Chargement de la page en cours...
team america : world police
Critique
BACH Films
Interview
LOVECRAFT Howard Phillips
Biographie
massacre a la tronconneuse 1974
Musique


haze - Haze - 2005 un film de Shinya Tsukamotohaze
haze


Jérémie MARCHETTI




4,5/6 - Jérémie MARCHETTI












mutante 3 - la

invasion des piranhas - l

blood and sex nightmare

sex slaves of the ss

incroyable hulk - l

camion de la mort - le

let s scare jessica to death

bone snatcher - the

mother of tears

footsteps



Note globale de
la rédaction sur 6 :



Note globale
des internautes
sur 6 :



HAZE

( HAZE )


Cette critique a été consultée 1883 fois

Chercher ce film sur le forum
( expérimental )

haze

Un homme se réveille dans l’obscurité la plus totale, blessé au ventre. Outre l’absence de lumière, l’endroit en question est particulièrement confiné, et s’y faufiler n’est pas chose facile.
Amnésique, l’homme décide de découvrir la raison pour laquelle il se trouve prisonnier de ce labyrinthe, où il connaitra les pires horreurs…


haze


Voilà huit ans que les distributeurs français semblent avoir coupé le cordon avec l’œuvre de Shinya Tsukamoto, dont la patte destroy connue quelques changements au début de ce 21ème siècle.
Bien que trimballé de festival en festival, le curieux "Snake of June" ne connaitra pas les honneurs d’une sortie cinéma ou d’une sortie vidéo dans notre pays. Une œuvre souvent décriée alors, puisque Tsukamoto y abandonne son univers ultra-violent, pour livrer une œuvre sensuelle plus posée, plus lente. Il remet cependant le couvert avec "Vital", au propos nettement plus glauque.



haze




A t-on perdu l’ancien Tsukamoto ? Celui qui nous parlait de cités-monstres déshumanisantes et de mutations déplaisantes aussi mentales que physiques ? Pas sûr, surtout à la vue de ses deux derniers films, et plus particulièrement ce "Haze" tout aussi perturbant qu’un "Tetsuo".
Court-métrage ne dépassant pas la demi-heure, "Haze" atteint cinquante minutes sur sa version dvd : la version courte faisant ainsi partie d’une anthologie de courts-métrages tournée en DV, "Digital Short Films by Three Filmmakers", où Tsukamoto est rejoint par Sogo Ishii et Joon-ho Bong.
C’est évidemment la version director’s cut (la plus longue donc) qui est critiquée ici.



haze




"Haze" est le genre de film fait pour le cinéma, le lieu parfait pour retranscrire toute la claustrophobie qui suinte de part et d’autre de cet Ovni malade et éprouvant. Alternative extrême de "Cube", rappelant même un peu l’hallucinant "Corridor", le film de Tsukamoto tient cependant du jamais vu sur bien des aspects, se disputant le prix du film le plus claustro de l’histoire avec le tout récent "The descent".
Acteur décidément très actif dans le cinéma nippon actuel, Tsukamoto incarne lui-même le personnage principal, goûtant amèrement aux pièges réservés par cette mystérieuse structure cauchemardesque, dont on ne saura strictement rien (et dont je souhaite vous en apprendre le minimum).
Une nouvelle vision de l’enfer ? Une métaphore sur le monde urbain terrassant ? Mystère…



haze




C’est peut-être là la faiblesse du film : à savoir une dernière partie confuse et tout de même assez "autre" qui apprendra hélas peu de choses au spectateur. Ceux qui adorent se trifouiller le cervelet y trouveront sûrement un intérêt certain et y débusqueront peut-être la clef de cette aventure terrifiante…peut-être.
On se rassurera cependant sur les nombreux grands moments que réserve le moyen-métrage : tantôt allongé, tantôt debout, le pauvre héros se retrouve par exemple littéralement collé à un long tuyau d’acier, l’obligeant à longer le mur, les dents accrochées au morceau de fer interminable et rouillé. Attention, ça fait très mal…
Surgissent également des hallucinations quasi-lynchiennes, et quelques visions hystérico-sanguinolentes typiques de son auteur, lorsque le héros assiste impuissant à un massacre perpétré par on ne sait quelle force, étrange ballet de barbaque et de corps poisseux, se tordant de douleur dans les ténèbres de ce labyrinthe de métal et de béton.
Le Cronenberg nippon est bel et bien de retour !




4,5/6 - Jérémie MARCHETTI





Si vous avez aimé ce film vous aimerez peut être :

LOVE OBJECT . CETTE NUIT JE M INCARNERAI DANS TON CADAVRE . MAIS NE NOUS DELIVREZ PAS DU MAL . BENNYS VIDEO . ED WOOD . SANTA SANGRE . CITE DES ENFANTS PERDUS - LA . BELLE ET LA BETE 1978 - LA . VISIONS OF SUFFERING . CREATURES CELESTES .

L'AVIS DES INTERNAUTES
Avis de : kazmir


hé bien je dois bien avouer que quand j'ai vu haze (en version 50 mn) je me suis pris une sacrée tarde. tout d'abord la photo magnifique bien que tres sombre pour ma part je trouve que c'est un exploit d'obtenir un telle qualité avc une dv. Ensuite l'ambiance oulala ca fait mal on voit presque rien mais juste assez pour vous sentir mal a l'aise. le coté claustrophobique est un total reussite pour peu on se sentirai presque cloisonné dans un couloir d'egout.
le son joue aussi une part tres importante dans ce film (comme dans tout les films de tsukamoto d'ailleur) pour la musique si je m'en souvien bien il y en a tres peu mais les quelques compositions indus de chu ishikawa font toujours leur petit effet.
enfin comme il l'est dit dans la critique la fin est peut en laisser certain dubitatif pour ma part, je l'ai bien apprecié car elle laisse une impression etrange sur ce que l'on vient de voir et laisse de nombreuse interpretations possible.
pour moi "haze" est le retour du tsukamoto d'en temps meme si on ne retrouve pas la hargne caracteristique de ses debut mais une sorte de mix entres ses deux periodes. une sorte de nouvel equilibre. et puis la scene des poissons est quand meme magnifique un peu moment de comptemplation et de zen dans un dedal de torture.








Ajouter votre avis

( Nous nous réservons le droit de supprimer tout commentaire inutile ).

Textes et logos © Horreur.com; 2002-2007.
Les images, photos et éventuels sons contenus sur ce site sont la propriété
de leurs auteurs
ou ayants droits respectifs et sont reproduites dans un but informatif.