevie).

"The Machinist" est un film remarquablement construit, angoissant et émouvant, et il vous faudra le voir si vous voulez apprendre ce qui ronge Trevor Reznik.



5,5/6 - Stéphane JOLIVET





Si vous avez aimé ce film vous aimerez peut être :

HYPNOSE . INTACTO . BASIC INSTINCT . PULSIONS . ACROPHOBIE . TERREUR SUR LA LIGNE . CLASS 1984 . VEILLEUR DE NUIT 1998 - LE . 12 01 . CAPTIVITY .

L'AVIS DES INTERNAUTES
Avis de : Valentin


Je viens de regarder ce film, et honnetement, j'en suis complétement retourné !! Construit à la manière d'un puzzle, doté d'un scénario digne des plus grands ( usual suspects, memento... ), il ne peut tout simplement pas laisser indifférent. Christian Bale est, une fois n'est pas coutume, exceptionnel... à voir absolument.






Avis de : nanabozo


Un de mes films préférés. Très bon personnages.
SPOILER qui n'en est pas vraiment un : le film peut faire penser à Beautiful Mind ( Même si c'est pas la même chose du tout ).






Avis de : Benjo


The Machinist m'a beaucoup déçu et ennuyé.
Je n'en retiens que la prestation de Christian Bale dont la transformation physique est impressionnante.
Un film prétentieux et artificiellement complexe qui ressemble à un simple exercice de style scolaire.
N'est pas David Lynch qui veut...






Avis de : thethinwhiteduke


Ce film est un pur chef d'oeuvre, diabolique, enivrant, schizophrène. Christian Bale nous livre ici une prestation torturée comme lui seul sait les faire. incroyable ! un film bien foutu, bien ficelé, impeccable. si vous avez aimé les ambiances cinglées de lost highway ou fight club, regardez-le sans hésiter !!!






Avis de : lecinephile


un des meilleur film qu'il m'ai été donné de voir au ciné j'ai été étonné à la fin de la projection le public à conspué le film j'entendais des spéctateurs demendant à leur voisin si ils avait compris !

pourtant c pas un film qui demande d'avoir fais des étude supérieure
mais bon c'etait dans une salle du 93 ça vole pas tres haut je suis heureux en lisant cette critique de savoir que c'etait un cas isolé

le film ma maintenu en haleine pendant toute la durée c seulement tout à la fin que l'on comprend tous et je trouve ça vraiment génial
film tres intelligent et qui fait réfléchir






Avis de : dr west


Excellent thriller teinté de fantastique, vraiment prenant et eblouisant par l'interprétation magistrale de Christian Bale!!






Avis de : Nokturnus


Tres bon film. Le renversement final est vraiment surprenant, on s'y attend pas du tout. Aussi bon que Fight Club au moins.






Avis de : ciné45


Qu'il est bon ce film ! Et dire que Christian Bale a dû de glisser dans la combinaison de Batman la même années, un exploi.






Avis de : snake


Thriller intelligent et complexe,sublimé par l'interpretation de Christian Bale,et digne d'un Polanski.






Avis de : vento


la détérioration de l'esprit et du corps est reprise ici dans un contexte fascinant ou la réalité se vaporise dans un processus usiné et à travers toute l'energie consummée par le personnage central.

certains éléments du film démontrent un aspect de déjà vu mais fondamentalement on se rend bien compte que le scénario est bien unique et original.je trouve quand même que le film manque d'éléments plus forts pour en faire un chef-d'oeuvre.certaines personnes m'ont apporté une excellente critique d'ou' ma déception.

certe, christian bale dépasse tout ce qu'on aurait pu imaginer dans l'investissement physique du personnage,son amaigrissement spectaculaire fait penser au drame de tous les maux, mais il ne fait qu'insufler une fine partie de ce qui aurait pu booster le film dans sa plus grande réussite.il y a un manque évident dans le film mais cela reste pour moi un film à conseiller...sans crier euphoriquement au chef-d'oeuvre






Avis de : Docteur Carnage


Mouef j'ai accroché une demie heure pour l'ambiance et puis soudain ça tombe dans le surjeu et les clichés faciles, tout est repiqué sur "memento", "fight club" ou "haute tension", on s'attend trop au twist final facile où on apprend par surprise que tous les trucs incompréhensibles du scénario se passaient dans l'imagination du héros. bof.

le thriller psycho-fantastique n'est pas un genre facile il y a peu de réussites. je prefere "l'echelle de jacob" ou "l'effet papillon", moins gratuits






Avis de : docteur carnage


en plus c'est pas crédible 5 minutes. après avoir commis un homicide involontaire, le mec pendant un an a pas dormi et a passé ses nuits à parler avec des amis imaginaires... inexplicablement il n'y a pas eu d'enquete (il faut qu'il se livre lui-même à la police...), personne n'a remarqué que depuis un an le mec passe ses nuits à parler à des amis imaginaires, et puis surtout, un an sans dormir et toujours vivant... scénario bidon est digne d'un nanar, durement rattrapé par la mise en scène.

le scénariste devait manquer de sommeil...






Avis de : nekro


Vraiment bien .Jusqu'à la moitié du film c'est très prenant après sa tourne un peu en rond mais le sentiment d'insomnie et de lente descente vers la folie est très bien rendu. Christian Bale est vraiment impressionant dans son role. J'adore cet acteur qui se met toujours à fond dans ses roles, des roles très dure ou y rigole pas. Dailleurs, il a déjà fait des comédies ?






Avis de : webrunner 23


tres bon film ...exelente interpretation !!








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