savants fous
Freddie Francis
Peter Spencely & Jonathan Rumbold
Angleterre
1972
Paul Ferris
Peter Cushing, Christopher Lee, Lorna Heilbron, George Benson, Kenneth J. Warren, Duncan Lamont, Harry Locke, Hedger Wallace, Michaeil Ripper, Catherine Finn, Robert Swann, Maurice Bush
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Marija NIELSEN
4/6 - Marija NIELSEN
4,5/6 - Yann LE BIEZ
4/6 - Christophe JAKUBOWICZ
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Un scientifique, Emmanuel Hildern, revient d’une expédition en Afrique où il a trouvé le squelette de ce qui semble être un homme préhistorique. En voulant nettoyer les os avec de l’eau, de la chair se forme sur un doigt. Hildern coupe le doigt et en extrait une substance censée provoquer le mal latent chez une personne (…). Au nom de la science, il va inoculer sa fille dont la sexualité va se réveiller dangereusement, jusqu’à mettre sa propre vie et celle des autres en danger.
Ce film débute merveilleusement bien, avec un Peter Cushing en grande forme comme le scientifique trop préoccupé par son travail pour passer un peu de temps avec sa fille après des mois d’absence. On y retrouve tous les ingrédients d’un film d’horreur délicieusement rétro, autant dans les décors victoriens que dans le laboratoire bien fourni où d’étranges expériences ont lieu, et surtout dans l’ambiance Gothique, qui fait ressembler ce film à un pur produit Hammer alors qu’il n’en est rien.
A son retour, Hildern reçoit une lettre de son frère (joué par un Christopher Lee très absent, autant à l’image que par son jeu), lui apprenant la mort de sa femme. Lee est le directeur de l’asile où elle fut enfermée de nombreuses années auparavant suite à un délabrement mental relaté dans un flash-back beaucoup trop long. Et c’est durant ces moments que ça se gâte, car le film se perd plusieurs fois entre le genre horreur et le drame banal, Francis étant incapable de mélanger les deux de façon satisfaisante.
Afin de protéger sa fille qui était encore petite, Hildern lui avait fait croire que sa mère était morte, mais elle va découvrir la vérité en fouillant dans la chambre interdite de sa mère. Cette découverte va déclencher l’effet malfaisant de la substance que Hildern lui a inoculée, et un parallèle un peu évident sera fait entre Pénélope et sa mère adultère, ancienne danseuse de cabaret. En effet, le film exploite à fond les relations famille – sexualité – secrets de famille à travers le comportement dévergondé de Pénélope, et fait peu subtilement passer le message que tout laisser-aller doit être puni.
Pour un film de si courte durée (1h34), Francis introduit beaucoup trop d’idées. Lorsque Hildern va voir son frère à l’asile, un des malades s’échappe, un dangereux criminel. Il va croiser la route de Pénélope qui s’est enfuie d’un pub où elle a failli être violée et une relation ambiguë mais très intéressante va d’emblée s’installer entre eux. Malheureusement, cela aurait conduit le film sur encore un autre chemin et il est rapidement évident que Francis s’est vu contraint d’abandonner, si bien qu’on se dit que le personnage de ce malade était tout à fait inutile.
Malgré quelques points négatifs, les acteurs sont tous bons et la réalisation de Francis impeccable. Les plans sont composés en majeure partie de moyennes et de longues prises de vue, si bien que cela met une certaine distance entre le spectateur et les émotions présentes, mais a également pour résultat d’augmenter le suspense et la tension, surtout dans la dernière partie où la créature prendra enfin vie et se retournera contre son créateur. On ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec le Dr Frankenstein et ses propres expériences, tant Victor et Hildern sont finalement semblables. Mais la comparaison s’arrête là et ce film est loin d’être un classique du même genre, mais reste pourtant une œuvre complexe et dérangeante, un must pour tout fan d’horreur scientifique des années 1960-70.
Pour rappel, ce film fait partie d’un coffret Peter Cushing contenant également "Le train des épouvantes", "L’île de la terreur" et "Le vampire a soif".
4/6 - Marija NIELSEN
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Avis de : caligari
Un film vraiment interressant mais effectivement trop de choses à dire en si peu de temps. On aurait souhaiter en peu plus de jeu sur le suspence et ce squelette réussi mais trop vite eclipsé par les personnages extèrieurs et l'on se perds vite à des comparaisons de la société déchéante et de ce diable en réveil. Mais le réalisateur maitrise son travail et habillement arrive à condenser tout cela avec un style toujours élegant. Plaisant et délicieusement vielli ce film se regarde un dimanche aprés-midi, lorsqu'il pleut, tassé sans son fauteuil, charentaises aux pieds.
Avis de : sean moore
Freddie Francis vaut mieux que sa réputation.Son"Dracula et les femmes",tout en étant pas le meilleur de la série est fort agréable et comporte des images superbes."La chair du diable" semble manquer de moyens dans la reconstitution et souffre de longueurs.L'idée est amusante de faire jouer des frères par les éternels ennemis des films "Hammer",Lee et Cushing.L'ambiance est bien rendue et la créature impressionnante...Tant qu'on ne la voit pas en gros plan!Une fois encore la V.F est très moyenne.(Vous me direz qu'on s'en fout puisqu'on a la V.O!)Mais le pire ce sont les peintures du début!Encore plus Kitsh que celles des films de Corman!Elles sont censées mettre mal à l'aise mais sont juste risibles!Faudrait un peu que les réalisateurs trouvent des émules d'Ensor ou de Münch pour éviter le ridicule involontaire!A part ça,j'aime bien ce film...C'est celui qui sort le plus souvent du coffret.
Avis de : billy loomis alias pier.c
Un bon début mais hélas le film prend divers chemin, s'égare du genre. Les 20 dernières minutes relèvent le niveau, malgré tout les décors sont beaux, le duo Cushing / Lee fonctionne bien et le petit twist final est intéressant !
Avis de : anthony
Bôf bof.ça se laisse regarder mais ça ne m'a pas interressé.
Avis de : vincent
C'est effectiviment l'un des films les plus sympas à voir du coffret Cushing.
Freddie Francis s'en tire bien et sauve les meubles (une fois de plus!!!).Mais le film manque cruellement d'effets spéciaux et visuels qui soient vraiment à la hauteur.
On pourrait aussi reprocher au scénario (très intéressant et original d'ailleurs) d'être trop riche pour un film aussi court.Je pense que l'intrigue de la fille à la recherche de sa mère prend trop de place dans l'histoire, tandis que celle du monstre satanique est relèguée au second plan pendant une trop grande partie du film.
On retrouve aussi le thème du dédoublement de personnalité (façon Jekyll et Hyde) et celui du monstre scientifique de laboratoire qui nous rappel que Peter Cushing a Personnifié jadis le bon docteur Frankenstein.
Christopher Lee campe ici une belle crapule.
Bref, c'est une chouette petite série B Qui aurait mérité un budget bien plus conséquent.(Là ,çà vaudrait peut-être le coup de faire un remake,pour une fois!).
Achetez le donc.
De toute façon, il ne vous coûtera pas cher et ce sera toujours plus rentable que de cracher 10 euros pour aller voir le prochain navet sortie en salle.
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