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Arnaud DEVILLIERS
3/6 - Arnaud DEVILLIERS
5/6 - Gérald GIACOMINI
3,5/6 - Vincent DUMENIL
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Jane Chase, jeune étudiante en zoologie, a trouvé un job pour l’été chez le Docteur Steven Phillip, célèbre anthropologue. Elle est reçue par Link, le maître d’hôtel, qui n’est autre qu’un chimpanzé. Dans la maison, deux autres pensionnaires : Vaudoo, une femelle chimpanzé et son fils Imp, un bébé attendrissant et affectueux. Après une conversation téléphonique, le Docteur Phillip décide de se débarasser du vieux singe Link, malheureusement pour lui, le primate a tout entendu et à décider de ne pas se laisser faire.Je me souviens d'avoir vu ce film il y a une dizaine d'années et que je l'avais très apprécié donc motivation de plus pour me le procurer en DVD. Et là, une grosse, que dis je, une ENORME déception. Le film de Richard Franklin (auteur de Patrick et de Psychose 2) ne fait nullement peur à aucun moment et est long à se mettre en route. On s'ennuie ferme. Le film décolle véritablemet qu'au bout de quarante cinq minutes, quand le singe décide de péter les plombs, le primate se la joue à la Jason et commence à éliminer les habitants de la maison (qui ne sont que deux, heureusement que des personnes extérieures vont arriver, ouf) isolée au bord de la mer(très beau paysage). Le souci est qu'on n'assiste pas aux meurtres et qu'ils ne sont même pas suggérés. On retrouve les victimes éparpillés dans le décor sans savoir comment ils sont morts. Dommage.
Les seuls intêrets du film proviennent du jeu d'acteur et de cirque du singe dénommé Link, celui-ci fume le cigare, s'habille, joue les majordomes et même le voyeur dans une scéne de douche troublante avec la belle Elisabeth Shue, toute jeune, dont on peut admirer l'anatomie (la meilleure scène naturellement) et la musique du regretté Jerry Goldsmith qui colle très bien au film.
Malheureusement la fin est très prévisible et très moralisatrice: "on ne joue pas avec le feu".
Mais grâce à ce film, j'ai découvert qu'avec le temps les goûts changent.
AVIS DES AUTRES REDACTEURS : LINK entre dans la catégorie de ces films qu'on ne se lasse pas de visionner et qui loin de perdre de leur éclat, conserve une fraîcheur au fil des années. Pour l’apprécier à sa juste valeur, il faut apprécier la structure hitchcockienne de la mise en scène de Richard Franklin, qui dans les années 80 a rendu un vibrant hommage au maître du suspense. Tout fait penser à l’ambiance de "Psychose" : une maison isolée, un propriétaire seul et mystérieux, une jeune femme qui s’adapte à un environnement étrange, la magnifique musique de Goldsmith. Tout cela contribue à créer un suspense prenant. Terence Stamp confère de la crédibilité à son personnage pendant qu’Elizabeth Shue lui confère de la beauté. Entre les deux vient s’intercaler le singe qui a donné son nom au film. En façonnant le singe sur le modèle humain, son pygmalion, prend le risque de lui apporter aussi une part de la folie des hommes. LINK est parsemé du début à la fin de touches d’humour noir, évitant ainsi à l’histoire de se conclure sur une morale trop simpliste.
- Prix spécial du jury du festival d'Avoriaz en 1986.
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