zombies
Bob Clark
Alan Ormsby
Etats-Unis/ Canada/ Grande-Bretagne
1972/1974
Carl Zittrer
John Marley, Lynn Carlin, Richard Backus, Henderson Forsythe, Anya Ormsby, Arthur Anderson, Jane Daly, Michael Mazes, Arthur Bradley, Mal Jones, David Gawlikowski, Virginia Cortez, Bud Hoey
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Stéphane JOLIVET
6/6 - Stéphane JOLIVET
5,5/6 - Gérald GIACOMINI
4/6 - Vincent DUMENIL
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Une nuit, à la lumière des explosions d’obus, le jeune soldat Andy Brooks et son coéquipier Darren évoluent dans la jungle vietnamienne. Invisible, l’ennemi abat Darren, puis Andy, d’une balle en plein coeur. Tandis qu’il s’écroule, la voix de sa mère se fait alors entendre, lui rappelant sa promesse de revenir à la maison.
Brookstown, Etats-Unis : un officier frappe à la porte de la famille Brooks pour apporter la triste nouvelle. Le chagrin de Charles, père de Andy, et de Cathy, sa sœur, est aggravé par l’hystérie de sa mère Christine, qui refuse d’accepter la vérité des faits.
Au beau milieu de la nuit, Charles la découvre oscillant dans un rocking-chair, une bougie sur les genoux et s’adressant à son fils dans les ténèbres : "Tu ne peux pas mourir…tu es vivant… je peux le sentir…", murmure-t-elle.
Du coup, quand Andy se présente à la porte un moment plus tard, c’est bien sûr la stupeur, puis la joie.
Mais pas pour longtemps…
"Deathdream" est un film injustement oublié, son niveau de réalisation et d’intensité horrifique le hissant au même rang qu’un "Halloween" (ce dernier s’étant fortement inspiré de "Black Christmas" du même Bob Clark) ou même "Night of the Living Dead" (à l’inverse, Bob Clark avait commencé sa carrière en exploitant le succès de Romero avec "Children Shouldn’t Play with Dead Things", 1972). "Deathdream" est aussi connu sous les titres de "Dead of Night", "The Veteran", "The Night Andy Came Home", "Whispers", "Night Walk" et "Soif de Sang", preuve de la difficulté à mettre un nom définitif sur un objet cinématographique qui se soucie peu de sa classification. En France, on le trouve en VHS sous le titre "Le Mort Vivant".
D’un impact à la fois physique, émotionnel et intellectuel, il s’agit également d’un des premiers films traitant du traumatisme engendré par la guerre du Vietnam, vu ici à l’échelle d’une petite cellule familiale de la classe moyenne américaine (les Brooks habitent à Brookstown, façon de résumer à quel point la subjectivité des américains ne dépassait pas jusqu’alors un cocon étroit, que va briser le retour de Andy).
On a beaucoup dit que le scénario de "Deathdream" s’inspirait de la nouvelle W.W. Jacobs écrite en 1902, "The Monkey’s Paw" ("La patte de singe"). C’est très peu vrai. La nouvelle de Jacobs est un conte moral qui use d’une patte de singe momifiée venant des Indes comme d’une lampe d’Aladin. Elle permet à son possesseur de réaliser trois vœux. Par le premier souhait, les parents de Herbert causent involontairement la mort de ce dernier, puis sa mère demande son retour, et son père annule ce deuxième vœu par le troisième.
Dans "Deathdream", c’est l’exigence de la mère seule, sans artefact magique, qui provoque le retour de Andy, lequel revient pour de bon. Le scénariste Alan Ormsby se débarasse ainsi de toute justification ésotérique ou exotique, comme le feront beaucoup d’autres auteurs dans les années 70 ("Deathdream" pourrait très bien avoir été écrit par Stephen King), et lance par le biais d’une terreur poussée jusqu’au bout une cruelle investigation psychologique de son époque.
La seule véritable analogie qu’on pourrait trouver entre "The Monkey’s Paw" et "Deathdream" réside dans le couple parental qui s’entredéchire (mais ce sujet est-il la propriété exclusive de W.W. Jacobs ?), ici interprété par les merveilleux John Marley et Lynn Carlin, comédiens ô combien adaptés pour ces rôles à fleur de peau : ils avaient déjà tourné ensemble sur le grand "Faces" (1968) de John Cassavetes.
"Deathdream" repose en premier lieu sur la tension et l’atmosphère, avant de finir dans une embardée de violence et de mélancolie où Tom Savini, fraîchement revenu de son service au Vietnam, fit ses premières preuves dans les effets de décomposition zombiesques. Cette décomposition de Andy, à la fois fantôme, mort-vivant et vampire (il s’injecte le sang de ses victimes par seringue hypodermique, là aussi bien avant d’autres), est accompagnée par la défection progressive des valeurs morales et affectives des Brooks et de Brookstown.
Richard Backus, qui allait poursuivre sa carrière sur le petit écran, n’était pas un grand acteur. Mais aussi bien, cela ne porte pas préjudice à son personnage, Andy revenant sous la forme d’un automate infiniment triste, ironique et peu expressif, mais dégageant par sa seule présence une froideur délétère aussi redoutable qu’émouvante.
Tout flétrit au contact de cette incarnation du reproche légitime: l’hospitalité, la joie, l’autorité paternelle, l’innocence des enfants (qui sont les premiers à cultiver la violence comme un idéal), la médecine, le divertissement, l’amitié et l’amour. L’expérience de la guerre du Vietnam et de la mort renvoie tout cela au rang de peccadille et d’infâme hypocrisie. Comme le dira si bien Andy à l’occasion d’une de ses rares paroles (oui, un zombie qui parle, en 1974!), c’est au nom de tout cela qu’il est allé mourir, et que tant d’autres meurent encore. Le petit paradis américain va de pair avec l’ignominie et avec le mensonge, voilà la vérité. Et cela, malgré son hystérie, seule la mère de Andy semble finalement le comprendre, elle qui ira jusqu’à le border sur sa tombe.
Nous savons très bien, dès le début du film, que tout va se passer très mal. Nous savons que Andy Brooks, dont le corps mort fait insupportablement grincer son rocking-chair comme une rage de dent sonore, va aller jusqu’au bout.
Et c’est précisément là-dessus que Bob Clark joue avec brio, jouant du suspens avec un sadisme consommé. Que le croque-mitaine me croque tout cru si, durant le visionnage de ce film, vous ne bondissez pas au moins une fois de votre fauteuil en poussant un cri. Le regard rougi et inoubliable de Backus, la musique -très éprouvante pour les nerfs- de Carl Zittrer (fidèle musicien de Bob Clark), le jeu impeccable de chaque personnage, vous mettent en condition pour plonger dans ce cauchemar au déroulement inéluctable.
Un saisissement macabre de première catégorie, mais aussi un drame poignant, car la dernière partie du film culmine aussi bien dans l’horreur que dans les larmes. Indispensable, en somme.
6/6 - Stéphane JOLIVET
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Avis de : A . K
Une excellente réalisation,de très bon acteurs,un bon scénario et de bon maquillage ne peuvent être qu'applaudit.Deathdream ou Le Mort-Vivant est un très bon film ou l'on assiste à la descente en enfer du personnage principal.
Avis de : romy
navet totale
Avis de : doc nono
ca un navet???ca ne va pas????
méme si ta pas aimé taurait pu mettre au moin la moyenne pour une superbe histoire,des effets speciaux monstrueux et un film a la fois horreur et triste...j'ai adoré!!
Avis de : powers
surement pas un navet!
un film à l'atmosphère angoissante et une critique de la guerre:
un vétéran du vietnam qui revient mort-vivant.
Avis de : alf38000
Bob Clark a certainnement signe là son film le plus derangeant de sa carriere et peut-etre le meilleur.Que celui qui n'a pas ressenti le moindre frisson au moment de l'hallucinante scene finale se detourne definitivement du fantastique sous toutes ses formes.
Avis de : vietkieu
J'ai vu ce film à sa sortie lors du festival du film fantastique de Paris (salut à Fred et Nico!) et je ne l'ai jamais oublié. Preuve sans doute que ce n'est pas un navet (navet est d'ailleurs du genre masculin donc on écrirait "navet total" et non pas "totale"!!!)
J'ai toujours eu envie de le revoir sans y parvenir. Le trouve t'on en DVD?
L'analyse fournie dans l'article sur ce site est exactement conforme au souvenir que j'en garde, avec un mélange de terreur et de tristesse, voire même de tendresse pour le personnage lors de la scène finale.
Je suis allé depuis au Vietnam et j'y ai pensé sur place.
Avis de : rebel
Sans vouloir critiquer l'avis de ceux qui n'ont pas aimé, je pense que le film est quand même plus près d'un chef d'oeuvre que d'un navet...Pas grand chose à lui reprocher, à part certaines scènes un peu trop sombres. La frayeur est bien au rendez-vous, sans qu'il n'ait été néceessaire d'employer des effets spéciaux démesurés. Du très bon cinéma !
Avis de : snake
Une oeuvre terriblement glauque et surtou extremement triste,qui montre que ce genre de cinema paut laisser une place a l'émotion.
Avis de : beyond the grave
enfin un film de mort vivant qui a un sens (pour moi ,du moins),j'ai trouvé que ce film était très triste et que l'acteur principale etait très bon,le maquillage est l'un des plus effrayant et l'un des mieux reussi en matiere de zombie,l'histoire est prenante, les dialogues sont très efficaces , l'image du mort vivant, comme aussi,le soldat déshumanisé par la guerre , vide ,sans émotions,incapable de reprendre une vie normale,et puis la revanche de celui ci sur les vivants ,qui ne lui demandent meme pas "qu'est ce qui s'est passé , la bas ?"comme inconscient de l'horreur de la guerre.un film qui se sert du mort vivant,pour rappeler , au peuple qui vit tranquillement, que leurs enfants tombent sur le front,pour rien " je suis mort pour vous , alors vous allez mourir pour moi", .j'ai vu lors du generique que le titre originale , etait "dead of night" ,je me demande alors s'il existe plusieurs titres ? j'aimerais bien revoir des films de cette qualité.
Avis de : bub
C'est vraiement dommage que ce film ne soit pas plus connu, car il mérite d'être vu. La réalisation est très soigné, les personnages sont excellents et j'ai beaucoup aprécié l'histoire.
Mais il ne faut pas s'attendre à des scénes d'une extrême violence, le maquillage du mort vivant est cependant très réussi. Le rythme du film est tout de même assez lent.
Mais il faut pas oublier qu'on est au millieu des années soixante-dix et ce film a dûe choquer plus d'un notament à cause du sujet traité.
Au final ce film est une perle rare sur laquelle il faut se jeter sans hésitation.
Avis de : ber
Un film de qualité qui mériterait d'être plus connu. Très bien réalisé, c'est un des meilleurs films d'horreur du début des années 1970.
Avis de : l éventreur
un chef d oeuvre majeure dans le fantastique .
Avis de : Alexclockwork
Un Navet total ??? On a pas vu le même film apparement... Le meilleur film de Bob Clark dans la subtilité du début à la fin. A mon avis l'un des 10 meilleurs films du genre... Intemporel avec une fin magistrale... DU TRES GRAND ART !!!
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