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coming home - coming home - 2007 un film de Eric Falardeaucoming home
coming home


Colin VETTIER




6/6 - Colin VETTIER












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COMING HOME

( COMING HOME )


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( expérimental )

coming home

Cela fait déjà quelques temps que nous suivons le jeune et talentueux Eric Falardeau. Après le sublime "Purgatory", il nous revient avec son nouveau chef d'œuvre : Coming Home.

"À sa sortie de prison, Luc rencontre Marc. Les deux hommes s'attendent depuis plusieurs années... Ce qui les unit : une vieille bobine de film 8mm. S’amorce alors un sombre voyage sans aucun retour possible."

Difficile d'en dire plus, sans tout dévoiler. Simplement que le scénario permet énormément de liberté d'interprétation au spectateur. La vision de Coming Home nécessite donc d'être équipé d'un cerveau et si possible en état de fonctionnement. Cela permettra au québécois d'y pénétrer et de presser les parties douloureuses.

coming home


Si vous êtes un lecteur régulier, vous savez déjà tout le bien que l'on pense du cinéaste québécois. Avec "Purgatory", il avait déjà fait preuve d'un immense talent. Le voici enfin de retour avec un nouveau court métrage. Dire qu'on l'attendait avec impatience serait un doux euphémisme. Le virage à négocier est donc aussi délicat que déterminant. Le jeune homme est attendu au tournant ; pas le droit à l'erreur. Un faux pas et c'est la sortie de piste assurée. Loin de décevoir, Eric Falardeau transforme l'essai en délivrant un Coming Home diablement introspectif.

A l'instar de son "Purgatory", la dernière offrande du québécois a été tournée en 8mm. Le grain sale qu'apporte la pellicule, confère un aspect résolument malsain au métrage. Une impression de voyeurisme s'en dégage ; une plongée tout droit dans l'enfer intérieur des protagonistes.



coming home




C'est bien là qu'est tout le talent d'Eric Falardeau, nous faire vivre de sombres voyages intérieurs. Le jeune cinéaste maîtrise son sujet sur le bout des doigts et sait frapper où ça fait mal. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Coming Home est quasiment muet. Pourquoi s'embarrasser de fioritures quand l'image suffit à exprimer toutes les sensations ? L'absence de communication possible renvoie les deux personnages à l'état d'âmes errantes. Le mutisme parle de lui même, il est la condamnation ultime. Il condamne le pardon et dissout l'absolution.
Le seul lien entre Marc et Luc se trouve prisonnier d'un obscur passé.

Dès les premiers instants du métrage, le spectateur est face à l'évidence : aucune échappatoire n'est possible. A l'instar de ses personnages, Eric Falardeau ne fait aucune concession.



coming home




Coming Home se déroule dans un paysage enneigé. Le vent soulève de fins flocons de neige. Dans cette étendue blanche, immaculée, les protagonistes semblent se noyer dans leur solitude respective. Rien ni personne pour les maintenir à la surface. Inexorablement ils s'enfoncent dans leurs angoisses, pourchassés par leurs démons intérieurs.
Dans cette étendue d'un blanc fatal, seul percent la douleur et la mélancolie. Les non-dits plombent l'atmosphère, pesant bien plus lourd que des mots. Le malaise sourd que traduit cette non-communication est littéralement oppressant.
Ainsi le décor fait écho au fort intérieur des protagonistes.

Luc et Marc se débattent pour échapper à une fin que tous deux savent inévitable.



coming home




Coming Home réussit la performance d'être un huis-clos extérieur. Le paysage écrase les protagonistes de la manière dont l'auraient fait les murs d'une pièce quelconque.

Le nihilisme de Coming Home, tant dans sa forme que dans son fond, fait l'effet d'une main glaciale posée sur le cœur. Ce rejet massif s'accompagne pour le réalisateur de choix artistiques lorgnant vers le minimalisme. Les plans sont souvent longs, quasi contemplatifs, permettant au spectateur de voir au delà de l'image, jusque dans les personnages. Ou est-ce le réalisateur qui se dévoile ?

Avec Coming Home Eric Falardeau persiste et signe, s'imposant comme un cinéaste implosif !



6/6 - Colin VETTIER





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L'AVIS DES INTERNAUTES
Avis de : Éric Falardeau


Bonjour,

un gros merci à l'équipe d'Horreur.com, à Colin Vettier et à tous les lecteurs assidus du site. Votre soutien de la production indépendant, vos commentaires éclairants et votre enthousiasme sont les bases sur lesquels les réalisateurs peuvent s'appuyer afin de continuer leur travail.

Vivement une soirée en France en votre compagnie!

Au plaisir,
Éric






Avis de : darkdan


j'ai vue tout les films de Falardeau et si ce dernier pouvait mettre la main sur un bon financement je crois que nous serions assez stupéfaits de ce qui pourrait en découler . Vite que quelqu'un se réveille ................. Super nous avons froid seulement à regarder les images ...








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