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house 1977 - hausu - 1977 un film de Nobuhiko Obayashihouse 1977
house 1977


Jérémie MARCHETTI




6/6 - Jérémie MARCHETTI












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Note globale de
la rédaction sur 6 :



HOUSE 1977

( HAUSU )


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( expérimental )

house 1977

Les grandes vacances débutent pour la jeune Oshare et sa bande de copines : lorsque celle-ci apprend que son père compte refaire sa vie avec une belle inconnue, elle décide de filer loin du foyer familial. Prochaine destination ? Le manoir de sa tante, vivant loin de la civilisation et abandonnée de tous.
Mais Oshare et ses amies vont vite regretter leur petite visite : lorsque la nuit tombe, les jeunes filles en fleurs sont victimes des forces maléfiques de la demeure…


house 1977


Présenté au 7ème festival international du film fantastique et de science-fiction de Paris (ce qui ont la chance de posséder "L’écran fantastique n°5" y trouveront d’ailleurs un texte révélant les aspects psychanalytiques du film) mais n’y récoltant aucune récompense, "House 1977" rate sa vocation de film culte et ne sera jamais distribué en France (ni même autre part que dans son pays d’origine…du moins apparemment), ne connaissant ainsi pas la joie d’une sortie dans les salles obscures ou même en vidéo.
Un scandale, surtout à la vue de la chose.



house 1977




Et je dis bien la chose, car des films de cet acabit, on ne peut pas dire que ça court les videos-clubs : "House 1977" serait-il trop barge pour être distribué normalement ? Allez savoir…
L’Allemagne a cependant eu la gentillesse de sortir le film en DVD, dans un anonymat certain, mais hélas sans sous-titres anglais ou français ! Si un distributeur peut nous entendre : "House 1977" mérite très largement une sortie DVD d’exception, et même une ressortie en salles…

Mais qu’est ce que c’est "House 1977" ? Eh bien, ça n’a rien d’un film de maison hantée classique, ce n’est pas crado, ce n’est pas non plus déviant, on est à la limite même du cinoche expérimental. Pour faire rapide, c’est un peu "Le magicien d’Oz" croisé avec "Evil Dead". Je sais, c’est dur à imaginer…



house 1977




Pendant une bonne partie du film, on se croirait perdu dans un shôjo-manga : des jeunes lycéennes tout sourire partant en vacances, des couleurs et de la musique partout partout, une grande légèreté dans le ton…même lorsque l’horreur pointe le bout de son nez (crochu, évidemment…).
Manga dans l’esprit, le film nous balance une tripotée de mignonnettes au caractère bien définie, et bien light aussi : Fanta est une rêveuse, Mac ne fait que bouffer (bien qu’on pourrait le croire, ce surnom est en aucun cas un clin d’œil aux fast-foods crapoteux que l’on connaît bien), Gari est une intello, Sweet adore faire le ménage, Oshare est douce, Melody est une musicienne émérite et Kung.fu est…non je vous laisse deviner !
Sur un rythme effréné, "House 1977" multiplie les effets visuels et les techniques les plus sidérantes pour mieux nous plonger dans un manga live pur jus : images renversées, triturées, subliminales, matte painting à foisons (splendides), ralentis, longue scène à l’image saccadée, explosion de couleurs à la Bava, stop motion,…
Et je ne parle même pas de la bande-son, tout aussi décalée.



house 1977




Une inventivité débordante, inquiétante, renversante et épuisante, confinant au génie…ou à la migraine (dans le genre hystero-épileptique, le final fait très fort !), à vous de voir ! Sam Raimi a dû s’en souvenir…
Touche à tout, "House 1977" évoque rapidement le pinku-eiga lors d’une poignée de plans sous-marins très coquins, fait appel au gore lorsqu’une pouffe se fait déchiqueter et dévorer par un piano (il faut le voir pour le croire !) ou même à la comédie musicale lors des apparitions de la belle-mère, qu’on croirait sortie d’une "Mélodie du bonheur" sous acide.

Et côté porte-nawak, il y a de quoi être servi, entre cette tête décapitée croquant les fesses de sa victime, les apparitions (inutiles) d’un prof gaffeur, un combat acharné contre un mobilier devenu soudainement dingo ou ce passage hallucinatoire et incompréhensible où la tantine s’éclate sur une musique composée de miaulements de chats (chose rare : le chat noir de rigueur est ici remplacé par un magnifique persan blanc).
Un foutoir pop et horrifique, d’une incontestable fraîcheur qui plus est, et même carrément poétique quand il veut. A découvrir d’urgence !!



6/6 - Jérémie MARCHETTI





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