Avis de : Barbak
Curieusement pour une fois je prefère le remake. le film est plutôt ennuyeux...
Avis de : alien13
Ils ressemblent même à des carottes... vive le remake de Carpenter, le seul valable à mes yeux !!!
Avis de : tamia
le remake de Carpenter est évidemment supérieur,mais n'enlève rien à l'impact que ce film a du provoquer lors de sa sortie, en tenant compte du contexte géopolitique de l'époque. Un film vieilli mais intéressant
Avis de : Sean Moore
Un bon petit film de S.F qui y gagnerait si l'on ne voyait pas la "chose"elle même! La meilleure scène est celle de la couverture chauffante qui fait fondre la glace.Gamin,ça m'avait fait flipper.Le reste du film m'avait emmerdé! Rien de changé depuis.En plus on sent poindre les prémices de la chasse aux sorcières dans la réplique finale qui evoque autant les communistes que les extraterrestres.Par la suite,le discours se fera encore plus clair :Les envahisseurs viendront,la plupart du temps ,de Mars....La planète rouge!De toutes façons,un film très surfait et certainement pas un classique!Plutôt une étape historique dans la S.F au cinéma,un film qui allait imposer des règles qui furent plus ou moins suivies durant une décennie.Purée,j'aime pas les critiques trop sérieuses!Vivement un petit Jess Franco!(Bien que l'on puisse parler de la "liberté d'expression" au cinéma sous le régime franquiste....Oh!Et puis merde!)
Avis de : Prodige
Les vieux films fantastiques en noir et blanc ont un certain charme.
Même si le monstre tarde à se montrer, il est superbe pour l'époque (je rigole encore de king kong).
Avis de : scream
C'est clair, mais un monstre de taille et de forme humaine est beaucoup plus facile a réaliser que "king-kong"
Sinon, ce film a le charme des films fantastiques de l'époque évidemment, c'est son gros point fort!
Les acteurs sont bon, l'histoire sympa, la morale ( que l'homme se croi maître de l'univers...etc... ) et bien choisie.
Les éffets spéciaux sont relativement a chier (l'éléctricité a la fin...) mais y'en a assez peu donc ca gène pas trop.
Il fait pas partis des grands chefs d'oeuvre, mais c'est un bon film fantastique que j'ai beaucoup apprécié !!!
Avis de : scream
ps: la toute fin est pas géniale
Avis de : Axe géro
C'est nul, le monstre n'est pas assez monstrueux pour moi, l'action et la fin sont naaazes!! Regardez plutôt le remake, je suis sûr qu'il est mieux.
Avis de : Lord Nithorynque
Après avoir lu la critique et les commentaires précédents, je ne peux m'empêcher de penser qu'il y a un angle sous lequel le film n'a pas été envisagé. En fait, il faudrait garder à l'esprit que toute la dimension fantastique ou horrifique du film, Hawks s'en moquait royalement. Du coup, c'est peut-être un film de S-F, mais on ne peut l'apprécier pleinement qu'en ne le regardant pas comme tel. C'est étrange et paradoxal, quand on sait que LA CHOSE a influencé des dizaines de films fantastiques, pendant largement plus d'une décennie, et ce même jusqu'à ALIEN !
Reprenons les choses dans l'ordre. Le réalisateur "officiel" de LA CHOSE est Christian Nyby, le monteur habituel de Hawks, qui voulait passer à la mise en scène ; mais tous les témoins de l'époque ont raconté que Hawks était extrêmement présent sur le tournage, que c'est lui qui donnait toutes les directives, et qu'il a supervisé directement toute la réalisation. On peut donc ranger LA CHOSE dans la filmographie de Howard Hawks.
Or, Hawks méprisait la science-fiction, l'horreur, le fantastique, et même le cinéma de genre en général ! Quand il faisait un western, un film de guerre, un film noir ou une comédie, c'était en restant étranger à la notion de genre. Tout en variant le cadre de l'histoire, il poursuivait l'exploration de ses thématiques habituelles. RIO BRAVO, au lieu d'être soi-disant un western, pourrait être un polar ou une comédie musicale : il demeurerait fondamentalement le même film.
Comme dans plusieurs autres films de Hawks, l'histoire qui est racontée dans LA CHOSE est celle du mythe de Faust (c'est là un point commun avec beaucoup de films fantastiques). C'est-à-dire qu'elle oppose la vie à la connaissance. Quand l'homme cherche à savoir ce qu'il devrait se contenter d'ignorer, alors il doit en payer le prix. En d'autres termes : si on passe son temps à essayer de connaître les choses de la vie, on en oublie de vivre.
C'est dans cette optique que Hawks a toujours ridiculisé les scientifiques dans ses films (voir, entre autres, Cary Grant dans CHÉRIE, JE ME SENS RAJEUNIR et dans L'IMPOSSIBLE MONSIEUR BÉBÉ, ou les huit savants dans BOULE DE FEU). Donc, dans LA CHOSE, il est logique que l'humour s'exerce à leurs dépens. Cet humour « ringard » que n'a pas aimé Gilles Luquet, c'est l'humour hawksien typique, non pas ringard mais terre-à-terre, concret, qui ramène tout ce qui est extraordinaire vers la banalité : c'est sûr que cet humour est, dans la logique hawksienne, radicalement étranger à la science-fiction ou au fantastique. La fonction de l'humour dans LA CHOSE, c'est plutôt d'éradiquer le fantastique : on comprend la déception du spectateur de films d'horreur.
La tendance générale de l'époque, cette crainte vis-à-vis des avancées de la science qu'évoque Marija Nielsen, rejoint en tout cas ici une position constante de Hawks dans toute son oeuvre : la méfiance vis-à-vis des savants.
Pour Hawks, l'homme est fait pour vivre et non pour chercher à tout dominer (« le sentiment de supériorité de l'espèce humaine » dont parle à juste titre Marija Nielsen). Et ce, même si sa vie est sans envergure et n'aboutit jamais à rien : car le but de l'homme se situe dans l'action elle-même (ou plus exactement, dans l'interaction avec le monde), répétée à l'infini. Le héros est celui qui va se colleter avec le monde, qui va lutter sans fin et prendre la vie à bras-le-corps. Dans LA CHOSE, c'est le capitaine. Cette lutte, chez Hawks, passe de façon prioritaire par le dialogue (et aussi par la bagarre). C'est pourquoi ses films comportent toujours des scènes dialoguées (celles que Gilles Luquet trouve interminables dans sa critique). Le dialogue, c'est toujours un échange avec les autres. "Dialogue" ne veut pas dire "intellectuel". Les films de Hawks ne sont pas du tout intellectuels, ils privilégient toujours l'action (sachant que le dialogue, c'est donc aussi de l'action).
C'est aussi pourquoi Hawks se fiche de la créature : en plus d'appartenir au registre de l'extraordinaire, il n'y a aucun échange possible avec elle. En plus, elle est dangereuse pour l'homme ; elle doit donc être détruite. Les scientifiques qui se préoccupent d'elle n'ont rien compris : l'important est ailleurs. Les seuls personnages qui en valent la peine sont ceux qui vivent, ceux qui tombent amoureux. C'est pourquoi les rapports de drague entre le capitaine et Nikki sont décisifs. On comprend là pourquoi Hawks ajoute des personnages féminins, l'intrigue originale du roman comme sa dimension fantastique ne l'intéressant pas en eux-mêmes.
L'interprétation des acteurs et actrices, peu connus, est plutôt correcte. La trouvaille de la couverture chauffante (+ les chiens qui hurlent + l'ombre se levant dans le dos du soldat assis) est formidable (et reprise dans le remake de Carpenter), je ne sais pas si elle était dans le roman. La dernière réplique du film, qui déplaît à certains, je la prends comme une moquerie de Hawks envers la science-fiction et les journalistes. La vraie fin du film a lieu juste avant, c'est la possibilité d'une histoire d'amour.
Le défaut majeur du film, pour moi, vient du décor unique (à cause du faible budget) : il est très bien exploité, parce que Hawks avait un sens génial du cadre. Mais pour qu'un film de Hawks "trouve son rythme", on a besoin d'un mouvement dialectique, de passer du huis-clos à l'extérieur, c'est-à-dire que la tension accumulée pendant que les personnages sont dans la base puisse se libérer à intervalles réguliers, quand ils se retrouvent dehors. De ce point de vue-là, la version de Carpenter est meilleure : il se sert mieux des scènes tournées à l'extérieur.
P.S. : bon, tout cela était peut-être un peu théorique, et j'en profite pour glisser de plates excuses à Sean Moore (voir plus haut) si cette intervention lui paraît trop sérieuse. Par ailleurs, c'est vrai qu'on peut classer le film dans la mouvance "S-F anti-communiste" des années 50, mais le film de Howard Hawks, comme ceux de Samuel Fuller, est bien au-dessus de ce seul aspect...
Avis de : ciné45
Bravo à Lord Nithorynque pour sa critique courageuse et developpée, ce n'est pas souvent le cas sur ce site (malheureusement) pour nombres d'intervenants.
Pour ma part j'ai touvé ce film interessant et je moque que le monstre soit plus credible que King kong ou qu'il ne fasse pas assez peur car le propos du film n'est pas dans l'apparence du monstre et Carpenter l'a parfaiterment démontré dans son remake. Pour le reste, je vous demanderais de vous reporter à la crique de Lord Nithorynque QUI EST TOUT SIMPLEMEENT PARFAITE