black christmas 1974 - black christmas - 1974 un film de Bob Clarkblack christmas 1974


Jérémie MARCHETTI




6/6 - Jérémie MARCHETTI

6/6 - Lionel JACQUET






BLACK CHRISTMAS 1974
( BLACK CHRISTMAS )

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La fête de Noël bat son plein : voilà qu'un soir, une ombre menaçante se glisse dans le grenier d'une fraternité étudiante, composée de douces jeunes filles. Celles-ci reçoivent quelque temps plus tard des appels inquiétants : la voix à l'autre bout du fil profile menace de viol et de mort, crachotant des sons obscènes et dégoûtants. Une farce des plus inquiétantes pour les demoiselles, jusqu'à ce que l'une d'entre elles disparaisse...

C'est tout de même assez récemment que ce Black Christmas fut redécouvert par la communauté des fantasticophiles, aussi bien en raison de son remake, que par ses nombreuses sorties dvd...import. Sauf depuis quelques mois, puisque le chef d'oeuvre de Bob Clark a trouvé enfin un support digne de ce nom dans l'hexagone.
Sa relative discrétion y est bien pour quelque chose : il fut totalement inédit en France, aussi bien en salles (on ne compte même pas un petit passage au festival fantastique de Paris) qu'en vidéo. Sort injuste.



Si on pourrait déblatérer des heures sur ses origines, le Slasher provient avant tout d'Italie, découlant par là même directement du giallo : lorsque les coups de rasoirs se font coups de machette et que les corps cédant sous la lame sont bien plus frais qu'à l'accoutumée, c'est l'ère du slasher qui débute. Et ce n'est pas "La baie sanglante" et Torso qui diront le contraire...
Ceci dit, Black Christmas ne possède pas encore la hargne, ni le caractère primaire du genre : il l'annonce surtout par son cadre (une maison d'étudiantes) son assassin et sa trame générale, typique du genre. C'est d'ailleurs un slasher en particulier auquel il renvoie, le représentant même du genre : "la nuit des masques".

A tel point même que l'on décèle des similitudes assez frappantes entre les deux films : ils partagent ainsi une figure de psycho-killer mystérieux, l'utilisation d'une fête comme toile de fond et, plus marquant encore, une introduction en vue-subjective ! Et le climax final n'est pas sans rappeler celui du film de Carpenter...



Carpenter copieur ? Sûrement pas, puisque les films ne se rejoignent absolument pas dans leur style et leur ambiance, de même dans leurs personnages. On le sait, Bob Clark, après avoir trifouillé avec zombies et psychopathes (il livrera également sa vision de Jack l'Éventreur quelques années plus tard) s'est tourné définitivement vers la comédie (le cultissime – du moins aux States - Christmas Story et les graveleux Porky's) : un tournant qu'il anticipait déjà à intervalles réguliers dans son Black Christmas avec le personnage de poivrote incarnée par Margot Kidder (de loin, l'un de ses meilleurs rôles au cinéma) ou la séquence de la "visite guidée" où la propriétaire de l'établissement tente aussi bien que mal de cacher la frivolité qui s'est emparée du lieu (excellent gag visuel de la vilaine granny). Bien entendu, toutes ses séquences n'entachent jamais la terreur qui habite les autres séquences du film.



A l'inverse des slashers 80's, Clark évite les débordements graphiques en proposant des mises à morts plus brutales que véritablement gore...et en même temps originales, le tueur allant chercher sac plastique, jouets ou sculpture de cristal pour aller fracasser ses victimes. Un drôle de personnage aux motivations brumeuses et malsaines.
Et même si le réalisateur s'attarde assez peu sur ses scènes là, il nous offrira tout de même un meurtre de toute beauté, aux connotations très argentesques et même bien plus que cela : il rappelle plutôt la séquence des fleurs de sang dans "La résidence", chef d'oeuvre du thriller gothique venu d'Espagne.

Le dernier acte de ce noël tragique (en fait le titre canadien, non conservé en France) réserve bien des surprises : vicieux, Clark préfère nous laisser barboter dans l'ambiguïté la plus complète, jusqu'à ce plan final particulièrement glaçant.
Le tout mené par une adorable Oliva Hussey (précédemment Juliette dans l'adaptation de la pièce de Shakespeare par Zeffirelli), toute tremblotante dans cette maison cercueil faussement chaleureuse à l'étrange cachet rétro, où vient roder une terrible créature fantomatique et démente.
Bref, jamais les chants de Noël ne paraîtront aussi funèbres que dans ce bijou.

6/6 - Jérémie MARCHETTI


AVIS DES AUTRES REDACTEURS :

Sans contestation possible, l'un de deux meilleurs slasher-movie ( avec Halloween de Carpenter ) de l'histoire du cinéma. Les séquences humoristiques donnant même un cachet particulier à l'ensemble.
Un grand film.

6/6 - Lionel JACQUET




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  Blob galetasAvis de galetas sur black christmas 1974
Je dois reconnaitre pour le plus grand malheur de ce précurseur du slasher que sa vision tardive de ma part après une foultitude d'autres avatars lui est préjudiciable malgré d'honnêtes qualités.
Un humour salvateur,des persos moins horripilants que la moyenne et un maniaque doué en imitation lui permet de surnager un peu du genre
  Blob AlexAvis de Alex sur black christmas 1974
Un des 5 meilleurs slashers de l'histoire du cinema tout simplement
  avis de Der Golem
Un des meilleurs slashers que j'ai vu. Comme quoi on peut réussir un film incroyablement flippant, (presque) sans une goutte de sang visible. Ici, tout est suggéré, jusqu'aux corps lacérés des victimes qu'on ne pourra qu'imaginer à travers le regard de ceux qui les découvrent. Pourtant la tension est là dès les premières minutes, et vous poursuit un bon moment après la fin du film... Les acteurs sont excellents.


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