inland empire - inland empire - 2007 un film de David Lynchinland empire


Lionel JACQUET




6/6 - Lionel JACQUET







INLAND EMPIRE
( INLAND EMPIRE )

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Le "2001" de David Lynch, plongée sensorielle dans les névroses du réalisateur, loin de tout cartésianisme, il nous livre ici un univers fantasmagorique pictural et sonore sur fond de relecture du mythe Hollywoodien.
Bienvenue à "Hollywood où les stars font des rêves et où les rêves font des stars" !

Fermez les yeux, ouvrez votre esprit et plongez dans l’univers Lynchien, oubliez vos certitudes, vos connaissances, votre vision du cinéma.
Ce n’est qu’à ce prix-là que l’on pourra appréhender cette oeuvre à nulle autre pareille.

Bien sûr, les objections des rouspéteurs qui pullulent ici ou là sont déjà nombreuses et bien connues pour qualifier ce sommet d’abstraction sensorielle ; il n’y a pas d’histoire cohérente, on ne comprend rien, mais où veut il en venir ? Lynch se moque-t-il du monde ?

Qu’à cela ne tienne semble dire le réalisateur, qui a décrété qu’une histoire se devait d’être linéaire ? Quelle loi oblige à suivre les codes établis ? Le cinéma n’est-ce pas aussi et surtout une juxtaposition de sons et d’images ? N’est-ce pas avant tout une manière de dépeindre les émotions comme un peintre le fait sur une toile ?

Une immense peinture mouvante et sonore, un vaste puzzle où toutes les pièces ne s’emboîteraient pas de façon logique, un gigantesque jeu de piste, une immense expérience sensorielle entre onirisme et réalité, une déstructuration volontaire, voilà ce qu’est ce film.



Car Lynch se moque comme d’une guigne des modes, des courants, des tendances, il navigue loin, très loin des convenances cinématographiques pour inventer et réinventer son propre univers, sa propre vision du monde qui l’entoure.

Retrouvant toute l’indépendance de ses premiers courts-métrages et de son "Eraserhead" primitifs, grâce à la révolution numérique, il filme, cadre, tourne en prise directe avec ses acteurs et ses pensées. Ne plus avoir à rendre de compte, ne plus avoir d’intermédiaire technique (plus de chef opérateur), moins de contraintes de temps (le numérique permettant de faire des plans de 40 minutes s’il le veut), et s’entourant d’une équipe réduite au strict minimum, David Lynch trouve un nouvel espace de liberté loin des carcans imposés par les studios Hollywoodiens.

La structure de base est pourtant familière aux habitués de Lynch. Après avoir pendant une heure de métrage, mis en place ses personnages et construit une histoire en apparence cohérente, l’intrigue dérape tout à coup dans autre chose, entre fantastique, onirisme, surréalisme, délire visuel et patchwork de mise en abîme des gens, des choses, de la réalité.



Sauf que là où dans d’autres oeuvres comme "Lost Highway" ou "Mulloland Drive" on pouvait retrouver la cohérence de l’intrigue après un travail de réflexion, ici, cela n’entre pas au programme du réalisateur.

Multipliant les fausses pistes, les intrigues à tiroirs, les allers et venues dans le temps et l’espace, nous faisant perdre le fil et la concentration de manière volontaire, il laisse le spectateur pantois et rêveur, balisant son film d’un bruit de fond qui semble évoquer le murmure permanent du cosmos, il entraîne ses personnages dans les tréfonds de leurs consciences.

Grand adepte de la méditation transcendantale, Lynch semble les propulser au coeur même de leurs subconscients, à moins que ce ne soit le sien ou le nôtre.



Etre happé par le souffle du film, c’est ressentir une tension croissante et une oppression qui grandit et qui, par sa déstructuration même peut surprendre à chaque instant, pour devenir terreur lors de quelques plans d’une horreur viscérale.

Même si les similitudes avec ses autres oeuvres sont nombreuses (présence du "cosmos" dans le quotidien, érotisme, rideaux rouges, immobilité des protagonistes, personnages handicapés, utilisation de couleurs sombres, sentiment d’éternité, osmose du groupe, fantômes..), David Lynch franchit ici un nouveau degré dans son oeuvre, ça ne plaira pas à tout le monde, cela en déconcertera plus d’un, mais pour les fans amoureux de cet univers, le pied n’en est que plus grand.


"Je ne sais plus reconnaître le passé du présent...et ça m’a niqué la tête" énonce une Laura Dern belle et impressionnante dans le rôle de sa vie. Qu’elle se rassure, nous aussi, et pour notre plus grand bonheur en plus.

6/6 - Lionel JACQUET





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  Avis de LIONEL J. sur inland empire
Ce n'est pas une histoire d'être bête ou d'intelligence ou quoi que ce soit de la sorte. Simplement c'est un film tellement spécial dans son traitement, dans ses images et dans sa cohésion, que forcément il ne plait pas à tout le monde.
Je comprend tout à fait que l'on peut s'y ennuyer gravement ( même si on aime Lynch ) mais ce n'est pas un film pour bobo ( d'ailleurs je ne vois pas ce que cela veut dire ).

  Avis de nekro sur inland empire
J'ai essayé 2 ou 3 fois mais j'ai pas put rester eveillé ( si la 2ème fois j'ai tenu une heure au moins ). je suis archi fan de Lynch mais là c'est trop ( encore plus incompréhensible que lost higway ) . En fin de compte c'est pas grave ( c'est meme plutot grisant ) mais je suis atristé que Lynch se rapproche plus d'une expo d'arts vidéos bobos que d'un véritable film comme ses chefs d'oeuvres d'antan.
Me reste en mémoire 2. 3 idées et séquences assez hallucinantes. 1- La voisine qui arrive avec son gros zoom sur sa ggueule trop chelou flippant et puis la double séquence ou Laura Dern est installé dans une pièce avec des mecs et qu'elle sursaute en voyant une silhouette dans la pénombre d'un coin de la pièce et qu'après dans le film on découvre que c'est elle qui était dans le coin de la pièce . Elle se ballade dans le temps, dans l'histoire , dans le film, dans les méandres labyrinthiques de ... Putain j'ai mal aux neurones
4 pour m'excuser parce que je suis trop bete pour arriver à suivre ce film qui est surement très bons.
  Avis de smiling bags sur inland empire
incroyable film...le retour de Lynch vers le film-ovni, les retours c'est vrai étaient déjà bien amorcés avec Lost Highway et Mulholland Drive, mais avec INLAND EMPIRE, David Lynch est bel et bien revenu vers la création expérimentale qui encadrait très bien Eraserhead son premier film important. l'histoire démontre bien une souffrance qui nous semble imaginaire mais est-ce vraiment le cas? Lynch veut-il nous démontrer que la représentation indépendante est plus importante que des représentations qui retracent le linéaire? est-ce le ressentiment de la protagoniste qui prime ou son engagement dans son film prendrait une tournure plus importante qu'elle ne le croit? beaucoup de questions peuvent encore tourner autour de ce scénario ,labyrinthique à souhait, ou' une malédiction prendrait le pas sur une certaine réalité très confuse noircie par les cauchemars dont Hollywood pourrait bien en être le symbole


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