sweeney todd, le diabolique barbier de fleet street - sweeney todd the demon barber of fleet street - 2007 un film de Tim Burtonsweeney todd, le diabolique barbier de fleet street


Jérémie MARCHETTI




5,5/6 - Jérémie MARCHETTI

6/6 - Stéphanie AVELINE

4/6 - Lionel JACQUET





SWEENEY TODD, LE DIABOLIQUE BARBIER DE FLEET STREET
( SWEENEY TODD THE DEMON BARBER OF FLEET STREET )

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L’obscur Sweeney Todd revient à Londres, rongé de noirs dessins : autrefois, il était alors Benjamin Parker, menant une vie paisible avec sa femme et sa toute jeune petite fille. Un bonheur qu’enviait le Juge Turpin, magistrat véreux qui s’empressa de faire croupir le jeune homme en prison, pour ensuite profiter de sa belle épouse. Après le suicide de celle-ci, Turpin recueillit la fille de Parker, l’enfermant à double tour et guettant fermement que la chenille devienne papillon pour enfin abuser de ses charmes.
Reprenant son travail de barbier, Todd compte bien tailler la gorge du monstre qui a détruit sa vie au détour d’une ultime séance de rasage…

Voilà un bon moment que l’on avait perdu de vue le Burton "freaks" d’autrefois, avec une petite poignée de films mi-figue mi-raisin : un Burton mature et bien (trop ?) sage avec Big Fish, un Burton littéralement absent avec La planète des singes et un Burton tiraillé avec un Charlie et la chocolaterie tout de même bien sympathique. On pensait que le retour à l’animation allait régler tout ça, et il n’en fut rien : "les noces funèbres de tim burton" est un produit aussi beau que inoffensif, sorte de réponse molle à L’étrange Noël de Monsieur Jack.
Après un projet "BigFishien" apparemment mis de côté, l’annonce d’une adaptation de Sweeney Todd ne pouvait que réjouir, le petit génie y trouvant là un sujet en or : un barbier sanguinaire ivre de vengeance, trouvant le moyen de se venger de la haute société par la création d’une entreprise macabre et cannibale : on supprime les vilains aristos, et une fois à la trappe, ceux-ci sont transformés en délicieuse tourte à la viande, qui nourrira par la suite la populace !
Bref, le chocolat de Willy Wonka a mal tourné, et il est devenu rouge sang…comme l’annonce le générique absolument superbe.



Il est important de savoir que l’histoire de Sweeney Todd n’est pas uniquement issue de la pièce musicale de Stephen Sondheim, mais aussi d’une histoire vraie (!!), dont la parité serait anglaise voire… française ! Ainsi il existe bel et bien une affaire similaire datant du XIIIème siècle incluant donc meurtres au rasoir et recyclage des corps en pâté. Charmant…

Couramment adapté sur les planches, Sweeney Todd s’est vu également adapté sans chansons aucunes, comme en témoigne les versions de 1936, de 1998 (avec Ben Kingsley dans le rôle titre et connu chez nous sous le titre de "L’échoppe des horreurs") et de 2006 (avec Ray Scum Winston).
Burton n’est donc pas le premier à s’attaquer au mythe sanguinolent du barbier revanchard, bien curieuse variation du Comte de Monte-Cristo maculée d’hémoglobine, de rires et de larmes.



L’association Depp/Burton, on le sait, est clairement synonyme de réussite, et ici le film ne déroge pas à la règle : outre un casting idéal (Alan Rickman et Timothy Spall, à peine sortis du dernier Harry Potter sont détestables à souhait dans leurs rôles de salauds, Sacha Baron Borat Cohen en rival grotesque, amuse avant d’être finalement expédié et Helena Bonham Carter, inévitable muse de Burton, n’a plus rien à prouver), Burton n’hésite pas à s’entourer de Dante Ferretti pour les décors ("Salò et les 120 jours de Sodome", "entretien avec un vampire" ou "le nom de la rose", entre autres, à son CV quand même !) ou de Dariusz Wolski, le même chef-op ayant œuvré pour deux œuvres majeures du cinéma gothique des 90’s, à savoir "the crow" et "dark city".
Pas étonnant donc que le résultat final soit renversant, avec un Londres crasseux et sordide à souhait, avec ses rues tortueuses et ses personnages blafards évoquant l’expressionnisme allemand, ses asiles bondés, ses bals de dépravés, sa justice corrompue où l’on condamne des enfants à mort ( !) et ce ciel éternellement plongé dans l’obscurité, occasionnellement percé par un soleil blafard : un enfer noir évoquant tour à tour Gotham City, le Londres de "from hell" ou le New York de "Sleepy hollow" (tous deux avec Depp justement !) .

Côté musique, Elfman est évincé (la seconde fois après "ed wood"), la musique de Sondheim étant naturellement conservée. Une O.S.T alors un brin inégale (on est loin de la perfection de L’étrange Noël de Monsieur Jack), le style des chansons manquant alors de diversification…ce qui n’empêche pas certaines d’être tout de même de grands moments, comme ce dialogue chanté sur les différents types de viande humaines que propose la faune londonienne !
Mangez du prêtre ou du poète au dîner ce soir ?

Autant le dire tout de suite, les allergiques au genre auront beaucoup de mal, l’ensemble se composant à 80 % de chansons !



Dans sa quête vengeresse, Todd rappelle aussi bien le Pingouin (même haine envers la société et un caractère proprement haineux, mais cachant une mélancolie certaine) que Edward, Todd affirmant lui-même que ses deux rasoirs sont des membres à part entière. Un Edward malfaisant en quelque sorte, et qui taillade autre chose que de la glace…
Et puis derrière lui, il y a l’irrésistible Mme Lovett, piètre cuisinière, et folle amoureuse du barbier assassin. Une figure attachante et cocasse, traînant rêves et désillusions à la pelle ; à ce titre, sa rêverie sucrée et sirupeuse rappelle que Burton sait si bien marier le merveilleux et le ténébreux, avec la vision pittoresque de deux freaks perdus dans un décor enchanteur et policé à l’extrême.

La boule de haine et la perle d’amour : un couple maudit comme semble les affectionner Burton, de Edward et Kim, en passant par Catwoman et Batman. Anthony, le jeune mousse candide, et Johanna (adorable Jayne Wisener, qui n’est pas sans rappeler Christina Ricci dans "sleepy Hollow"), la princesse emprisonnée, auront droit à leur quart d’heure, avant d’être un peu délaissés, histoire de forcer davantage sur la noirceur abyssale du film, conduisant Sweeney Todd sur le chemin d’une tragédie d’amour et de sang, jusqu’au plan final qui en laissera plus d’un bouche bée. De là à trouver l’équivalent de la scène de la danse sous la glace d’"edward aux mains d’argent" n’exagérons rien…
Et du sang, parlons-en justement : si l’on comptait les décapitations dans "sleepy Hollow", Burton enchaîne ici les égorgements barbares et les têtes fracassées. Lorsque le coupe-chou se fait coupe-gorge, ça charcle sec, et l’on se croirait au théâtre du grand guignol voire dans un Chambara de la belle époque ! On apprécie, forcément.

Du "Dark Musical" (on n’en verra pas tous les jours !) emballant et inspiré, et sans aucun doute ce que le grand Tim nous a pondu de plus désespéré dans toute sa filmo. L’année commence bien…

5,5/6 - Jérémie MARCHETTI





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voir les anciens commentaires



  Avis de esthermyers sur sweeney todd, le diabolique barbier de fleet street
Un amour de film d'horreur, on tombe tout de suite sous le charme.
Avec des chansons entrainante comme : my friends , Sweeney Todd salvation (ou Epiphanie) ou encore : Pretty Woman
  Avis de clouseau sur sweeney todd, le diabolique barbier de fleet street
Mr Burton you are one of the best.
  Edward à la lame d'argent
Après le trop tendre "Big Fish" et le trop édulcoré "Charlie et la chocolaterie", je pensais que Tim Burton avait tourné le dos définitivement au genre qui l'avait rendu célèbre : le fantastique sombre et glauque ("Edward aux main d'argent", "Batman returns", "BeetleJuice", "Sleepy Hollow" ...) dans lequel il égrenait sa petite touche personnelle, qui au final faisait fleurir un univers tourmenté, poisseux, gothique, suitant généreusement sur le fantastique conventionnel tel un David Cronenberg (plus soft certes)
Heureusement est arrivé "Sweeney Todd", barbier sanguinaire ivre de vengeance égorgeant à tout va, et énorme fut mon soulagement !
Johnny Depp campe le barbier de manière magistrale, le teint cendreux, le regard noir et crispé, rictus désespéré aux lèvres; cisailler des gosiers est désormais sa seule raison de vivre ayant tout perdu par le passé ... Helena Bonham Carter lui donne superbement la réplique en tenancière désabusée, aigrie et machiavélique retrouvant une fougue professionnelle en préparant des tourtes à la viande humaine !
Certains n'apprécient pas le côté comédie musical, mais c'est justement cette alliance impromptue de ce style cinématographique avec le genre horrifique qui permet à cette oeuvre de se démarquer de ses ainées en offrant un décalage jouissif, osé et surtout maîtrisé. L'intrigue et les meurtres sanglants se déroulent sous une note guillerette et bon-enfant ! Le sang "rouge-gouache" coule à flot sur les protagonistes au teint terne, gris et fade, à l'image de ce vieux Londres du XIXeme siècle, faisant contraster à merveille la brusquerie du massacre vengeur du barbier sans jamais tomber dans le grand-guignol !
Certainement le meilleur Burton à ce jour !
Des rumeurs disant qu'il s'atèle en ce moment à une adaptation de "Alice au pays des merveilles", notre attente n'en n'est que plus insupportable !
UN GRAND BRAVO M. BURTON !
  avis de Dorian
Diantre...je n'ai rien à dire sinon un mot qui n'arrive même pas à la cheville de ma pensée : MAGNIFIQUE.
  Blob tupeutlaavis de tupeutla
Je ne suis pas allé au bout : ennui car la comédie musicale se marie extrêmement mal avec le genre "horreur".
  avis de 2ni
un des meilleurs films de Tim burton
un brin décevant par rapport a la musique parce que Danny elfman est de coté :s
mais sinon c'est que du bon , autant pour les fans qui singeront le style monstrueux de Sweeney Todd que pour les novices
une bombe !
pas aussi beau qu'un edward aux mains d'argent , pas aussi frais qu'un Nightmare before christmas mais diablement énorme

allez en attendant la suite monsieur burton ,chapeau sous la moquette
  avis de bub
Une histoire de revanche dans une reconstitution de Londres assez spectaculaire. Johnny Depp est toujours aussi bon dans son rôle et les autres personnages impressionants. Les meurtres sont toujours bien venue et sanglant. L'histoire pourtant ne risque pas trop de vous surprendre mais l'amtosphére du vieux Londres confére à ce film une image forte.

J'ai adoré le film dans son ensemble mais une seule chose ne m'a pas plu et c'est la partie comédie musicale , oui on peut dire comédie car le film mélange un peu tous les genres. Si comme moi vous ne supportez pas les comédie musicale vous riqué d'être un peu irrité. Mais le film vaut le coup d'oeil.
  avis de bub
Une histoire de revanche dans une reconstitution de Londres assez spectaculaire. Johnny Depp est toujours aussi bon dans son rôle et les autres personnages impressionants. Les meurtres sont toujours bien venue et sanglant. L'histoire pourtant ne risque pas trop de vous surprendre mais l'amtosphére du vieux Londres confére à ce film une image forte.

J'ai adoré le film dans son ensemble mais une seule chose ne m'a pas plu et c'est la partie , oui on peut dire car le film mélange un peu tous les genres. Si comme moi vous ne supportez pas les comédie musicale vous riqué d'être un peu irrité. Mais le film vaut le coup d'oeil.
  avis de nekro
Bof. Plutot déçu .Bien sur c'est très beau ( mais rien de novateur pour du burton, on connait) mais j'ai pas accroché à la comédie musicale. C'est lourd et ça souligne l'action. Nettement moins bon que charlie et la chocolaterie
  Avis de *btk* sur sweeney todd, le diabolique barbier de fleet street
Le film est bien réussi, entre les décors, la noirceur du conte et le jeu d'acteur sur les passages musicaux, c'était un défi qui a été relevé avec panache. Il est vrai qu'il faut s'habituer aux chansons qui sont un brin répétitives, mais il faut avouer qu'on se laisse prendre au jeu. Pour moi c'est du bon Tim Burton, pas le meilleur mais pas le plus inintéressant.


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