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season of the witch - season of the witch - 1973 un film de George A. Romeroseason of the witch
season of the witch


Marija NIELSEN




4,5/6 - Marija NIELSEN












hunting creatures

tripper

reducteur de tetes

iron man

steel trap

belle et la bete 1978 - la

girl next door - the

slim till dead

blade trinity

100 tears



Note globale de
la rédaction sur 6 :



Note globale
des internautes
sur 6 :



SEASON OF THE WITCH

( SEASON OF THE WITCH )


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( expérimental )

Lassée par sa vie d’épouse modèle, Joan Mitchell va s’initier aux pratiques de la sorcellerie. Petit à petit, ses cauchemars vont s’intensifier et changer sa vie pour toujours...

season of the witch


Ce film a été tourné à la même époque que The Crazies, mais il est complètement différent. Ici, on n’est plus dans l’action, ni même l’horreur explicite, mais dans la vie et l’esprit de Joan Mitchell, une femme délaissée par son mari et incomprise par sa fille. Nous sommes plongés directement dans un de ses cauchemars récurrents, aussi étrange et incompréhensible que seul un paysage onirique peut l’être. Le film est à ce propos monté de telle façon que l’on ne sait pas toujours si on se trouve dans un rêve ou dans la réalité du film, ce qui est aussi déroutant pour le spectateur que pour Joan elle-même.

Malgré une référence ouverte à Rosemary’s Baby de Roman Polanski au début du film (dans un échange de dialogues), on pense aussi pas mal à Une Femme Sous Influence de John Cassavetes. Cette impression est notamment renforcée par une longue séquence où l’on croit plus à l’improvisation qu’à des scènes écrites et répétées. Une autre référence qui revient plusieurs fois et de façon bien plus évidente, est Le Lauréat de Mike Nichols. Désespérée de retrouver un peu de sa sensualité endormie, Joan séduit l’amant de sa fille, plus jeune qu’elle, et celui-ci l’appelle Mrs Robinson.
On se rend vite compte que les cauchemars répétés qui constituent le début du film ne sont rien d’autre que l’inconscient de Joan exprimant les névroses qui s’y sont accumulées depuis des années. Cela va même jusqu’à se manifester par une étrange silhouette masquée qui l’attaque dans sa maison durant la nuit et lui cause à commettre un meurtre tout à fait absurde.

Encore une fois, Romero injecte une critique sociale dans son film. Greg, l’amant de la fille de Joan, est un grand sceptique face à la sorcellerie. Selon lui, c’est le pouvoir de l’autosuggestion qui régit les choses que l’on ne peut expliquer de façon rationnelle. On ne peut avoir d’autres pensées que celles qu’on nous inculque, l’identité individuelle n’existe pas. Greg démontre sa théorie de façon assez humiliante envers une amie de Joan, en lui faisant fumer ce qu’il prétend être de l’herbe. La femme a rapidement la tête qui tourne, des hallucinations, des malaises, et enfin, Greg lui avoue qu’il n’y avait que du tabac dans la cigarette roulée. On se prend au jeu, on se dit qu’il a de bons arguments et que Romero se place aussi de ce côté-là, surtout que durant le reste du film, il n’y a aucune manifestation physique aux incantations de Joan. Tout se passe véritablement dans son esprit.

Ce film est proposé avec The Crazies dans un joli coffret à un prix abordable, et tout fan curieux de l’univers de Romero dispose ici d’une très bonne vue. A conseiller.



4,5/6 - Marija NIELSEN





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Avis de : snake


un film relativement peu connu de son auteur comme the crazies. c'est un melange de satyre social et de fantastique. c'est assez interessant, experimentale donc destine a un public exigeant. le portrait d'une femme paumee qui va s'interesse a la sorcellerie , rejetee par son marie est assez prenant.






Avis de : gore girl


Season of the witch figure parmi les films les plus méconnus de Romero, ce qui est bien dommage car ce film underground vaut le coup d'être vu. Cependant,ne vous attendez pas à voir un film violent ou rythmé, il s'agit plutôt d'un film avec une ambiance particulière plutôt underground et typiquement ancré dans l'esthétique des années 70. Il n' entretient qu' un mince rapport avec le cinéma fantastique, mais on reconnaît l' empreinte du cinéaste qui réalise des films sociologiques empreints d' éléments horrifiques.
J'ai beaucoup aimé les séquences oniriques des nuits de Joan, qui nous font comprendre toute la médiocrité de sa vie quotidienne. Romero se place du côté de son héroïne et stigmatise le machisme et l'arrogance de son mari ainsi que de son amant dédaigneux. Un brûlot mordant sur la condition de la femme aux Etats-unis. A découvrir.







Avis de : summer


Season of the Witch est à rapprocher de Martin: dans les deux cas, un thème clef du fantastique (le vampire ou,ici, la sorcellerie)est débarrassé de son folklore puis placé dans un encrage réaliste. Dans les deux films, toujours, le personnage principal n'utilise sa connaissance du surnaturel qu'à seul fin d'échapper à un quotidien morose, voire suicidaire. Et de la même façon que jamais nous ne savions si Martin était réellement un vampire, de même il est impossible d'affirmer que Joan est une véritable sorcière. Cela, Romero en joue, jusqu'à brouiller les pistes séparant la réalité de sa représentation fantasmée...
Si, bien sûr, le thème central a quelque peu vieilli, il faut néanmoins reconnaître que Romero, à cette époque, possédait déjà le style très sec, sans gras ni baratin, qu'il allait développer avec The Crazies puis pleinement dominer avec Zombie. Quelques flottements subsistent encore, mais l'essentiel est bel et bien là. En fait, Season of the Witch dépasse le stade de la simple curiosité et s'apparente à une idéale transition entre La nuit... et The Crazies. Autant donc dire que tous fans de Romero qui se réspectent se doivent de posséder ce film dans leurs collections privées...






Avis de : Benjo


L'idée est interessante mais le scènario traine et ne décolle jamais vraiment. Les personnages sont antipathiques. La mise en scène est basique. Visuellement ce film est d'une laideur épouvantable.
Les scènes de rêves auraient du être plus travaillées. Globalement on a l'impression de voir un film baclé. Ce que certains appellement "un style sec, sans gras ni baratin", moi j'appelle ça de la fumisterie.








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