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trauma - trauma - 1993 un film de Dario Argentotrauma
trauma


Gérald GIACOMINI




3/6 - Gérald GIACOMINI

2,5/6 - Christophe JAKUBOWICZ











hunting creatures

tripper

reducteur de tetes

iron man

steel trap

belle et la bete 1978 - la

girl next door - the

slim till dead

blade trinity

100 tears



Note globale de
la rédaction sur 6 :



Note globale
des internautes
sur 6 :



TRAUMA

( TRAUMA )


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( expérimental )

trauma

Sur un pont, Aura Petrescu, une jeune anorexique de 16 ans, d'origine roumaine, tente de se suicider. Elle est sauvée grâce à l'intervention de David Parson, dessinateur de son état. Aura est ramenée chez ses parents. La nuit de son retour, sa mère (une voyante) et son père, sont sauvagement assassinés. Aura n'a que le temps d'apercevoir une ombre tenant deux têtes. Elle se réfugie chez David, persuadée d'être la prochaine sur la liste du tueur.

trauma


Pour des milliers de fans, Dario Argento est le maître incontesté du giallo ("Les Frissons de l'Angoisse', "Ténèbres") et de l'épouvante (avec sa trilogie inachevé des Trois Mères :"suspiria', "Inferno"). Inévitablement, les Etats-Unis, sentant le potentiel du réalisateur italien lui font les yeux doux. Nous sommes à la fin de la décennie 80. Une expérience sur le territoire américain qui se résume à "Deux Yeux Maléfiques" (un film à sketches co-réalisé avec George Romero) et à ce fameux TRAUMA, dont il est question ici.


trauma




Pour l'occasion, Argento, livre un produit, sur un thème qu'il connaît sur le bout des doigts : le giallo. Mais en délestant ce genre codifié de ses oripeaux traditionnels. Ici, point de musique à la Goblins, ni de couleurs voyantes (sur le mode de "Suspiria"), mais une approche plus réaliste du film de sérial-killer. Avec TRAUMA, Argento aborde un tournant dans sa carrière. Il met aussi la pédale douce sur la sauvagerie des meurtres. Ces derniers sont confiés aux bons soins de Tom Savini ("Vendredi 13 ") : on peux ainsi voir des gorges lacérés, des têtes coupés. Forte originalité : l'arme du tueur fait dans l'innovant, avec un fil d'acier électrique. Une arme éminemment mortelle dans les mains du tueur. Car, même si les meurtres sont graphiquement moins gores, Dario Argento reste fidèle à lui-même (c'est pour ça qu'on l'aime tant et que même un de ses films mineurs surpasse n'importe quel film de terreur hollywoodien) et impose des meurtres sadiques. Le tueur utilisant un produit qui paralyse ses victimes, qui voient la mort venir sans pouvoir réagir.


trauma




Pourtant, curieusement, on n'adhère pas tellement à l'histoire, à cause d'un rythme plus proche du film policier que du thriller horrifique. Ce qui est étrange car le scénario est bien écrit, et ne comporte pas d'erreurs trop flagrantes. A ce sujet, l'identité du tueur apparaîtra logique à la vue des indices (donc, loin des aberrations d'un "Opera" -l'un des plus mauvais scénarios de l'ensemble des giallos). Visiblement, Argento est plus à l'aise dans des visions "moins réalistes " que dans un récit plus terre à terre.
Des fautes de goûts parsèment aussi le long-métrage. Les génériques de début et de fin relèvent de la plaisanterie pure et simple : l'un avec sa musique révolutionnaire, et l'autre avec le Reggae. L'importance d'une bande-sonore réussie étant importante (voire primordiale) chez Argento, ces erreurs se payent au prix fort. Ce n'est pas la musique de Pino Donaggio qui va apporter du réconfort, tellement elle en retrait. L'on avalera aussi difficilement le fait de voir des têtes parler une fois détachée de leur corps. Un pur moment de fantastique particulièrement délirant qui rend le récit moins crédible.


trauma




TRAUMA constitue un Argento mineur mais qui comporte des éléments qui valent le détour, sans oublier un casting globalement convainquant, à l'exception du fade Christopher Rydell, le héros de l'intrigue. Les fans les plus hardcores reconnaîtront l'inspiration de certains passages puisés dans sa propre filmographie (ex : le lac, référence à "Phenomena").



3/6 - Gérald GIACOMINI



* Ne pas confondre avec Burnt Offerings (Trauma) de Dan Curtis (1976).

* C'est Asia Argento (la propre fille de Dario Argento) qui joue le rôle principal de la jeune anorexique.

* Production américaine oblige, on retrouve quelques guests- stars américaines : Piper Laurie ("Carrie', "The Faculty"), Brad Dourif ("Vol au dessus d'un nid de coucou","Chucky", "Urban Legend").



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L'AVIS DES INTERNAUTES
Avis de : ben l'incollable


Du grand Argento






Avis de : Japi


Le scénario n'est pas parfait mais accroche malgré un suspense qui manque d'intensité. Le film contient des élèments intéressants et, même s'il reste inférieur aux meilleurs oeuvres d'Argento, il mérite d'être vu.






Avis de : ste²ve


Un bon film, meme s'il souffre de situations trop convenues et prévisibles.Asia est tres mignonne dans ce film mais son interprétation l'est beaucoup moins. J'ai bien aimé l'arme du crime, et bien moins aimé certains aspects comme les interventions du petit garçon.






Avis de : tamia


Argento semble s'être un petit peu égaré dans ce film, de loin le plus décevant de ce réalisateur.






Avis de : cendrillon is dead/Cosmocats


Beaucoup d'idées.
Sympathique.
Un poil long mais une réelle atmosphère.
Un giallo simpliste mais americanisé.
A découvrir !






Avis de : animal x


c'est vrai que le film n'a pas la flamboyance de ses précedents films qui se déroulent en europe mais avec trauma je trouve qu'argento gagne en profondeur . les personnages (surtout aura) atteignent une certaine épaisseur psychologique qui me semblait absente jusqu'ici (prenez suspiria par exemple, les personnages étaient de simples figures dénuées de toutes psychologies) .
Avec trauma, Argento laisse transparaitre une certaine sensibilité qu'il n'y avait pas dans les films précédents où l'abstraction confinait à un certaine froideur .

cette évolution fait d'argento un cinéaste passionnant: cinéaste de la surface (avec notamment les géniaux suspiria, inferno etc), argento amorce un virage vers "l'intime" et "l'intérieur" avec trauma

pour ma part, j'aime les 2 styles






Avis de : camif


Un thriller ma foi assez réussi. Argento sort des codes du giallo et c'est un peu dommage notamment au niveau de la musique incolore dans ce film.

Sympa mais qui ne se départit pas de la grosse moyenne de ce genre de film






Avis de : Julien


Pas le meilleur Argento, mais un film qui comporte de nombreux plans superbes. Le regard que porte Argento sur les EU est aussi intéressant, d'habitude il ne s'intéresse pas aux problématiques sociales ou politiques du pays dans lequel il se trouve (l'Italie). Là, au travers de l'anorexie et de la télévision, dans sa façon de filmer la ville, on sent une critique des sociétés de consommation qui transpire et trahit un regard plus impliqué que d'habitude. Argento met en scène, pour la première fois sa fille et la relation qu'ils entretiennent, l'ambiguité du regard, est à mon avis un élément essentiel qui concourre à l'ambiance élégiaque et poétique du film. J'ai également apprécié l'histoire d'amour entre les deux personnages principaux du film, qui sont deux paumés en marge de la société finalement (Aura parce qu'elle est anorexique, David parce qu'il est un ancien toxicomane).

Au final, un très bon film (c'est du Argento), qui peut décevoir en comparaison d'autres oeuvres du maître, mais qui est tout de même essentiel dans sa filmographie, avec tous les aspects que j'ai essayé de mettre en avant (la façon de filmer la ville, la société américaine, le fait que sa fille soit mise en scène pour la première fois par son père). Quelques faiblesses du côté de la bande-son (les Goblins nous avaient habitués à mieux) et des effets spéciaux, mais des plans de toute beauté, de nombreuses autoréférences amusantes (à l'Oiseau au Plumage de Cristal, à Profondo Rosso) et une construction argentienne qui n'a pas d'équivalent par la suite (avant, il y a Mario Bava, après, le néant).








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