epouvante
Mario Bava
Marcello Fondato, Alberto Bevilacqua, Mario Bava, Ugo Guerra, d’après F.G Snyder (le téléphone), Tchekhov (la goutte d’eau) & Tolstoï (les Wurdalaks)
Italie
1963
Robert Nicolisi (version américaine : Les Baxter)
Michele Mercier, Lydia Alfonsi, Jacqueline Pierreux, Milly Monti, Boris Karloff, Susy Anderson
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Jérémie MARCHETTI
6/6 - Jérémie MARCHETTI
5/6 - Marija NIELSEN
5/6 - Stéphanie AVELINE
5/6 - Lionel JACQUET
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"Le téléphone" : Rosy est menacée au téléphone par un mystérieux personnage qui va transformer sa soirée en cauchemar.
"Les Wurdalaks" : Le comte Vladimir passe la nuit dans une ferme, occupée par une famille attendant le retour du père Gorka. Celui-ci revient mais semble être devenue un vampire, cherchant à présent à vampiriser sa famille.
"La goutte d’eau" : Une jeune femme préparant la toilette funéraire d’une morte, lui dérobe sa bague. En rentrant chez elle, elle entend sans cesse le bruit amplifié d’une goutte d’eau.
Grand maître du cinéma d’horreur transalpin, Mario Bava n’a pas seulement influencé Argento mais aussi tout un pan de réalisateurs comme David Lynch, Tobe Hooper, Tim Burton ou John Carpenter. Bava sait également faire très peur comme le prouve "Les trois visages de la peur" qui reste son film le plus terrifiant mais aussi le plus abouti. A l’époque, le film connut divers remontages suivant les pays (ainsi que divers titres, tels "Black Christmas", "Black Sabbath", "The Three Faces of Fear", "The Three Faces of Terror"), l’Italie ayant droit au film avec les facéties de Boris Karloff, au début et à la fin du métrage. Curieux donc, surtout qu’aux Etats-Unis ce sera Les Baxter qui s’occupera de la bande sonore. Voila un film d’épouvante se divisant en trois sketches, dont les deux derniers s’inspirent de Tolstoï et de Tchékhov.
La première histoire est un thriller d’angoisse montrant la sensuelle Michele Mercier ("Angélique marquise des anges") se faire agresser au téléphone par un maniaque qui semble voir tous ses faits et gestes. Simple mais efficace, cette petite histoire pourrait faire penser à "Scream" et à d’autres films du genre qui s’en sont inspirés bien évidemment. Si les éclairages colorés ne sont pas de la partie, on se souviendra pendant longtemps de ce téléphone rouge, un rouge vif évoquant le sang et une sonnerie stridente et forcément stressante qui nous hante pendant toute la durée du sketch. Bava met en place une mécanique qui rappelle fortement celle du giallo, sous-genre qu’il lancera avec l’excellent "6 femmes pour l’assassin" l’année suivante. Allez hop, au suivant !!
Le deuxième sketch change totalement d’ambiance et nous place dans le même contexte que "Le masque du démon", à savoir une campagne russe inquiétante, aux nuits froides et embrumées, ne faisant qu’une avec les légendes de sorcières et de fantômes. Ainsi le jeune comte Vladimir passe la nuit dans une ferme habitée par une famille, attendant le retour du père Gorka. Celui-ci revient mais s’avère être devenu un Wurdalak, sorte de vampire contaminant ses proches, tourmentant à leur tour leur propre famille. Parfaitement inquiétant, Boris Karloff, qui joue ici l’un de ses derniers rôles, insuffle à son personnage un certain humour noir comme avec cette fameuse réplique : "Je suis mort….de faim". L’ambiance rappelle ouvertement celle du "Masque du démon", avec des décors et des éclairages fantasmagoriques cher à Bava et donnant tout le charme au sketch. Bava n’hésite pas à faire mourir un enfant de 3 ans qui reviendra d’outre-tombe, dans une scène proprement terrifiante et novatrice. Un véritable bijoux qu’il ne faut rater sous aucun prétexte, allez, la suite !
Il faut savoir qu’avec "La goutte d’eau", Bava signe l’œuvre la plus traumatisante du cinéma fantastique post 60-70. En une seule histoire, Bava signe un chef d’œuvre de terreur pure, qui a été je le reconnais le premier film qui m’a empêché de dormir pendant un bon moment. Miss Chester est une infirmière appelée d’urgence en pleine nuit pour la toilette funéraire d’une voyante retrouvée morte d’une crise cardiaque. D’emblée on remarquera que les décors et les éclairages renvoient directement à "Inferno" qui s’en inspirera allégrement. Lors de la toilette funéraire donc, Miss Chester dérobe une bague que porte le cadavre, un cadavre d’ailleurs suscitant à lui seul la terreur, mettant déjà le spectateur sur ses gardes. Miss Chester rentre chez elle, mais une coupure de courant la plonge dans le noir. Depuis qu’elle porte la bague, elle se rend compte qu’elle entend sans cesse le bruit d’une goutte d’eau, un bruit s’accompagnant à celui exaspérant d’une mouche. Mais Miss Chester ne semble pas seule dans son appartement, une présence semble la suivre, l’épier. Je m’arrêterais la, pour ne pas vous gâchez la terreur pure qui règne pendant tout le reste du sketch, soulignant le talent fou de Bava. Une chose est sûre : vous ne marcherez plus seul(e) dans votre appartement, plongé dans l’obscurité totale, sans penser au film.
Bava signe donc l’un de ses films les plus aboutis, où chaque sketch est aussi bon que l’autre. Un triptyque inoubliable qui se doit absolument d’être vu.
6/6 - Jérémie MARCHETTI
Un premier court banal qui a un certain charme mais fort insuffisant tant le scénario est sans surprise. 1/6
Un deuxième court sympathique : décors, ambiance, acteurs. Mais on devine l'intrigue a des kilomètres à la ronde ! 3/6
Un troisième court qui relève littéralement les deux autres (et la note finale). Une ambiance étonnante, fascinante, hypnotisante et surtout effrayante ! Un pur bijou ! 6/6
5/6 - Stéphanie AVELINE
Ne serait-ce que pour le formidable dernier segment ce film se doit d'être vu.
Véritable quintessence de l'horreur graphique et sonore reprise par la suite par les autres grands maîtres ghotiques italiens du genre ( Argento surtout ).
Tout est déjà dans cette petite demi-heure époustouflante.
5/6 - Lionel JACQUET
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Avis de : Mehdi
bof c'est 1 film vieux plutot originale
Avis de : Élisa
J'aimerais bien pouvoir un jour mettre la main sur ce film (VHS ou DVD).
J'avais adoré ce film lorsque je l'avais vu la toute première fois en 1964 ou 65. Ce n'est absolument pas dans la vaine des films d'horreur d'aujourd'hui!
Avis de : snake
Un chef d'oeuvre du film de trouille,Certainement l'un des meilleurs Bava,la derniere histoire est un monument de flippe.
Avis de : RIRI
L'exemple même du film surrestimé : non seuleument il ne se passe RIEN, mais en plus les histoires sont bêtes...et ça ne fait absolument pas peur. Une question subsiste alors, comment un metteur en scène comme Mario Bava -que je n'ai jamais aimé- a pu acquérir une telle réputation (non mais, zavez vu "la baie sanglante" ou "planète vampire" ? DES SERIES Z !!!!!!!).
Avis de : snake
Bonne nouvelle,c'est le prochain dvd Mad.
Avis de : camif
Le téléphone
Un téléphone qui sonne et à l’autre bout un tueur qui menace sa victime, ça rappelle quelque chose non ?? Sauf que question tension le père Craven peut aller se rhabiller, il a l’air d’un petit garçon faisant joujou avec son caméscope comparé à la réalisation de Mario Bava. Si la fin est ma foi fort classique et prévisible, cette histoire giallesque avant l’heure est une sorte d’agréable mise en bouche pour la suite.
Les Wurdalaks
Bava hausse le niveau dans cette seconde histoire, un Karloff plus étrange et terrifiant que jamais, des décors gothiques à souhaits, des éclairages ténébreux, des dialogues ciselés pour une histoire qui bien que classique dans son déroulement sonne très juste. Effrois garanties notamment avec la scène du petit garçon qui revient d’entre les morts.
La goutte d’eau
Le niveau est encore monté d’un cran pour tutoyer les sommets de l’épouvante cinématographique.
25 minutes de terreurs, d’effrois et de génies. 25 minutes d’où à n’en pas douter, Argento a puisé ses Inferno et Suspiria.
Les éclairages clignotants plongeant les scènes tantôt dans la lumières tantôt dans la pénombre bleuté, les plans de la caméra passant d’un plan fixe au gros plan avec virtuosité et surtout les sons, une porte qui grince, un chat qui hurle, une goutte d’eau sur du bronze, tout cela aboutit à une tension rarement et même peut-être jamais atteinte depuis. Et puis la figure de la morte….épouvantable image tirée de pires cauchemars. Et les trois ou quatre plans finaux sur cette femme resteront dans ma mémoire longtemps, trééééééssss longtemps.
Le seul reproche que l’on peut faire à ce film c’est justement d’exister et de rendre par la même 95 % des autres films similaires, plats, mous, ennuyeux, bâclés, ridicules.
Toute l’épouvante moderne est là.
@ Riri : C'est pour cela que Bava est un grand. Na !
Avis de : matisse106
J'étais allée voir le film avec mon premier fiancé à l'âge de 17 ou 18 ans (j'en ai 57 aujourd'hui),je peux dire que j'étais à la fois terrorisée et captivée.Par la suite,et pendant longtemps,je ne pouvais dormis sans lumière.J'ai vu d'autres films d'horreur (la plupart d'ailleurs insipides et avec un scénarion sans queue ni tête):aucun ne m'a fait cet effet. Plusieurs années après je l'ai revu à la télévision,ce n'était pas dans le même contexte (j'étais installée en face de mon récepteur et je regardais tout en repassant du linge,et en pleine lumière du jour)et encore presque le même effet.J'aimerais bien avoir le DVD
Avis de : ash
C'est bien simple ma chère matisse,il est sorti en DVD récemment aux éditions Montparnasse et facilement dénichable sur certains sites de vente.
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