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splatter beach - splatter beach - 2007 un film de John Polonia & Mark Poloniasplatter beach
splatter beach


Colin VETTIER




4/6 - Colin VETTIER












eden log

solitaire

pulsions cannibales

martyrs

small town folk

cercle infernal - le

yor le chasseur du futur

dark chamber

primer

momie : la tombe de l empereur dragon - la



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SPLATTER BEACH

( SPLATTER BEACH )


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( expérimental )

splatter beach

Camp Motion Picture abandonne les perles vidéos des eighties pour sortir une nouveauté qui sent bon les pattes d’eph’, les chemises à fleurs et le rock’n’roll.

Tonya, Rodney et Rupert sont des citadins pure souche. Le genre à hurler à la mort lorsqu’une fois à la campagne, ils s’aperçoivent que les insectes sont beaucoup plus gros et nombreux qu’en ville. Le trio se retrouve en vacances en bord de mer à Sea Bright Beach. Rodney et Tonya sont venus en couple pour profiter de la marée et de la tranquillité propice aux ébats sexuels sauvages et répétés.
Quant à Rupert, il a quelque chose d’autre derrière la tête. D’étranges disparitions ont noirci les cieux si clairs de Sea Bright Beach, et le reporter en herbe aimerait élucider le mystère. Le bruit court qu’un monstre sorti de l’océan décimerait les plagistes. Personne ne prête guère de crédit à la rumeur, excepté Tess. La belle passe pour une folle quand elle essaye de prévenir les autochtones du danger qui les attend…

Est-ce un canular ? Tess est-elle vraiment à côté de la plaque ? Tant de jolies filles dans un seul film, est-ce bien raisonnable ?



splatter beach


"Date. Mate. Mutilate." annonce l’affiche du film. "Rencontrer. Copuler. Mutiler." un triptyque des plus intéressants, que les fins connaisseurs sauront apprécier. Cependant aucun métrage, aussi limité soit-il, ne peut se résumer à une phrase d’accroche. Si l’odeur de marée basse et de fruits de mer pas frais vous révulse, mettez un pince-nez et suivez moi.

Splatter Beach est la nouvelle réalisation des frères Polonia, deux allumés, abonnés aux séries Z qui tachent. Vingt ans plus tôt, "Splatter Farm" (disponible chez le même éditeur) posait les bases de la passion du duo de frangins. Avec le temps, le style demeure gore, kitsch et parfaitement assumé. Pour être exact, il semblerait que le calendrier indique toujours "fin des années 80". A quelques détails près, il est difficile de situer ce film dans le milieu du cinéma indépendant du troisième millénaire.

En effet, les films de monstres sont passés de mode depuis fort longtemps. Non pas nécessairement dans le cœur du public, mais plutôt dans celui des producteurs. Tout au plus servent-ils un métrage insipide avec quelques gigantesques bestioles à sang froid, animées par la technologie numérique. Mais de monstre en latex, point ! Il était temps de remédier à cela. John et Mark Polonia ont su jouer de clichés pour délivrer un Splatter Beach très référentiel.



splatter beach




Les premières références apparaissent sur l’affiche avec un casting clin d’œil puisque l’on y retrouve Erin Brown (alias Misty "Spiderbabe" Mundae) et Erika "Sinful" Smith. Deux sublimes actrices toutes droit sorties des productions Pop Cinema, pour le plus grand bonheur de nos mirettes. On retrouve aussi d’autres noms comme Brett Piper "Bite Me !" en directeur de la photographie, ainsi que John P. Fedele dans son propre rôle. En effet, la pile atomique made in Pop Cinema, apparaît ici en tant que batteur du groupe The Pink Delicates. Comme si cela ne suffisait pas, le crédit musical compte aussi Jon McBride, le réalisateur de "Whoodchipper Massacre". Voilà donc un casting profondément ancré dans le cinéma indépendant à micro budget.

Pour ne pas s’arrêter en si bon chemin, les frères Polonia ont en sus opté pour une réalisation délibérément démodée. Nombreuses sont les transitions faites à grand coup de zoom avant sur le plan d’origine puis zoom arrière sur le nouveau plan. C’est d’autant plus flagrant lorsqu’ils entreprennent de mettre en scène un concert sur la plage. Le fond, le groupe de musique et les plagistes ont tous été filmés séparément puis rassemblés d’une façon chaotique, qui n’est pas sans rappeler les clips d’un autre âge. Cependant, loin d’être désagréable, cette touche has been participe au charme de Splatter Beach. A n’en pas douter, les frangins, nostalgiques, renient leur époque afin d’excaver l’essence du film de genre dans une ère depuis longtemps révolue. Il suffit de voir le monstre du métrage.



splatter beach




Adeptes de latex et de papiers mâchés, vous ne pourrez qu’aimer la créature de Splatter Beach. Improbable croisement entre "La créature du lac noir" et "la créature du marais", son apparence renvoie directement au temps merveilleux où les effets numériques n’existaient pas.
Au rayon vieillerie, le connaisseur reconnaîtra l’usage d’une trame totalement éculée. Celle là même qui a fait les beaux jours du cinéma enfanté par les lecteurs de EC Comics. Comme le dit le dicton, si tu avances et que j’écule, on va avoir du mal à tout mettre sur pellicule… De l’humour noir, des jolies pépées, un monstre has been au possible et des protagonistes passablement dégénérés, tout ce qui a fait le succès des Contes de la Crypte, est ici remis au (dé)goût du jour.

Les nostalgiques et autres amateurs de cinéma de genre poussiéreux seront donc aux anges. Cela, même si l’aspect de l’image ne laisse aucun doute quant au fait que le métrage a été tourné au format numérique. La question est : est-ce une raison suffisante pour bouder son plaisir ?

Non. Mille fois non ! D’autant plus que la musique est à l’avenant : complètement démodée. Comment donc ne pas se laisser tenter par un tel amalgame d’influences périmées – quoique toujours aussi réjouissantes.



splatter beach




Au cas où les plus vaillants d’entre vous auraient réussi à se raisonner, Camp Motion Pictures a, comme à son habitude, fait un travail incroyable.
Tout d’abord, la jaquette est sublime. Du rouge, du jaune, un monstre et une tête séparée de son corps. Ah, il y a quelque chose d’écrit dans la grosse tache de sang en plein milieu du graphisme. "2 disc collector’s edition".
Non content de tasser moult bonus sur le DVD (210 minutes de programme), l’éditeur nous gratifie d’un CD audio de la bande originale du film (forcément ce n’est pas le dernier album d’Yves Duteuil !). Comble du merchandising, le disque en question a été déguisé en vinyle. Voilà un éditeur qui assume ses métrages jusqu’au bout du bout.

Finalement la mode a du bon. Elle permet d’apprécier encore plus ce qui est démodé !



4/6 - Colin VETTIER





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L'AVIS DES INTERNAUTES
Avis de : dragunov


j'ai bien apresié la pochete de film






Avis de : LETO


Ha franchement ce film,un culte,un mythe bref une balle!!! Mieux que les feebles! Je pense qu'un film tel que celui là mérite vraiment une palme d'or avec titanic 2,la résurrection. Jonh (respect) Polonia et Mark (respect big up) Polonia ont assuré, leur meilleur film, peut etre le seul. l'histoire est génial,j'ai pas dormi depuis deux jours,et je vois un psychiatre pour m'en remettre. J'avais pas autant flippé (peur en fait) depuis gremlins 2 (le 1 moins...) en plus le titre nous invitent à le regarder direct sans se poser de questions, et la jackette,respect à dragunov,qui à remarqué le travail des freres polonia, c'est à dire une balle.sur ceux bisous...partout...








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