cell - the - the cell - 2000 un film de Tarsem Singhcell - the


Jérémie MARCHETTI




4,5/6 - Jérémie MARCHETTI

3,5/6 - Gérald GIACOMINI

4/6 - Vincent DUMENIL

3/6 - Colin VETTIER

3,5/6 - Stéphanie AVELINE

3/6 - Lionel JACQUET


CELL - THE
( THE CELL )

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Catherine Deane n’est pas une psy comme les autres : ne pouvant entrer en contact avec son dernier patient, le fils d’un milliardaire plongé dans le coma, elle s’infiltre dans l’esprit du jeune garçon schizophrène via une technologie révolutionnaire.
Pendant ce temps, Carl Stragher vient de kidnapper sa dernière victime : serial killer aux tendances nécrophiles, il enferme ses proies dans des cages de verre se remplissant petit à petit d’eau. Alors que les forces de l’ordre encerclent sa maison, Carl tombe brutalement dans le coma, suite à une prise de médicaments loupée. On fait alors appel à Catherine pour pénétrer le mental du psychopathe, pour que celle-ci puisse lui soutirer quelques informations à propos de la kidnappée. Une tâche peu aisée, et même dangereuse…

À la manière du délicieusement grand-guignolesque "Hannibal", "The cell" a su se démarquer de la masse de thrillers post-"Silence des agneaux"…sans succès hélas, le film étant encore fort malheureusement sous-estimé.
Jennifer Lopez et Vince Vaugh en tête d’affiche d’un premier film, ça peut faire peur : ici, il n’en n'est rien. Le résultat final, bien qu’imparfait, est exceptionnel en bien des points.



Bien qu’il s’agisse de son premier long-métrage, Tarsem Singh (indien, tout comme son compatriote M.Night Shyamalan) est loin d’être un débutant : durant les 90’s (et même encore aujourd’hui) il a enchaîné un nombre conséquent de clips et (surtout) de publicités ; on se souviendra, entre autres, du clip "Greenawayesque" "Losing my religion" ou de cette incroyable pub Nike confrontant une équipe de foot à des démons patibulaires.
Une imagerie fantasmagorique de qualité, mais il aura fallu attendre six ans avant que Singh revienne au cinéma avec "The fall", encore inédit chez nous.

Mis à part les scènes de rêves, il faut malheureusement reconnaître que "The cell" s’apparente très souvent à un thriller lambda, un brin mou : lors des scènes réelles, l’on sent un Tarsem Singh désintéressé derrière la caméra…
Cependant, il n’hésite pas à nous servir une scène glauque durant la première partie du métrage, inhabituelle dans une production hollywoodienne de cet acabit, nous dévoilant ainsi les pratiques nécrophiles et masochistes du serial killer-vedette (incarné par Vincent "Full Metal Jacket" D’Onofrio) : celui-ci se masturbe alors sur le corps javellisé de sa victime, tout en se soulevant dans les airs grâce à des crochets plantés dans le dos.
Une vision glaciale et morbide que n’aurait pas renié Clive Barker (il ne manque plus que les cénobites !), sans aucun doute l’une des grosses inspirations du film (le musée des poupées humaines ou le look parfois SM de Stragher évoque dignement l’univers extrême, mi-fascinant, mi-repoussant, du Sir) ; car d’ailleurs, "The cell" n’en manque pas d’inspirations !



Ainsi, les scènes de rêves multiplient les renvois à l’art surréaliste : l’arrivée de l’agent Novak dans le monde de Stragher reprend le paysage lugubre d’un tableau de Odd Nerdrum ("Dawn" plus exactement), le cheval découpé en morceau est une reprise d’une des œuvres les plus folles du démentiel Damien Hirst, des escaliers démesurés rappellent le "Schacht" de H.R Giger…et Singh se cite en reprenant un décor de son clip "Losing my religion" !
On peut penser également au monde de la pub, à Dali, à Lynch…ou à "Bram Stoker’s Dracula" en voyant les curieuses combinaisons rouges qu’enfilent les cobayes, dont le design est identique à l’armure du Comte Dracula : normal, Eiko Ishioka est la costumière des deux films !

Fabuleuses, les excursions oniriques débordent d’inventivité ; visite d’un royaume ténébreux et délétère dirigé par le bouffon/roi Stragher, auquel doit échapper Catherine (la Lopez : ni géniale ni catastrophique). A côté de cela, elle noue une relation tendre avec le petit Carl, pendant innocent du démon Stragher, dont on découvrira les traumas enfantins, et renvoyant à la jeune femme l’image de ses échecs récents avec un jeune patient souffrant lui aussi d’un dédoublement de personnalité.



On aurait pu croire que les effets spéciaux n’auraient pas tenu le coup depuis le temps : ce n’est heureusement pas le cas, et on est même étonné de certaines débordements graphiques comme cette éviscération assez corsée ou le fracassage en règle du bad-guy.
Autres bons points : les sonorités orientalo-mystérieuses de Howard Shore et un Scope toujours appréciable.
Plus de substance et des scènes policières plus inspirées auraient rendu sans doute le résultat final bien meilleur : on se consolera alors sur quelques restes…mais quels restes !

4,5/6 - Jérémie MARCHETTI


AVIS DES AUTRES REDACTEURS :

Un film de sérial-killer qui sort des sentiers battus mais qui pourtant ne vaut que pour ses magnifiques portraits de rêves/cauchemars torturés. On assiste plus à une succession de tableaux qu'à une intrigue véritablement cohérente. Néanmoins, le pari du réalisateur est suffisament audacieux pour être salué.

3,5/6 - Gérald GIACOMINI




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  Avis de G.R. sur cell the
Sympa visuellement. L'histoire l'est aussi.
Et puis D'onofrio me fait craquer je l'avoue...
  Avis de whitequeen sur cell the
Belle reussite que ce film...pour un film avec Jlo en vedette on pouvait s'attendre a quelque chose de plus soft donc tres bonne surprise,Jlo s'en sort tres bien et c'est bien plus interessant de la voir ici que dans ses multiples comedies mielleuse hollywoodiennes..
un 2eme volet est sorti qui sera ceratinement bcp moins bon... avoir
  Blob Ohsmahavis de Ohsmah
Bof, franchement, ce film est décevant. Il accumule les plus gros clichés du genre. Le portrait d'un serial killer, tueur de jeunes femmes, moins monstrueux qu'il en a l'air, car il a eu une enfance malheureuse avec un père ivrogne et très violent. Bref, vu et revu 100 mille fois, avec en plus, franchement, aucun retournements de situations intéressants, sans surprise, ennuyeux. Bref, le portrait est un peu touchant, mais sinon, ce film ne vaut pas grand chose je trouve.
  Blob snakeavis de snake
Assez space ce film,j'etai pas specialemen motivé pour voir un thriller avec J Lopez et puis a force d'en entendre du bien je me le suis procuré,au final un drole de film qui melange l'histoire lambda d'un serial killer avec un univers fantasmagorique ou le reve et la realité se melange.Un bon trip sous acide a voir.Et puis d'Onofrio a une belle coupe lol.
  avis de nekro
Superbe film mais qui a le cul entre 2 chaises .Je n'aime pas trop la partie thriller hollywoodien avec j-lo mais par contre les reves du psychopate sont tout simplements sublimes dans le genre cauchemar multicolore psychédélique .Le final est dantesque .C'est tout bonnement magnifique et visuellement c'est ce qui se fait de mieux .Et puis les deux styles du film sont quand meme biens intégrés et le film est très prenant .Un petit chef d'oeuvre ou l'aspect onirique l'emporte sur celui plus conventionnel du thriller ou on se serait bien passé de jennifer Lopez. J'aurais mis à la place Jennifer Connely ou Jodie Foster ...


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