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Rebecca se sent responsable de la mort de ses parents. Complètement abattue, elle décide d’aller dans leur petit chalet situé au bord d’un lac afin de se ressourcer. Sur la route, elle manque d’écraser Stan, qui se rend lui aussi dans un des chalets bordant le lac. Tous deux se lient d’amitié. Mais bientôt, Rebecca se met à voir d’étranges événements, qui ont un rapport avec le lac. Le shérif Dobbs lui raconte alors qu’une légende voudrait que tous les 13 ans, les fantômes des personnes mortes noyées dans le lac reviennent hanter les vivants pour faire de nouvelles victimes, leurs habitations ayant été totalement englouties par les eaux lors de la construction de ce lac artificiel…
Houlala. On m’avait prévenu. C’est même l’un des membres de la société d’édition du dvd qui m’avait dit "ce film est sûrement l’un des plus mauvais que j’ai jamais vu". Un éditeur qui avoue que le film qu’il vend est nul, moi je dis respect ! Mais bon, vous me connaissez un peu maintenant, j’aime donner sa chance à n’importe quel film, parce que les goûts et les couleurs varient d’une personne à l’autre. En plus, la jaquette est splendide donc autant se faire sa propre opinion.
Au final, j’aurai dû écouter Olivia. Elle avait raison sur toute la ligne. "Ghost Lake" n’est franchement pas un bon film. C’est pourtant le titre qui se vend le mieux chez Free Dolphin. On se retrouve ici avec le syndrome des années 80, à savoir un excellent visuel qui attire le regard et les envies, mais qui dissimule un gros nanar à ranger dans la catégorie "chiant à mourir". Ceux qui ont connu l’heure de gloire des vidéos clubs se sont tous vus un jour confrontés à ça. La jaquette qui tue pour un film qui tue, mais pas dans le bon sens du terme.
Bon, par quoi commencer ? Tiens, présentons le réalisateur. Jay Woelfel n’est pas un débutant puisqu’il a déjà une filmographie de 10 films à son actif avant "Ghost Lake". Principalement des films d’horreur d’ailleurs, comme "Beyond Dream’s Door", "Unseen Evil", ou "Demonicus" et son démon gladiateur des enfers. Des films destinés au marché de la vidéo et qui ne sont pas très appréciés des amateurs si on en juge par les notes attribuées sur les sites américains. A mettre au crédit de Woelfel, des budgets assez restreints. Mais bon, l’argent ne fait pas tout non plus. Sinon, notre homme est également scénariste, compositeur, producteur, directeur de casting, acteur… Plusieurs cordes à son arc donc. Peut-être vaut-il mieux qu’il se consacre à ses autres activités plutôt qu’à celle de réalisateur…
Pour "Ghost Lake", il a choisi pour incarner son héroïne la débutante Tatum Adair, dont la principale qualité est qu’elle ne rechigne pas à montrer ses seins. Comment, c’est pas un critère de qualité ? Ah pardon, j’avais cru…
Tatum Adair, hormis donc la qualité citée ci-dessus, ne gagnera pas d’Oscar à mon avis pour le moment. Son jeu n’est pas terrible, ses expressions de visages sont un peu statiques et elle a bien du mal à dégager des émotions crédibles. Mais bon, comparée à d’autres acteurs de ce film, c’est encore elle qui s’en sort le mieux. Enfin pas tout à fait, puisque pour ma part, j’ai trouvé que celle qui "assurait" le mieux, c’était la petite fille interprétée par Azure Sky Decker.
La palme du plus mauvais acteur reviendra sans aucune hésitation à Linda Brown et Raymond Suriani qui interprètent les parents de Rebecca. C’est vache de critiquer des personnes âgées, mais franchement, le jeu de Linda Brown est à se loger une balle dans la tête !
Ah oui, pour les courageux qui voudront quand même tenter l’expérience, visionnez le film en VO, parce que la VF est insupportable, j’ai tenté les cinq premières minutes du film et j’ai changé direct pour la version originale. Une calamité.
Hormis des acteurs vraiment très loin du simple niveau correct, le film est en plus assez élevé au niveau "soporifique". C’est dur, mais vraiment dur, de tenir jusqu’au bout sans appuyer sur le bouton avance rapide de la télécommande. La faute à un scénario un brin compliqué et guère passionnant, car déjà vu maintes fois. D’ailleurs, à la lecture du synopsis, vous avez dû vous dire que ça ressemblait fort à la trame principale du film "Beneath Still Waters" de Brian Yuzna et son village englouti sous les eaux pour la construction d’un lac également. Mais ce n’est pas la seule référence à des films connus dont est parsemé "Ghost Lake". On pense aussi à "Sixième Sens" de Shyamalan par exemple, notre petite Rebecca ayant de nombreuses visions de spectres durant son séjour dans ce coin perdu. Inutile de dire que ceux qui ont vu le film avec Bruce Willis auront déjà capté tous les ressortissants de l’histoire avant l’héroïne elle-même. Une petite pensée également au "Fog" de John Carpenter.
Des spectres vengeurs, voilà donc le principal intérêt du film. Et encore, si ceux-ci étaient réussis, mais même pas ! Les FX sont d’une sobriété et d’une nullité assez impressionnantes (même si certains maquillages sont sympas, reconnaissons le) et les détracteurs du film maudit "Le Lac des Morts Vivants" reverront sûrement ce dernier à la hausse ! Bien sûr, Jay Woelfel n’avait pas les moyens de Steven Spielberg pour faire son film. Ok. Mais quand même, le coup du squelette de laboratoire en plastique recouvert de gélatine, c’est franchement limite ringard et foutage de gueule. A moins que ce ne soit fait exprès ?
A tous ces défauts s’ajoutent quelques incohérences de scénario. La première étant que Rebecca, pour oublier la mort de ses parents décédés des suites d’une fuite de gaz pendant qu’elle s’envoyait en l’air dans sa voiture au lieu de rentrer sagement à sa maison, décide de partir dans la résidence secondaire de ces derniers pour se ressourcer. Problème de taille : tout dans le chalet lui rappelle ses parents ! Photos, souvenirs d’enfance et même le fauteuil roulant de son papa est présent. Bref, pour oublier, c’est quand même pas idéal ! J’ai oublié de préciser que Rebecca était blonde…(pardon à toutes les blondes qui viennent me lire, c’est juste pour ma critique hein, je vous aime toutes !)
Encore plus fort : sur la route, Rebecca manque d’écraser Stan. Pour se faire pardonner, elle le prend dans sa voiture et l’emmène avec elle. En moins de cinq minutes, notre playboy devient son meilleur ami, son confident et vous vous en doutez, son amant (bon, il lui faut un peu plus de cinq minutes quand même pour ce dernier point…). Elle doit être sacrément triste quand même pour se confier direct à un inconnu. Pourquoi pas après tout…
Je passe sur les autres points parce que je ne vais pas tout vous raconter non plus.
Que dire d’autre encore pour vous convaincre de l’inutilité de visionner ce film ? Que c’est rempli de bavardages inutiles et métaphysiques (whouah, on apprend que le chiffre 13 a une connotation particulière !! Eh ben, que voilà une bonne surprise !), que c’est mou du genou comme pas permis, que les spectres une fois sortis de l’eau se trémoussent comme des morts vivants handicapés, qu’ils ne crachent pas du sang quand ils meurent mais de l’eau (bon ça, ça paraît logique en fait…), que ça dure 1h48 soit une heure de trop, que c’est filmé en vidéo et que ça ressemble à un téléfilm bas de gamme.
En fait, "Ghost Lake" c’est parfait pour le novice qui n’a encore jamais vu de films d’horreur. C’est un premier contact avec le genre et ce qui est bien, c’est qu’on est quasiment sur de voir un autre film d’un meilleur niveau ensuite. Oui je sais, c’est pas sur à 100% parce que si on tombe sur "Neon maniacs" ou "Massacre au drive in", on est pas sorti de l’auberge. Mais bon, faudrait vraiment pas avoir de bol quand même pour enchaîner ces trois là…
Pour conclure, je dirai simplement qu’il faut à tout prix éviter ce "Ghost Lake" de pacotille, véritable torture cinématographique. C’est dommage en fait, parce qu’on sent que le réalisateur y met de la bonne volonté, qu’il essaye de créer une ambiance oppressante, de réussir à mener son suspense, comme ces plans de pierre tombale sur lesquelles se dessinent des ombres menaçantes. Mais rien ne prend, rien ne marche et seul l’ennui nous gagne. Un coup dans l’eau en somme.
0,5/6 - Stéphane ERBISTI
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Avis de : viandoxx
En tous cas, c'est fou comme les critiques de nanars sont toujours jouissives à lire, je me suis bien marré... encore des nanars, svp !!
C'est vrai que le scénario ne brille pas par l'originalité.
Tatum Adair a donc moins la bosse du cinéma que sa soeur Drom... (ok, je sors)
Avis de : kipling777
Putain, faut vraiment que j'arrète d'acheter des DVDs en fonction de leur "cover" !
Avis de : johnzilla
moi j' ai bien dormi.
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