Kate Davis est enlevée puis séquestrée par les membres d'une organisation obscure qui voit en elle la descendante directe de la Comtesse Bathory, qui ne serait autre que la MERE de cette secte présente de par le Monde. Ces adeptes, convaincus des pouvoirs thérapeutiques du sang, utilisent tous les moyens afin d'en faire une des leurs: drogues, lavage de cerveau... Persécutée tant physiquement que psychologiquement (méthode bien connue des sectes, hélas toujours d'actualité), Kate va tenter d'échapper à son destin filial ainsi qu'à ses bourreaux...
Soif de sang revisite le mythe du vampirisme, en ôtant tous clichés des buveurs de sang: ils n'ont pas de pouvoirs surnaturels, aucune crainte de la lumière du jour et pas de crocs (l'affiche induit en erreur, ils portent parfois des crocs mais pour une raison bien particulière). Ils vivent en communauté et utilisent leurs victimes pour de "veines" transfusions afin d'assouvir ce qu'ils considèrent comme vitale et mentale: leur supériorité raciale.
Le scénario joue donc sur un registre réaliste, ce qui accentue sa force psychologique. Le suspense est présent de bout en bout et nous tient véritablement en haleine.
L'héroïne (Chantal Contouri est épatante) en passe de devenir vampire, succombera t-elle à l'appel du sang? Le thème de l'addiction devient donc une évidence. Qui dit addiction entraîne au pire,soit le malaise permanent du manque, soit le sevrage en heureux dénouement. Idée géniale donc, qui dénouera le lien final du film.
La réalisation, très stylisée, renforce l'impression de froideur et de malaise par ses plans parfois très cliniques.
Je ne peux m'empêcher de penser que le scénario méritait toutefois plus de profondeur, tant l'idée de départ était propice à beaucoup plus de machiavélisme. Et c'est quasiment mon seul petit regret propre au film.
Néanmoins la réalisation est superbe et l'interprétation de haut niveau.
C'est donc une réelle bonne surprise que ce petit film croustillant à grignoter sans modération...
4/6 - Christophe JAKUBOWICZ
L'AVIS DES AUTRES REDACTEURS :
Un film d'une mollesse tellement totale, qu'on s'ennui au bout de 2 minutes chrono. Soif de sang cumule les défauts, pas de rythme, des personnages creux, un scénario (?) inintéressant... On arrêt les frais car la liste est longue.
Le fait est que le réalisateur vient du petit écran, et effectivement, cela se ressent tant Thirst ressemble à un mauvais téléfilm (le sang en plus).
Le plus affligeant est que le scénario ne sert que de prétexte à un petit toilettage du mythe du vampire. C'est là le seul mérite qu'a Thirst : dépoussiérer un peu la légende des buveurs de sang. Ici, pas de vampires dandy en habit du dimanche, aux canines affûtées ; mais des individus d'une certaine lignée, hantés par la soif de sang. Pour l'étancher, ils s'abreuvent sur des quidams drogués, desquels ils extraient le précieux liquide. Ensuite le liquide rouge est distillé dans de grande cuves, puis conditionné dans des briques de lait. Le tout forme un processus très industrialisé (stérilisation, contrôle des cuves...)Mais cette actualisation relève de l'anecdotique. En fait le scénario semble construit autour de ces petites idées (la ferme à humains, le conditionnement du sang...) tant l'histoire qui l'habille est inintéressante. Toute l'intrigue consiste a savoir si l'héroïne va basculer du coté obscur... Cela sent trop fortement le réchauffé pour être digeste.
Les acteurs - qui ne jouent pas mal en soit - apparaissent à l'écran, lâchent une ligne de dialogue vide, puis disparaissent. Aucun ne se démarque par sa présence ou son charisme. Dommage.
Un film sans aucun intérêt, dont la vision est fortement dispensable, trop ennuyeuse.
Je vous conseille plutôt la bande-annonce qui condense tout ce que le film a de qualités en y ajoutant le rythme qui lui fait cruellement défaut.
1/6 - Colin VETTIER
« Soif de sang » part d’une idée intéressante, à savoir une autre vision des vampires. Ici ce sont des humains qui se prennent pour des vampires, une « race supérieur » telle qu'ils le disent dans le film. A partir de là, le film traîte donc du problème de la secte à travers la victime Kate Davis enlevée car elle est la descendante d’Elizabeth Bathory, vénérée par la secte toute entière.
Le film dans pratiquement toute sa globalité s’intéresse à la secte en nous montrant ces victimes (ces personnes qui errent tel des zombies et à qui les membres subtilisent le sang), son but: une « entreprise » qui a pour matière première la confection de sang dans des briques de lait et enfin son mode d’embrigadement. Certes, si cela s’avère intéressant, malheureusement l’ennui s’installe assez rapidement par un manque de rythme évident et un manque d’approfondissement sur certains points du scénario.
Malgré tout de bon moment sont à retenir, notamment toute la partie où Kate est contrôlée par les membres de la secte et qu’elle divague dans un rêve ou l’on pourra voir cette fameuse scène de la douche de sang, particulièrement jouissive, tout comme l’effondrement de la pièce de la salle à manger, produit par des effets spéciaux assez convainquants.
Bref, une sympathique série B qui ne nous laissera pas un souvenir impérissable.
2.5/6 - Adrien AUBRUN
* Ce film a obtenu le prix des meilleurs effets spéciaux au Festival de Sitges en 1979 (Chris Murray & Conrad Rothman) ainsi que le prix du meilleur film d'horreur au festival du film Asiatique de la même année.
* Le film a été principalement tourné en Australie à Melbourne.
*David Hemmings: Brillantissime acteur britannique paré d'une carrière remarquable, jugez plutôt parmi cette selection de films sélective:
- Blow up (Antonioni VO 1966)
- Eye of the devil
- Barbarella
- Deep red
- les frissons de l'angoisse
Et plus récemment: Gladiator, Spy game, The league of extraordinary gentlemen, Gangs of New-york.
*Henry Silva: Interprète hétéroclite possédant une "vraie gueule" comme on dit au cinéma.
- Un crime dans la tête (avec Sinatra, excusez du peu)
- Le professionnel
- Le marginal
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Avis de : sean moore
Je n'ai pas l'habitude de faire long mais pour une fois ce film mérite des arguments en pagaille et un système de défense éllaboré.
Je ne dirais que deux mots: CHI-ANT!!!...Je sais c'est un seul mot scindé en deux mais sans ça j'avais trop peu à dire: C'est un film CHI, ça le fait pas trop. Pas su le regarder jusqu'au bout.Maso, j'ai pourtant essayé trois fois.
Avis de : Chris
En effet, moi aussi je me suis ennuyer et au bout de quinze minutes, le style téléfilm, les acteurs, les musiques, j'en pouvais plus...
Avis de : Camif
Voilà un film tout à fait intéressant. Une revisitation du mythe du vampire à l’heure moderne, où les riches vampires se servent des pauvres humains. Le gros point noir de ce film reste la dichotomie entre certaines séquences formidables et enlevées qui renvoient à l’univers gothique de la Hammer et d’autres d’une lenteur et d’une inutilité dommageable le rapprochant de mauvais téléfilm. En fait on fleurte constamment entre le superbe et le grotesque.
Mais faire la fine bouche serait faire preuve de goujaterie devant un film dont le plus grand mérite est de rappeler que l’on peut faire avec un scénario intelligent et de l’imagination sans recours aux artifices des effets spéciaux, et que l’Australie n’a pas produit que Mad Max et Crocodile Dundee.
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