zombies
William Wesley
Richard Jefferies, William Wesley
USA
1988
Terry Plumeri
Ted Vernon, Michael David Simms, Richard Vidan, Kristina Sanborn, Victoria Christian, David James Campbell, B.J. Turner, Tony Santory, Phil Zenderland, Mike Balog
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Un groupe de mercenaires tout en muscles (dont une femme) détourne un avion et prend en otage ses deux propriétaires, un père et sa fille. L’énorme butin qu’ils viennent de rafler alors alimente les tensions et l’un d’eux n’hésite pas à filer en parachute, le blé sous les bras.
Le voleur atterrit alors en catastrophe dans une région isolée et apparemment inhabitée : quelques vieux épouvantails sont accrochés aux quatre coins des champs et une ferme vidée de ses occupants se dresse fièrement dans les ténèbres. Lui et ses camarades, alors à ses trousses, vont très vite découvrir que ces lieux sont frappés d’une bien étrange malédiction...
Il est amusant de constater à quel point l’épouvantail est une figure récurrente de la série B d’horreur, contrairement à ce qu’on pourrait croire : on compte alors quelques petits films sur le sujet, tel que le réussi Les fleurs de sang, la toute récente adaptation d’un manga de Junji Ito qu’est Kijiku, le très moyen La nuit de l'épouvantail de Jeff Burr ou l’obscur (et sans doute très Z) Dark Harvest .
L’épouvantail assassin sera même la figure de proue d’une trilogie calamiteuse au possible, à savoir les (absolument pas) fameux Scarecrow. De la paille vivante certes, mais bonne à brûler surtout !
Rien de transcendant hélas, et c’est peut-être pour cela qu’il y avait de quoi être curieux de la sortie import du méconnu Scarecrows, qui avait tout de la bonne petite série b croustillante…en particulier sur le papier.
Car au vu du résultat final, on déchante tout de même très vite… ;
Quoi de plus excitant pourtant que la rencontre entre "Aliens, le retour" (pour les mercenaires) et de "evil dead" (pour le bois hanté) ? Le concept idéal pour de la série b creepy comme on l’aime ; encore faut-il que le réalisateur ait un minimum envie de faire plaisir aux spectateurs.
Scarecrows fascine cependant au plus haut point dès son générique du début : des lettres rouges sur fond noir (c’est toujours classe non ?), des plans sur des épouvantails immobiles qu’on devine pourtant habités des plus mauvaises intentions au point de déceler un sourire sardonique sous la couche de tissus leur recouvrant le visage, une composition musicale inquiétante qui livre le minimum syndical ; le tout est efficace, carré, angoissant.
On s’attend alors au meilleur pour la suite…en vain.
Au bout d’une demi-heure d’exposition toute molle, on est surpris alors par le total désintérêt que l’on porte aux personnages, tous plus rigides et crétins les uns que les autres : le brave père, le dur, le traître, le solitaire, la chouineuse, la femme forte…
Antipathiques à souhait, vus et revus comme c’est pas permis, mal interprétés : la cata, et ceci jusque dans les dialogues, qui sont à l’avenant. Si ces défauts sont visibles en v.o, ne parlons même pas de la v.f, absolument minable de bout en bout…et à peine hilarante !
Pas assez nul pour être aussi tordant qu’un bon bis de famille et pas assez bon pour se démarquer un tant soit peu donc, Scarecrows peine à se rattraper sur la mort des idiots, dont on se fiche royalement du sort. Les meurtres sont en effet assez sanglants (fourche plantée dans la main, décapitation, éviscération, découpage à la scie, faucille plantée dans la cuisse, crucifixion à l’aide de barbelés…) mais leur mise en scène est hélas peu percutante..
Et là encore gros problème : la réalisation de Wesley est plate au possible, celui-ci se contentant de faire tourner ses personnages en rond dans des décors assez quelconques (une ferme à l’abandon, une nature un peu sauvage…) avant de les assassiner comme il se doit. Quant aux pathétiques ralentis et la réutilisation systématique des mêmes gros plans sur les créatures de pailles inanimées, ils n’arrangent guère les choses…
Au milieu de tout ça, les éléments fantastiques tentent de créer vaguement la surprise : le mystère concernant les épouvantails restera secret jusqu’au bout, laissant le spectateur faire le lien entre un portrait cassé, une girouette "diabolique" et quelques détails fort curieux comme cette voiture fonctionnant sans moteur. La quatrième dimension n'est certainement pas loin...
Quant aux créatures elles-mêmes, elles se débattent tant qu’elles peuvent devant la caméra, impitoyables alors avec leurs victimes, et allant jusqu’à les transformer en zombies.
Des idées intéressantes qui auraient mérité plus d’attentions…pour un film qui rate sa vocation de série B "fun & fear".
1,5/6 - Jérémie MARCHETTI
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Avis de : hellrick
Une histoire très classique, quelques effets gore sympa mais on est loin du classique oubliée qu'on voudrait nous vendre. Pour les nostalgiques ou les completistes only.
Avis de : Negation
La figure de l'épouvantail me plaît beaucoup, mais j'ai bien du mal à trouver des films de qualité sur le sujet, et malheureusement ce n'est pas avec celui-ci que j'ai trouvé mon bonheur non plus. Le gros défaut du film est qu'il peine parfois à susciter l'intérêt et qu'il manque sérieusement de moments forts pour relancer l'attention du spectateur. On trouve bien les ingrédients pour faire un bon p'tit film d'horreur, mais aucun n'arrive à convaincre réellement. L'ambiance est relativement réussie, mais le minimum a été fait alors qu'elle aurait méritée d'être plus soignée. Les scènes gores sont présentes, mais ne sont pas non plus assez nombreuses ni assez crades pour séduire totalement. A côté de ça, les personnages sont insipides ou débiles au possible, le film tourne en rond et aligne des idées stupides. Certains épouvantails sont réussis, d'autres sont moches, mais dans tous les cas on aurait aimé les voir un peu plus. Malgré tous ses défauts le film se regarde, mais il n'a rien qui puisse le rendre indispensable. Dommage, vu le potentiel qu'il avait. En bref un film regardable, mais décevant. Vu le peu de bons films sur le sujet cependant, les amateurs pourront toujours tenter d'y jeter un œil.
Avis de : Defest
Pour ma part j'ai été tres emballé par ce Scarecrows qui selon moi cumulle les points forts: histoire originale, ambiance glauque et pesante et de maginifiques effets gores. Un petit classique qui merite d'etre decouvert ou revu sur le zone 1 fraichement sorti (attention ce dernier possede une VF mais il n'y a que des sous-titres anglais à mettre sur la VO)
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