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let s scare jessica to death
Critique
LOPEZ Thierry
Interview
BALAGUERO Jaume
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Musique


chose d un autre monde - la - thing from another world - the - 1951 un film de Christian Nybychose d un autre monde - la
chose d un autre monde - la


Marija NIELSEN




4/6 - Marija NIELSEN

2/6 - Gilles LUQUET











bal de l\ horreur 2008 - le

eden log

solitaire

pulsions cannibales

martyrs

small town folk

cercle infernal - le

yor le chasseur du futur

dark chamber

primer



Note globale de
la rédaction sur 6 :



Note globale
des internautes
sur 6 :



CHOSE D UN AUTRE MONDE - LA

( THING FROM ANOTHER WORLD - THE )


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( expérimental )

chose d un autre monde - la

Une équipe de scientifiques basée sur l’Arctique découvre un vaisseau extraterrestre emprisonné dans la glace. Une explosion pour dégager le vaisseau va accidentellement le réduire en miettes, et le pilote pris dans un bloc de glace est ramené au campement. Il sera dégelé et réanimé, mais cette erreur incitera l’extraterrestre à semer la terreur parmi l’équipe.

chose d un autre monde - la


Librement inspirée par la nouvelle de John W. Campbell, Jr. intitulée "Who goes there ?" (Qui va là ?), cette première adaptation en N/B possède le charme des autres films de monstres/science-fiction de son époque. Et comme les effets spéciaux n’étaient pas encore à la hauteur, l’importance est mise sur le côté scientifique, ce qui nous donne un film dominé par le dialogue et les théories proposées par l’équipe pour tenter de découvrir ce qu’est cette chose d’origine inconnue. Malgré leur apparente curiosité, leur ambition première est quand même de l’éliminer, faisant parallèle au climat de l’époque qui mettait en avant les dangers encourus par l’avancée scientifique. Ce film a d’ailleurs inspiré un grand nombre de métrages des années 50 traitant de ces mêmes craintes.

Dans la nouvelle d’origine, la créature était d’une laideur monstrueuse et capable d’imiter n’importe quelle forme de vie terrestre, étant composée de matière protoplasmique. En référence aux peurs de l’époque, elle avait réussi à construire un libérateur d’énergie atomique ainsi qu’un appareil anti-gravité qui lui aurait permis de se déplacer jusqu’à n’importe quel endroit de la Terre et commencer sa domination. Ce plan diabolique sera déjoué par l’équipe de scientifiques, mais un doute plane à la fin – ont-ils vraiment réussi ?


chose d un autre monde - la



Le film évolue à son départ dans une ambiance détendue et intellectuelle, contrairement à la version de Carpenter ("The Thing", 1982) qui met en scène un aspect bien plus pessimiste et oppressant. Les comparaisons sont inévitables, alors autant le dire tout de suite : l’un n’a pratiquement rien à voir avec l’autre. Cette version se contente de reprendre l’idée de base de Campbell, allant jusqu’à changer les noms des protagonistes et y ajouter des femmes à l’équipe.

Une autre différence majeure concerne bien sûr les effets spéciaux. Qui peut oublier les créatures terrifiantes créées par Rob Bottin pour "The Thing" ? Ici, l’extraterrestre se résume à un homme vêtu d’une combinaison se voulant sans doute spatiale, et qui porte des fausses mains griffues et une sorte d’excroissance sur la tête, rappelant vaguement la créature de Frankenstein. Il est plutôt amusant et ne fait pas réellement peur. De plus, on attend près d’une heure pour enfin l’apercevoir. Mais la dernière demi-heure comporte malgré tout son lot de suspense et quelques scènes efficaces.


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Bien que Christian Nyby soit crédité en tant que réalisateur, des rumeurs circulent comme quoi le véritable responsable serait en fait le producteur, Howard Hawks (réalisateur de "Rio Bravo" et "Le grand sommeil", entre autres). Les acteurs sont tous très bons et leur façon plus que sérieuse de discuter de ce qui arrive et pourquoi est franchement drôle. Pourtant, rien n’est exagéré ni surjoué mais on aurait aimé les voir douter un peu plus, être un peu plus terrifiés par cette mini-invasion qu’ils vont considérer à la fin comme une menace pour l’humanité entière alors qu’elle n’en paraît pas, et déjouée par eux dans une phrase hautement auto-congratulatoire…(l’esprit America Rules ! était déjà bien présent à l’époque, mais resitué dans le contexte contemporain, cela était d’autant plus rassurant). Et bien que la majeure partie du film se déroule dans un décor unique, on ne ressent pas la claustrophobie qui imprègne l’œuvre de Carpenter, qui inclut un grand nombre de scènes extérieures dans des températures inhumaines et la solitude de l'Antarctique.


chose d un autre monde - la



Au final, les adeptes de gore et d’horreur pure vont préférer l’adaptation de Carpenter, mais ce petit film mérite quand même le coup d’œil, exploitant subtilement le sentiment de supériorité de l’espèce humaine tout en mêlant de façon efficace l’horreur et la science-fiction.



4/6 - Marija NIELSEN


L'AVIS DES AUTRES REDACTEURS :

Une grosse déception ! Ok, en 1951 ça pouvait marcher, mais aujourd'hui le film a horriblement vieilli. Sans comparer ce film au remake de Carpenter, il y a peu de choses remarquables. Le scénario se traîne en dialogues interminables, les acteurs jouent comme des casserolles, les décors ne sont pas crédibles... Ajoutez à cela un humour ringard omniprésent qui désamorce complètement la supposée menace d'invasion, et vous obtenez un beau gachis. Qui a dit que c'était mieux avant ?


2/6 - Gilles LUQUET




Si vous avez aimé ce film vous aimerez peut être :

ATTAQUE DE LA FEMME DE 50 PIEDS - L . CHOSE - LA . CRITTERS 2 . HIDDEN 2 . MUTANTE - LA . CRITTERS . ALIEN 3 . XTRO . STUFF - THE .

L'AVIS DES INTERNAUTES
Avis de : Barbak


Curieusement pour une fois je prefère le remake. le film est plutôt ennuyeux...






Avis de : alien13


Ils ressemblent même à des carottes... vive le remake de Carpenter, le seul valable à mes yeux !!!






Avis de : tamia


le remake de Carpenter est évidemment supérieur,mais n'enlève rien à l'impact que ce film a du provoquer lors de sa sortie, en tenant compte du contexte géopolitique de l'époque. Un film vieilli mais intéressant






Avis de : Sean Moore


Un bon petit film de S.F qui y gagnerait si l'on ne voyait pas la "chose"elle même! La meilleure scène est celle de la couverture chauffante qui fait fondre la glace.Gamin,ça m'avait fait flipper.Le reste du film m'avait emmerdé! Rien de changé depuis.En plus on sent poindre les prémices de la chasse aux sorcières dans la réplique finale qui evoque autant les communistes que les extraterrestres.Par la suite,le discours se fera encore plus clair :Les envahisseurs viendront,la plupart du temps ,de Mars....La planète rouge!De toutes façons,un film très surfait et certainement pas un classique!Plutôt une étape historique dans la S.F au cinéma,un film qui allait imposer des règles qui furent plus ou moins suivies durant une décennie.Purée,j'aime pas les critiques trop sérieuses!Vivement un petit Jess Franco!(Bien que l'on puisse parler de la "liberté d'expression" au cinéma sous le régime franquiste....Oh!Et puis merde!)






Avis de : Prodige


Les vieux films fantastiques en noir et blanc ont un certain charme.
Même si le monstre tarde à se montrer, il est superbe pour l'époque (je rigole encore de king kong).






Avis de : scream


C'est clair, mais un monstre de taille et de forme humaine est beaucoup plus facile a réaliser que "king-kong"
Sinon, ce film a le charme des films fantastiques de l'époque évidemment, c'est son gros point fort!
Les acteurs sont bon, l'histoire sympa, la morale ( que l'homme se croi maître de l'univers...etc... ) et bien choisie.
Les éffets spéciaux sont relativement a chier (l'éléctricité a la fin...) mais y'en a assez peu donc ca gène pas trop.
Il fait pas partis des grands chefs d'oeuvre, mais c'est un bon film fantastique que j'ai beaucoup apprécié !!!






Avis de : scream


ps: la toute fin est pas géniale






Avis de : Axe géro


C'est nul, le monstre n'est pas assez monstrueux pour moi, l'action et la fin sont naaazes!! Regardez plutôt le remake, je suis sûr qu'il est mieux.






Avis de : Lord Nithorynque


Après avoir lu la critique et les commentaires précédents, je ne peux m'empêcher de penser qu'il y a un angle sous lequel le film n'a pas été envisagé. En fait, il faudrait garder à l'esprit que toute la dimension fantastique ou horrifique du film, Hawks s'en moquait royalement. Du coup, c'est peut-être un film de S-F, mais on ne peut l'apprécier pleinement qu'en ne le regardant pas comme tel. C'est étrange et paradoxal, quand on sait que LA CHOSE a influencé des dizaines de films fantastiques, pendant largement plus d'une décennie, et ce même jusqu'à ALIEN !

Reprenons les choses dans l'ordre. Le réalisateur "officiel" de LA CHOSE est Christian Nyby, le monteur habituel de Hawks, qui voulait passer à la mise en scène ; mais tous les témoins de l'époque ont raconté que Hawks était extrêmement présent sur le tournage, que c'est lui qui donnait toutes les directives, et qu'il a supervisé directement toute la réalisation. On peut donc ranger LA CHOSE dans la filmographie de Howard Hawks.

Or, Hawks méprisait la science-fiction, l'horreur, le fantastique, et même le cinéma de genre en général ! Quand il faisait un western, un film de guerre, un film noir ou une comédie, c'était en restant étranger à la notion de genre. Tout en variant le cadre de l'histoire, il poursuivait l'exploration de ses thématiques habituelles. RIO BRAVO, au lieu d'être soi-disant un western, pourrait être un polar ou une comédie musicale : il demeurerait fondamentalement le même film.

Comme dans plusieurs autres films de Hawks, l'histoire qui est racontée dans LA CHOSE est celle du mythe de Faust (c'est là un point commun avec beaucoup de films fantastiques). C'est-à-dire qu'elle oppose la vie à la connaissance. Quand l'homme cherche à savoir ce qu'il devrait se contenter d'ignorer, alors il doit en payer le prix. En d'autres termes : si on passe son temps à essayer de connaître les choses de la vie, on en oublie de vivre.

C'est dans cette optique que Hawks a toujours ridiculisé les scientifiques dans ses films (voir, entre autres, Cary Grant dans CHÉRIE, JE ME SENS RAJEUNIR et dans L'IMPOSSIBLE MONSIEUR BÉBÉ, ou les huit savants dans BOULE DE FEU). Donc, dans LA CHOSE, il est logique que l'humour s'exerce à leurs dépens. Cet humour « ringard » que n'a pas aimé Gilles Luquet, c'est l'humour hawksien typique, non pas ringard mais terre-à-terre, concret, qui ramène tout ce qui est extraordinaire vers la banalité : c'est sûr que cet humour est, dans la logique hawksienne, radicalement étranger à la science-fiction ou au fantastique. La fonction de l'humour dans LA CHOSE, c'est plutôt d'éradiquer le fantastique : on comprend la déception du spectateur de films d'horreur.
La tendance générale de l'époque, cette crainte vis-à-vis des avancées de la science qu'évoque Marija Nielsen, rejoint en tout cas ici une position constante de Hawks dans toute son oeuvre : la méfiance vis-à-vis des savants.

Pour Hawks, l'homme est fait pour vivre et non pour chercher à tout dominer (« le sentiment de supériorité de l'espèce humaine » dont parle à juste titre Marija Nielsen). Et ce, même si sa vie est sans envergure et n'aboutit jamais à rien : car le but de l'homme se situe dans l'action elle-même (ou plus exactement, dans l'interaction avec le monde), répétée à l'infini. Le héros est celui qui va se colleter avec le monde, qui va lutter sans fin et prendre la vie à bras-le-corps. Dans LA CHOSE, c'est le capitaine. Cette lutte, chez Hawks, passe de façon prioritaire par le dialogue (et aussi par la bagarre). C'est pourquoi ses films comportent toujours des scènes dialoguées (celles que Gilles Luquet trouve interminables dans sa critique). Le dialogue, c'est toujours un échange avec les autres. "Dialogue" ne veut pas dire "intellectuel". Les films de Hawks ne sont pas du tout intellectuels, ils privilégient toujours l'action (sachant que le dialogue, c'est donc aussi de l'action).

C'est aussi pourquoi Hawks se fiche de la créature : en plus d'appartenir au registre de l'extraordinaire, il n'y a aucun échange possible avec elle. En plus, elle est dangereuse pour l'homme ; elle doit donc être détruite. Les scientifiques qui se préoccupent d'elle n'ont rien compris : l'important est ailleurs. Les seuls personnages qui en valent la peine sont ceux qui vivent, ceux qui tombent amoureux. C'est pourquoi les rapports de drague entre le capitaine et Nikki sont décisifs. On comprend là pourquoi Hawks ajoute des personnages féminins, l'intrigue originale du roman comme sa dimension fantastique ne l'intéressant pas en eux-mêmes.

L'interprétation des acteurs et actrices, peu connus, est plutôt correcte. La trouvaille de la couverture chauffante (+ les chiens qui hurlent + l'ombre se levant dans le dos du soldat assis) est formidable (et reprise dans le remake de Carpenter), je ne sais pas si elle était dans le roman. La dernière réplique du film, qui déplaît à certains, je la prends comme une moquerie de Hawks envers la science-fiction et les journalistes. La vraie fin du film a lieu juste avant, c'est la possibilité d'une histoire d'amour.
Le défaut majeur du film, pour moi, vient du décor unique (à cause du faible budget) : il est très bien exploité, parce que Hawks avait un sens génial du cadre. Mais pour qu'un film de Hawks "trouve son rythme", on a besoin d'un mouvement dialectique, de passer du huis-clos à l'extérieur, c'est-à-dire que la tension accumulée pendant que les personnages sont dans la base puisse se libérer à intervalles réguliers, quand ils se retrouvent dehors. De ce point de vue-là, la version de Carpenter est meilleure : il se sert mieux des scènes tournées à l'extérieur.

P.S. : bon, tout cela était peut-être un peu théorique, et j'en profite pour glisser de plates excuses à Sean Moore (voir plus haut) si cette intervention lui paraît trop sérieuse. Par ailleurs, c'est vrai qu'on peut classer le film dans la mouvance "S-F anti-communiste" des années 50, mais le film de Howard Hawks, comme ceux de Samuel Fuller, est bien au-dessus de ce seul aspect...






Avis de : ciné45


Bravo à Lord Nithorynque pour sa critique courageuse et developpée, ce n'est pas souvent le cas sur ce site (malheureusement) pour nombres d'intervenants.

Pour ma part j'ai touvé ce film interessant et je moque que le monstre soit plus credible que King kong ou qu'il ne fasse pas assez peur car le propos du film n'est pas dans l'apparence du monstre et Carpenter l'a parfaiterment démontré dans son remake. Pour le reste, je vous demanderais de vous reporter à la crique de Lord Nithorynque QUI EST TOUT SIMPLEMEENT PARFAITE








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