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Stéphane JOLIVET
4/6 - Stéphane JOLIVET
4,5/6 - Lionel JACQUET
4/6 - Stéphanie AVELINE
4/6 - Vincent DUMENIL
4/6 - Stéphane ERBISTI
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ASSOCIE DU DIABLE - L
( DEVIL'S ADVOCATE )
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Kevin Lomacks est le jeune et brillant avocat d’un patelin de Floride. Perspicace, retors, passionné, mais aussi vaniteux, il sacrifie son humanité au profit d’une énième performance au barreau judiciaire, obtenant l’acquittement d’un pédophile notoire. C’est d’ailleurs tandis qu’il fête sa victoire qu’il reçoit une proposition d’embauche alléchante de la part d’un cabinet d’avocats new-yorkais, la Milton Chadwick Waters. Salaire mirobolant, hébergement dans un hôtel cinq étoiles, voiture grâcieusement offerte… Et bien sûr, il devra défendre des accusés indéfendables. Malgré les réticences de sa mère, très religieuse, qui compare New York à la Babylone de l’Apocalypse, Kevin accepte l’offre et déménage avec sa femme, Marie-Anne. L’accueil de John Milton est impressionnant et royal, et l’avenir semble ouvrir ses bras au jeune couple qui songe à faire un enfant. Mais sans le savoir, Kevin vient d’accepter de travailler pour le démon le plus célèbre du monde… Incarner le Diable en personne au cinéma n’est pas une affaire facile. L’imagerie qui tourne autour du Tentateur est si vaste qu’on prend le risque de s’y casser les dents à tous les coups. Parker avait déjà fait une belle tentative avec Robert de Niro dans "Angel Heart", mais une tentative assez discutable. Là, comme par hasard, c’est l’autre monstre sacré du cinéma américain qui s’y colle, Al Pacino. Et force est de constater que dans ce petit duel, c’est ce dernier qui gagne.
Adapté du livre d’Andrew Neiderman, le scénario bénéficie déjà d’une excellente idée, celle de situer le mal dans l’univers qui est censé le combattre : la loi. Et bien entendu, à travers les personnages de Kevin Lomacks et de John Milton, c’est l’occasion pour le film de dénoncer la perversion de la justice à une époque de plus en plus procédurière. L’image d’une justice droite, humaine et au service de tous est balayée : ici ne règnent que l’argent, la malice, le cynisme et la vanité. Un discours qui ne manque pas de sentir son petit puritain (surtout avec le personnage de la mère de Kevin), mais dont on pourrait difficilement récuser le bien-fondé de nos jours…
L’interprétation d’Al Pacino est magistrale, épatante de classe, de ruse, de prestance soyeuse et d’humour noir. A la limite, le rôle du Diable était presque trop étroit pour lui, et on sent qu’il aurait voulu faire encore plus, encore mieux. Keanu Reeves parvient à nous convaincre dans son rôle d’avocat aux dents longues, pris dans son désir de réussite et le regrettant amèrement par la suite. Charlize Theron est un peu effacée et figée mais nous émeut tout de même, et le reste des acteurs compose une galerie de personnages standard de bonne tenue.
Là où le film pèche, c’est par ses longueurs inutiles. Des scènes comme celles de la réception mondaine ne sont pas indispensables, et certes on ne s’y ennuie pas, mais le rythme en est appesanti. La réalisation et la photographie n’ont rien d’extraordinaire, les effets spéciaux sont un peu limites… Le plaisir est néanmoins au rendez-vous grâce à l’histoire bien ficelée, pleine de perversité et de cruauté sensuelle, et à la performance d’Al Pacino. A voir.
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 avis de Ulrak | Merci pour l'info.
Juste une chose, a propos du puritanisme : c'est le racollage qui permet de sauver la morale. C'est un faux paradoxe: on touche, mais juste avec les yeux, ca fait soupape, et on peut tenir le couvercle bien fermé. Regarde Breatney Spear... Je ne fait pas non plus un procés d'intention : je constate, simplement. Je suis sociologue, déformation professionelle, quoi.
Pardon !
Juste je trouvais le film bien divertissant, prometeur, avec le grand Al (grand rien que part son talent). Tout allait bien, j'étais dedans.
Et puis la dernière partie du film, soudain, pouf, une grand coup de kitch dégoulinant, en plein ma gueule. Du coup je décolère pas, presque un an que je l'aie vu, mais vraiment ca passe pas.
Ben si c'es tcomme ca je les garderaient pour moi, mes humeurs. Snif.
A |  avis de Ulrak | Pas mal, soit, mais quand même...
Il y a le cotés puritain, moralisateur à mort, (à la fin, la morale est sauve). Il y a le racollage, hypocritemnt dénoncé ensuite selon l'équation : une belle femme délurée = un intrument du diable.
Passe encore. Mais le final, avec les flammes et tout, c'est d'un grotesque incroyable. Ca m'a fait rire, mais je crois que c'est le moment où j'étais sensé flipper.
Ennuyeux non? Al est un génie. Mais même les génies doivent manger.
Au fait, pourquoi ce titre, l'associé? Il y avait un copyright sur le titre "l'avocat du diable" ? Ca racolle mieux, pourtant, je trouve. |
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