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red riding hood - red riding hood - 2003 un film de Giacomo Cimini red riding hood
red riding hood


Colin VETTIER




1,5/6 - Colin VETTIER












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RED RIDING HOOD

( RED RIDING HOOD )


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( expérimental )

red riding hood

Depuis le énième remake insipide d’Halloween, vous attendiez désespérément un slasher digne de ce nom ? Alors asseyez-vous et lisez donc ce qui suit.

Jennifer McKenzie est une jeune fille de douze ans qui vit seule à Rome. Sa mère s’est totalement désintéressée d’elle et son père est décédé. Mais la jeune fille est très débrouillarde et, aidée de son tuteur, développe une intelligence et un sens de la justice hors du commun.
Mais (il faut bien un mais, sinon pas d’histoire !) sa grand-mère décide de venir la chercher pour la ramener à New York City. Pour Jennifer, cela est totalement hors de question ; elle a bien trop à faire à nettoyer la lie des rues de Rome, accompagné de George.


red riding hood


"Un conte à ne pas raconter aux enfants" annonce l’affiche. Cette annonce au goût de déjà vu ne rend pas réellement justice au film. "Red Riding Hood" donne bien plus à voir qu’un simple conte pour enfant épicé à la sauce adulte.
En fait, le scénario simpliste ne se rapproche que peu du conte de Charles Perrault. Certes l’héroïne et son compagnon portent des bottes et des gants de couleur rouge, cependant les ressemblances immédiates avec le conte s’arrêtent là. Le grand méchant loup et le petit chaperon rouge ne semblent faire ici qu’un seul et unique personnage. De fait, le compagnon de Jennifer est un inquiétant personnage vêtu d’une immense cape noire et d’un masque de loup blanc aux traits anguleux. Sa présence dégage toute la sauvagerie et la folie qui habitent la jeune fille.
Red Ridding Hood conte donc l’histoire d’une jeune fille, Jennifer, assoiffée de justice. Elle symbolise l’innocence et la naïveté, en cela elle est le petit chaperon rouge. Cependant sa soit disante innocence prend expression au travers de divers homicides, toujours commis au nom de la morale. Ce petit chaperon rouge traverse Rome où se tapissent des hordes de grands méchants loups, des voleurs, des menteurs, la racaille de la ville. De par les méthodes criminelles de Jennifer, le manichéisme du conte originel est mis à mal. Le bien rencontre le mal à chaque instant dans le métrage et se confond avec lui. Les sentiments ressentis pour la petite Jennifer se partagent ainsi entre une profonde sympathie pour cette enfant abandonnée à la poursuite d’un idéal fort louable et une répulsion du fait des méthodes utilisées.



red riding hood




Jouant sur la limite ténue qui sépare la justice du despotisme, red riding hood réussit à placer ses spectateurs dans une position parfois peu confortable. Ici l’on aura beau tenter de séparer le bon du mal, c’est parfaitement impossible. Tout au moins jusqu'à un seuil que la jeune fille finira par dépasser.
Voilà donc un scénario, on ne peut plus simple, mais qui aboutit à un rendu fort efficace. Sur IMDB nombre d’avis conchient le métrage. L’un d’eux annonce "des idées mais pas de talent." Ce n’est aucunement le cas, bien au contraire. red riding hood regorge de talents, mais les idées sont parfois confuses voir gâchées.

Ainsi le métrage bénéficie d’un superbe travail graphique. Le travail des couleurs est tout simplement sublime, rapprochant ce slasher de certains des plus grands gialli. Ce minutieux travail de l’image aboutit à un rendu très élégant, où rien n’est laissé au hasard. Cette esthétique moderne et aiguisée donne une certaine agressivité graphique au film, ajoutant à son caractère sans concession. L’imagerie utilisée pourra être qualifiée de néo-gothique, du fait de l’usage répété d’assortiments de couleur rouge et noire et d’une thématique très sombre.
Il va sans dire que le résultat est un vrai plaisir pour les yeux.



red riding hood




red riding hood ne se résume pourtant pas à cela, puisque son imagerie est appuyée par un montage très habile. Les ficelles sont parfois grosses, mais toujours d’une efficacité irréprochable. Plan serré sur les bottes rouges, longs travellings de poursuite dans les couloirs du métro de Rome… rien de très original donc. Cependant, il est très agréable de constater que red riding hood ne cède pas à la mode du sur découpage. Pas de montage épileptique à coup de stroboscope sous stéroïdes. Les plans sont toujours lisibles et ne versent pas dans la facilité en déguisant des cadrages ratés en les transformant en clip pour MTV.
Un choix courageux car se faisant rare, à saluer donc.

Le casting est quant à lui plus qu’honorable, la jeune actrice, ne montrant que très rarement ses limites. Sa performance d’actrice est incroyable ; tout le métrage repose sur sa capacité à projeter différents sentiments vers le public et Susanna Satta relève le défi avec aisance. Elle rend même très souvent le spectacle fort désagréable en incarnant la cruauté même, transcendant son rôle. La voir accompagnée de son loup, arpenter joyeusement les rues de Rome, puis s’arrêtant subitement l’air grave, impressionne.
Le reste du casting est à la hauteur de la performance de la jeune italienne, bien qu’incarnant des rôles plus anecdotiques.



red riding hood




Le tout est accompagné d’une bande originale parfaitement maîtrisée, alternant la reprise de classiques et compositions originales. Là encore peu (pas ?) de faute de goût. Un métrage d’une efficacité confondante, tant graphique que musicale.

Très bien, mais le renouveau en matière de slasher est-il à chercher auprès de cette nouvelle génération de cinéastes italiens ? La réponse aussi douloureuse soit-elle est "NON" !

Le spectateur est travaillé au corps, mis en conditions tout au long d’un métrage sans faille, qui révèle un nombre considérable d’atouts et de qualités… pour tout ruiner au dernier moment, avec une fin ridicule et merdique. Merdique est le mot le plus approprié, tout en restant passablement correct. Pourquoi construire une structure aussi efficace pendant une heure vingt pour déféquer allègrement dessus au final ? Quel genre de réalisateur ferait une chose pareille ?

Du point de vue du spectateur, c’est une bien mauvaise surprise qui attend ceux qui se seront laissés entraîner par ce slasher italien. Cela fait le même effet que si vous appreniez que le sexe symbole, que vous avez chéri toute votre vie, se révèle être un clown transsexuel venu d’une galaxie "far, far away". Si la fin avait été ne serait-ce que décente, la note finale aurait avoisiné les 5/6.



1,5/6 - Colin VETTIER





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L'AVIS DES INTERNAUTES
Avis de : tarnation


ouaaaaaaaaah moi il me boterait bien ce film ça m'a l'air pas trop mal. bon le tueur sosie du jinsaw c'est pas trop ça menfin
je lui met la moyenne comme je ne l'ai pas vu je noterait vraiment après.






Avis de : viandoxx


pauvre Colin.... cette fin lui a fait tirer la bobinette !








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