Jérémie MARCHETTI
5/6 - Jérémie MARCHETTI
3/6 - Vincent DUMENIL
4/6 - Gérald GIACOMINI
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Un écrivain alcoolique et contreversé rencontre la mystérieuse Christine, une intrigante jeune femme qui va semer de multiples doutes dans les pensées du romancier. Fasciné par un jeune éphèbe, l’écrivain, guidé par ses fantasmes et ses visions, se lance dans une enquête très particulière…
Ce que beaucoup ne savent pas, c’est que Paul Verhoeven avait déjà connu une fructueuse carrière en Hollande, son pays natal. Une carrière composée de films provocateurs et choquants, comme il sait si bien en faire, car le cocktail Verhoeven est présent dans chacun de ses films : sexe et violence. Devenant l’ennemi public n°1 du cinéma en Hollande avec son film "Spetters", Verhoeven se lance dans un dernier film : "Le Quatrième Homme". Premier film de "l’hollandais violent" à flirter avec le fantastique, "Le Quatrième Homme" est une œuvre sidérante à plus d’un point.
Gérard Reve, un écrivain au bout du rouleau à la sexualité ambiguë, rencontre la sexy et énigmatique Christine, jeune coiffeuse qui semble cacher bien des choses. En fouillant dans les affaires de la jeune femme, Gérard trouve la photo d’un magnifique éphèbe. Un jeune homme qu’il avait déjà tenté d’aborder dans une gare, mais sans succès. Gérard est un être très ambigu qui ne va se focaliser que sur la recherche de cet homme parfait, guidé par des signes étranges donnant lieu à d’étranges visions rappelant beaucoup Bunuel comme cette œil sanguinolent dégoulinant d’une porte ou cet homme sur la plage, dont l’œil droit est arraché. Toujours aussi provoquant, Verhoeven aligne les scènes érotiques et choquantes mais aussi utilise un humour noir des plus étonnants : en entrant dans une église, Gérard assimile le christ sur la croix à l’éphèbe au maillot moulant, il commence à lui caresser le sexe avant de s’apercevoir qu’une mamy l’observe d’un œil étonné!
Esthétiquement, "Le Quatrième Homme" est un petit bijou grâce à l’apport de la photographie exceptionnelle de Jan de Bont, alternant des extérieurs grisâtres et des intérieurs aux couleurs chaudes, sensuelles, inquiétantes. De belles images également comme l’attaque d’un chien féroce sous une tempête de rose. **ATTENTION SPOILERS** Dès le générique, on peut voir une veuve noire grimper sur un crucifix avant de dévorer sa proie qu’elle a préalablement piégée dans sa toile. Une image forte qui résume bien l’ensemble du film puisque Christine est une psychopathe assassinant ses époux de manière sauvage. Une horrible révélation que va découvrir Gérard après son enquête, aboutissant enfin avec la sulfureuse rencontre avec le fameux éphèbe, nouvel amant de Christine. Lors de l’arrivée de celui-ci, Gérard va s’empresser de les observer en train de faire l’amour, pour ensuite se masturber devant la porte. L’enquête prend une tournure étonnante, non conventionnelle bien évidemment.
Car Verhoeven ne s’arrête pas à l’identité secrète de Christine mais va jusqu’à nous balancer en pleine face un retournement de situation finale des plus inattendue, où Verhoeven fait appel au surréalisme et bien sûr au fantastique par la même occasion. "Le Quatrième Homme" est aussi un brouillon de "Basic Instinct" où on retrouve le thème de la veuve noire et l’utilisation du pic à glace, qui ici est remplacé par une paire de ciseaux. Dans un univers oscillant entre celui d’Hitchcock et celui de Bunuel, "Le Quatrième Homme" est un petit bijou faisant preuve d’une belle élégance picturale et n’hésitant pas sur les scènes chocs. 50% violent, 50% sexe, 100% Verhoeven, tout simplement.
5/6 - Jérémie MARCHETTI
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Avis de : nicofeel
Probablement un des meilleurs films de Verhoeven. Pour moi, le meilleur de sa période hollandaise.
Avis de : camif
Un film complexe qui mêle thriller, fantastique onirique, érotisme, sexualité polymorphe et catholicisme dévié. Il est clair que Verhoeven s’est servis de ce film pour faire Basic Instinct, sauf que ce métrage sans les carcans hollywoodiens est beaucoup plus fort, beaucoup plus irrévérencieux, bref largement meilleur.
Des scènes d’une audace folle à la beauté graphique séduisante, une mis en scène efficace, des acteurs tous excellent, un scénario complexe qui dans le final laisse la porte ouverte à toutes les interprétations.
Un très grand film, le meilleur de Verhoven ou pas loin
Avis de : RIRI
Un des rares films de Verhoeven que je n'ai pas aimé, alors qu'il est pourtant bien vu par la critique. C'est trop répétitif, trop languissant...
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