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slaughter party - slaughter party - 2005 un film de Buck Jones Jr. (aka Fred Rosenberg)slaughter party
slaughter party


Colin VETTIER




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SLAUGHTER PARTY

( SLAUGHTER PARTY )


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( expérimental )

slaughter party

Votre vie est terne ? Votre quotidien ressemble à une tartine de pain dur sur laquelle trône une substance insipide ? Pas de chance. Pour ce qui est de Slaughter Party lisez plutôt la critique.

Un scientifique fou se cache dans une grotte non loin de laquelle coule une rivière. Qui dit scientifique fou, dit bien sûr psychopathe-déjanté-aux-cheveux-hirsutes-désespérément-à-la-recherche-de-cobayes-humains. Le hic, c’est qu’en plus d’être fou, le scientifique en question est obsédé sexuel.
Pas de chance donc pour les trois amis qui tombent entre ses mains. Encore moins pour le nain qui va se retrouver ramené d’entre les morts après que ledit psychopathe ait porté atteinte à son intégrité anale (pour ceux dont le cerveau pédale à vide, "le nain s’est fait sodomiser par le docteur maboul"). Il est donc tout à fait légitime que le nain soit énervé, et massacre à grand coup de couteau de "jolies" jeunes filles en bikini. Les donzelles sont des lesbiennes, annonce le résumé du film.
Bon, ça change rien, une fois hachés, lesbiennes ou hétéros, la différence est plutôt à trancher.



slaughter party


Il n’y a pas à dire, chez Troma ils savent récupérer des films au speech diablement accrocheur. Un nain sodomite revenu d’entre les morts pour hacher de la lesbienne ! Il fallait oser baser un métrage sur une idée pareille. Rien d’étonnant donc que Troma en ait acquis les droits. Pourtant, autant que vous le sachiez dès à présent, Slaughter Party est ennuyant à mourir. Je me suis endormi trois fois avant de réussir à en voir la fin.
En effet, le métrage manque cruellement d’inspiration. Pendant les quelques 80 minutes sur lesquelles il s’étend, le même schéma est répété, encore et encore jusqu’à ce que le spectateur soit pris de convulsion nerveuse et bave une épaisse mousse blanchâtre.



slaughter party




Au détour de deux meurtres insipides, commis par le nain armé de son immense couteau (comme quoi, la légende dit vrai, les nains en ont bien un plus gros que les autres), si vous ne vous êtes pas endormis, vous pourrez admirer un florilège d’apparitions de stars plus ou moins périmées. Dans le rôle principal, vous pourrez donc reconnaître Felissa Rose "Massacre au camp d’été", le scientifique est campé par le déjanté Adam Glasser "Seymour Butts", une star du porno américain. Slaughter Party ne s’arrête pas là, car apparaissent aussi Brinke Stevens "Slumber Party Massacre" et Lloyd Kaufman "Terror Firmer". Et en cadeau bonux©, il y a l’incroyable Ron Jeremy "citizen toxie", légende du film pornographique aux Etats-Unis, et connu pour ses nombreuses apparitions dans des productions Troma.
La majorité de ces apparitions sont très agréables, sans toutefois sauver le film de son naufrage. Forcément, quand on se tire une balle dans le pied, il faut s’attendre à marcher moins vite.



slaughter party




Slaughter Party est donc un pseudo slasher poussif. Le tueur nécrophile et verticalement concentré n’est en rien rigolo ou original. Il passe son temps à courir, grimacer et à cabotiner sans intérêt. Sa prestation est donc désagréable, mais – à sa décharge – le rôle était inintéressant dès le départ. Le fait que le tueur soit un nain n’apporte rien au film. Hormis peut-être que le tueur puisse se cacher dans le panier à linge sale de ses victimes.
Peut-être que ça fera rire quelques uns d’entre vous de voir un nain tueur courir après ses victimes – j’en connais qui se marrent devant "Angélique Marquise des Anges", lors de l’apparition du personnage incarné par un nain ! – personnellement cela ne me fait ni chaud ni froid.
La prestation du scientifique fou, est d’égale contenance, un cabotinage continu et irritant.



slaughter party




Y a-t-il donc quelque chose pour sauver Slaughter Party ? A vrai dire, pas vraiment car la réalisation est elle aussi très douteuse. Le métrage se revendique comme un splatter punk. Mais il y a autant d’esprit punk là dedans que dans "Martine va à la plage". C’est un peu facile de faire un slasher insipide, dépouillé et sans intérêt, et ensuite de justifier cela comme une démarche artistique, comme un état d’esprit. Cela se justifie parfois, en l’occurrence ce n’est pas le cas ici.

Voilà donc un Troma au moins aussi subversif que "Tight Spot" et qui réussit l’exploit d’être largement aussi palpitant que "Meat Weed Madness". On oublie, et on passe au suivant.



1/6 - Colin VETTIER





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