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10 000 ans avant notre ère, au coeur des montagnes... Le jeune chasseur D'Leh aime d'amour tendre la belle Evolet, une orpheline que sa tribu recueillit quelques années plus tôt. Lorsque celle-ci est enlevée par une bande de pillards, D'Leh se lance à sa rescousse à la tête d'une poignée de chasseurs de mammouths. Le groupe, franchissant pour la première fois les limites de son territoire, entame un long périple à travers des terres infestées de monstres, et découvre des civilisations dont il ne soupçonnait pas l'existence. Au fil de ces rencontres, d'autres tribus, spoliées et asservies, se joignent à D'Leh et ses hommes, finissant par constituer une petite armée.
Au terme de leur voyage, D'Leh et les siens découvrent un empire inconnu, hérissé d'immenses pyramides dédiées à un dieu vivant, tyrannique et sanguinaire. Le jeune chasseur comprend alors que sa mission n'est pas seulement de sauver Evolet, mais la civilisation toute entière.
Roland Emmerich. Un nom qui éveille chez la majorité des cinéphiles avertis une sorte de dédain, et pour d'autres un étrange mélange d'attirance et de répulsion. Cette folie du blockbuster qui explose dans tous les coins et qui ne demande aucun effort de réflexion, ni pour le scénariste, ni pour le spectateur, c'est son domaine Réalisateur spécialisé dans le film fantastique à gros budget, il a connu le succès avec le sympathique "Universal Soldiers", avec l'ami Jean Claude Van Damme. Succès qui sera confirmé par "Stargate, la porte des étoiles", mais qui ne sera que les prémices au nanar hyper friqué et hyper patriotique que sera "Independance Day". Très controversé, l'allemand continuera son aventure par l'adaptation américaine du reptile japonais avec "Godzilla (1998)", avec pour résultat majeur de subir les foudres nippones. Après une incursion dans le film "de guerre" avec "The Patriot", il reviendra à son genre de prédilection avec le très moyen "Le jour d'après", qui illustre parfaitement sa carrière : un blockbuster misant sur le spectaculaire davantage que sur son scénario, et au final bien creux malgré les possibilités qu'offrait le thème abordé. Il débarque donc de nouveau sur nos écrans avec 10 000, film d'aventures se déroulant, comme l'indique le titre original, 10 000 ans avant Jésus Christ (les mystères de la traduction française...peut-être la volonté de surfer sur le succès d'un autre film au titre numérique, "300", d'autant que les affiches sont assez semblables ?). Toujours est-il qu'avec Emmerich, nous sommes prévenus : si on va voir le film, on devra s'attendre à du spectaculaire, du spectaculaire, et du spectaculaire.
Hélas, autant le dire tout de suite, le film ne remplit que très rarement ce contrat à ce niveau là. Sans doute handicapé par l'impossibilité d'utiliser des explosifs (encore qu'on n'en aurait plus été à un anachronisme près), Emmerich stagne, et peine à donner autant d'action décérébrée que dans ses autres films. Certains compenseraient en étoffant le fond, mais pas le réalisateur allemand : le scénario est d'une platitude rarement atteinte, même pour lui, et consistera à aller d'un point A à un point B, pour aller sauver une demoiselle en détresse, le tout transposé dans la Préhistoire selon Roland et arrosé d'une prophétie stupide. Un parcours émaillé d'embuches donc, dont la plupart ne cassent pas trois pattes à un oiseau géant : convertir les autres tribus à leur cause, chasser, fuir, traverser un désert. Pas grand chose à se mettre sous la dent donc. D'autant que les scènes d'action, que les amateurs attendaient impatiemment, sont largement loupées et se comptent sur les doigts d'une main mutilée : une chasse au mammouth, une attaque d'oiseaux géants, et le final. Mais là où le film devient frustrant, c'est par l'absence, pendant quasiment tout le métrage, des animaux préhistoriques qui peuplaient les bandes annonces, photos et affiches.
Nous aurons ainsi d'abord droit à une chasse aux mammouths peu intéressante, la faute à des effets spéciaux pas forcément à la hauteur au niveau de la crédibilité de leur déplacement et à une certaine tendance au second degré bien malvenu. Puis ce qui est sans doute LA scène spectaculaire du métrage, celle de l'attaque des oiseaux géants. Pour la culture (et pour me la péter un peu avec mes quelques connaissances paléontologiques, j'avoue), ceux-ci ont bel et bien existé, et semblent être des Phorusrhacos ou des Diatrymas (avec une préférence pour les premiers, qui sont a priori moins robustes que les seconds). Le problème étant qu'ils avaient disparu depuis des milliers d'années avant l'époque supposée du film. Efficace malgré un montage assez épileptique, ce passage sera suivi du passage le plus stupide du film : celui du Smilodon. Comme dit plus haut, l'absence manifeste des animaux dans un métrage qui nous promettait pourtant monts et merveilles était déjà frustrante. Elle devient carrément insultante lorsque que l'on voit l'utilisation du prédateur à dents de sabre. Outre le même problème que les mammouths au niveau du déplacement, le félin est réduit à un gros chat peu menaçant, comprenant a priori le langage humain. On viendra nous dire que ça fait partie de la prophétie. Je viendrai vous dire que c'est du " foutage du gueule " pur et simple. Je laisse la surprise de la dernière scène aux courageux qui comptent quand même aller voir le film, en prévenant néanmoins que malgré un énorme potentiel, celle-ci est également complètement loupée.
Peu spectaculaire, peu généreux en animaux, que peut-il bien rester du film ? Pas grand chose évidemment, sinon de beaux paysages, et quelques références éparpillées. On pensera notamment à "300", "Conan le barbare", "Apocalypto" pour des scènes ou des situations quasiment identiques. On pourra également penser à la légende de l'Atlantide au détour de la prophétie, à la pyramide de Khéops (on trouve à ce propos dans le film un rapprochement avec une constellation qui semble être Orion : selon certains scientifiques, il existerait une corrélation entre les positions et orientations des pyramides de Gizeh et la constellation d’étoiles). Bref, on tente de valoriser un film creux comme on peut. Niveau casting, des têtes plus connues pour avoir joué des seconds rôle s: dans le rôle du chasseur D'Leh, on retrouve Stephen Strait, qui était à l'affiche de "Le Pacte du sang" de Harlin, Camilla Belle, qui était la petite fille attaquée par les procompsognathus dans la scène d'introduction de "Jurassic Park 2 : le monde perdu" (et qui a aussi participé à la campagne de pub Nespresso. What else ?), et surtout Cliff Curtis, apparu dans plusieurs films de genre comme "The Fountain", "Sunshine" ou encore "Un cri dans l'océan". On retrouvera également Omar Sharif dans la voix du narrateur. Notons tout de même que tous ces personnages sont coiffés et rasés au millimètre, et ont une dentition parfaite. Une anomalie de plus dans un océan de médiocrité.
1/6 - Steeve RAOULT
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Avis de : Divad
Une très bonne critique que voilà!
Entièrement d'accord avec Ste²ve (je ne parle pas des noms d'espèces que je ne connais pas!RIRES!) : "10 000" est une déception de plus pour cette année 2008!
Que retenir de ce film? Pas grand chose en fait : des paysages qui laissent rêveurs, une chasse aux Mammouths plutôt bien sympathique et une attaque d'autruches ancestrales menée tambours battant.
Malheureusement, les mauvais points s'accumulent pour former une liste plutôt exhaustive que l'on peut résumer en deux trois points évidents : un scénario possédant de nombreuses longueurs, une histoire bien trop simpliste, un final déprimant car trop peu rythmé, des animaux sauvages présents sur l'affiche et la BA mais que l'on ne voit presque pas dans le long-métrage et enfin, comme le dit notre cher ami Ste²ve, des anachronismes et énormités bien trop apparentes.
Un film à voir comme un divertissement de jour de pluie, quand rien ne semble pointer le bout de son nez dans le programme télé...
Avis de : *btk*
Un film bien trop proche d'apocalypto de Mel Gibson, dans le temps et au niveau du scénario. Dans "10 000 BC" tout est trop grand public et traité de facon beaucoup moins personnelle que dans apocalypto. Pas grand chose à en dire. Miser tout sur le visuel mène vraiment le public en bateau.
Avis de : rather
Je suis désolé Emmerich, mais ton film est nul... Et dire que je m'attendais à quelque chose de bon ou du moins de moyen au pire et je me retrouve devant une hyperproduction (n'ayons pas peur des mots) avec un budget FARAMINEUX, des centaines d'acteurs maquillés et une époque n'ayant jamais éxistée avec des dinautruches si je puis dire.
Le film enchaîne incohérence sur incohérence je comprend pas comment on peut écrire un scénario aussi con et mal foutu.
Je met 1 pour le budget mais je ne devrais pas.
Si vous avez du temps à perdre allez voir 10000.
Avis de : Raptor
Que rajouter, tout a été dit, sinon que je rejoint steve sur la déception de ne pas voir beaucoup d'animaux préhistoriques, tous sont montrés dans la bande annonce! un petit ours des cavernes par-ci, un humble megatherium par là, un chouia de glytodon n'auraient pas été mal venus! et le smilodon énorme qui n'attaque aucun humain, quelle arnaque!
Quant au reste...quel reste! mieux vaut se revoir "La guerre du feu" et "Apocalypto"!
Je mets un et demi pour les paysages, les mammouths etl'attaque des dyatrimas! Et encore parce que je suis de bonne humeur!
Avis de : Jamie cool
ce film est vraiment poche je lai vue au cinema et il est trop poche
Avis de : imotep54
ué, je confirme, limite supportable...
(note: -10000/6 si je repense à la guerre du feu)
Avis de : playpause
Un bon gros navet, qui fait perdre son temps à celui qui le regarde. Débile.
Avis de : rdd
En allant voir ce film, je m'attendais à du gros visuel et pas trop du reste. Je ne m'étais pas trompé ; effets spéciaux magnifiques mais scénario inexistant (enfin oui, mais tellement vu et revu qu'on connaît déjà tout le film dans les 10 premières minutes), acteurs un brin pas assez crédibles et une fin standardisée comme jamais. Pourtant, c'est du grand spectacle, on a pas besoin de réfléchir et on passe tout de même un bon moment en prenant ce film pour ce qu'il est ; un simple film d'aventures.
Avis de : dr west
Une déception malgré la débauche d'effets spéciaux, quelques bon passages mais sans plus!!
Avis de : christliar
J'ai adoré le protagoniste métisse quand il est enfant et qui devient blanc à l'âge adulte !... il n'y a que Mikael Jackson pour nous la faire, celle là...
Avis de : ciné45 le retour
voir JCVD et dolph lundgren se mettre sur la gueule avec Ally walker au milieu, s'était fun quand j'avais douze ans ; apprendre que les extraterrestres ont construits les pyramides de Gizeh m'a fait rire mais sympathiquement à 14 ans (du coup je suis lancé dans des etudes d'archeologie mais mes profs n'étaient pas trop d'accords avec les scenaristes) ; Independence day était debile mais m'en a mis plein la gueule quand j'avais 16 ans ; Godzilla était un pure navet que ses Fx rattrappaient in-extremis et Le jour d'apres, même si il n'est pas le plus subtile des films ecolos, m'a quand même reconcilié avec les films catastrophes : bref, je suis passé par tout les stades avec Roland Emmerich mais là, trop c'est trop. Apres avoir vu le film, j'ai photocopié des effigies du realisateur et les ai placardé partout chez moi pour m'entrainer au tir : à la carabine, au revolver, avec des flechettes, les couteaux de la cuisine et toute sorte d'objets qui se lancent...
non là, je suis désolé mais pour moi (qui a plutot tendance à voir le verre à moitié plein au lieu d'à moitié vide), dans ce film, rien n'est à sauvé
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