|

Christophe JAKUBOWICZ
4,5/6 - Christophe JAKUBOWICZ
5/6 - Yann LE BIEZ
4,5/6 - Gérald GIACOMINI
5/6 - Stéphane ERBISTI
3,5/6 - Vincent DUMENIL
4/6 - Lionel JACQUET
|
|
|
|
SAW 3
( SAW III )
Cette critique a été consultée
12393 fois
|
|
Le Jigsaw a échappé à la police grâce à Amanda, sa petite protégée. Tous deux préparent un nouveau jeu mortel, dont le docteur Lynn Denlon et Jeff sont les pions principaux... "Le plus lâche des assassins c’est celui qui a des remords" écrivait Jean-Paul Sartre. Et Jigsaw n’en a aucun puisqu’il a élevé la mort au rang d’autopunition. Aucune goutte de sang sur les mains, et surtout pas la manière forte. Son "génie" malsain n’est que la vie qu’il a vécue, son reflet, qu’il parcourt aujourd’hui sur son lit de mort. Lui qui se définit comme étant le remède dans l’existence de ses futures victimes se meurt mais n’est plus seul. Amanda est là, présente et aimante. Mais sera-t-elle digne de la confiance qu’il a placé en elle ?
Les deux premiers volets de cette actuelle trilogie nous avaient habitué à des scènes d’introduction chocs et cet opus ne déroge pas à la règle. Sono métallique à bloc et ambiance craspec nous accueillent dans l’antre cauchemardesque et télévisuel de John/Jigsaw. Père bon gré et malgré lui d’une Amanda volontaire et technicienne, l’homme se représente à nous, affaibli et mourant, cerné par des appareils de fortune qui le maintiennent en vie. Dans un premier temps on est en droit de se demander à sa vue comment le film va bien pouvoir proposer l’explosion de gore et de tortures promises. Mais rapidement, l’apparition d’Amanda nous montre la voie : froide, solennelle et déterminée, elle annihile de sa présence les craintes que l’on pouvait avoir. Le spectacle va bien avoir lieu, la tension est palpable et les premières morts vont rappeler à notre bon souvenir que le sang neuf a parfois du bon lorsque le maître vacille. Nous allons suivre essentiellement le parcours de deux personnages, Lynn, une chirurgienne et Jeff, un père orphelin de son jeune fils. La survie de ces deux victimes potentielles consistera pour l’une à soigner Jigsaw et pour l’autre à pardonner à celui qui a tué son enfant. En aucun cas il n’est donc question de mutiler ou de souffrir physiquement pour rester en vie. En apparence évidemment.
Car John aime explorer le côté sombre de l’esprit. Son charisme réside dans cette faculté à séduire ses victimes malgré leur effroi. On pourrait même dire qu’il les aime puisqu’il leur offre cette chance incroyable de mériter leur vie. Un sentiment qu’Amanda a su comprendre et qu’elle a transformé en un dévouement aveugle, ponctué d’un regard d’une tendresse infinie pour son "géniteur". Leur relation n’en apparaît que plus troublante, et par extension propice aux malices les plus effroyables.
Tandis que Lynn accepte de soigner le tueur au puzzle pour rester en vie, Jeff quant à lui traverse et ouvre différentes pièces, comme autant de "pochettes surprises" censées l’amener à la rédemption : un jeu de piste mortel qui le conduira au pardon final sous les traits d’un visuel christique lourd de sens. Car il est toujours question de foi dans "saw III", croire en soi et plonger au plus profond de soi-même pour repousser les limites de ses tolérances physiques et psychiques. Une occasion pour le réalisateur de nous plonger à travers ce troisième volet dans une dimension émotionnelle intense : que ce soit l’immersion dans la vie de Jeff, désormais seul avec sa petite fille et dépassé par la mort de son fils, le vécu de Jigsaw que l’on découvre par bribes et nous montre l’image d’un père et d’un mari aimant, ou encore sur la difficulté d’Amanda d’appréhender sa propre vie qu’elle incise d’automutilations comme autant de cicatrices indélébiles.
Sans pour autant les excuser, John et Amanda ne sont que les victimes de leurs travers affectifs et tentent eux aussi de se pardonner leur existence. John, affaibli par la maladie apparaît plus serein mais plus déterminé que jamais, faisant d’Amanda le bras de ses propositions. Mais pour une fois, il ne maîtrise pas tout, du fait de son immobilité, et doit contenir les humeurs de sa protégée tantôt apaisée et souvent hystérique. Le tueur au puzzle doit user de ses dernières forces pour s’assurer le respect des règles et éviter tout dérapage. Un travail mental qui porte ses fruits, puisque celle-ci orchestrera des pièges plus diaboliques les uns que les autres. Broyées, déchiquetées, écartelées, tel sera le sort de quelques-unes des victimes élues pour ce jeu ultime. La réputation du film faite en amont et annonçant celui-ci comme le plus gore n’est pas mensongère. Certaines séquences sont réellement éprouvantes quand elles ne sont pas écoeurantes. Les maquilleurs et autres techniciens d’effets spéciaux ( "Horribilis", "Land of the dead / le territoire des morts", "Silent hill" entre autres) se sont littéralement "lâchés" dans la surenchère d’hémoglobine, et la bande son diablement efficace ne fait que renforcer le caractère épouvantable de certaines images.
D’ailleurs le film passera sept fois devant la commission de censure aux Etats-Unis pour finalement être classé R, impliquant les personnes de moins de 17 ans de le voir accompagné d’un adulte. Une décision somme toute assez discutable tant le film revêt tout de même une violence visuelle évidente. Un film à ne pas mettre entre toutes les mains comme l’explique Tobin Bell qui incarne Jigsaw et qui pour son rôle s’est plongé dans la rédaction d’un passé propre à son personnage en lui créant une vie propre, avec ses complexités, ses doutes et ses souffrances. Une approche du personnage (saluée par le réalisateur) qui a parfaitement porté ses fruits, et notamment pour la relation instaurée avec Amanda, qui montre bien à quel point l’esprit peut être instrumentalisé par les émotions.
Mais "saw III" ravira également et surtout les fans car il apporte enfin un nombre de réponses incroyables au travers de flashes-back (qui comme j’ai pu le lire n’insulte nullement l’intelligence du téléspectateur) qui nous ouvrent définitivement les serrures de certaines portes à demi-ouvertes dans les épisodes précédents. On retrouve ainsi Kerry (Dina "Starship troopers" Meyer) l’inspectrice de Police présente depuis "Saw" ainsi qu’Eric Matthews (Donnie "Dreamcatcher" Wahlberg) mais et surtout le personnage d’Adam (souvenez-vous, la scène de la baignoire dans "Saw") et la véritable "relation" entre lui et Amanda…
Enfin, "saw III", au-delà de la souffrance de ses victimes explore à son tour celle de ses instigateurs : John, au seuil de sa vie, goûte à la douleur ultime qui ressemble fort à sa pièce maîtresse au travers du regard (notamment lors d’une opération chirurgicale éprouvante) qu’il promène tout le long du métrage. Mieux que personne il en connaît les raisons et la finalité et semble s’en délecter. Il touche au but et parachève ainsi une expérience de vie incomprise par les hommes. Tobin Bell illumine une fois de plus par son jeu cet homme écrasé par la vie et ses conséquences ; redresseur de torts d’âmes désincarnées qui ont opté pour une facilité de vie sans en apprécier la valeur. "saw III" est une œuvre forte, empreinte d’un mal absolu qui ne laisse pas de place à l’à peu-près. Et la saga, forte en twist final dès le début offre une fois de plus une apothéose digne de son vil auteur : Bousman joue avec nos nerfs, et ce, sans se soucier de notre sort ; une leçon de gore magistrale qui finit de nous déstabiliser. Il convient donc en ce sens de saluer le réalisateur pour avoir su franchir une nouvelle étape. Le grand saw.
4,5/6 - Christophe JAKUBOWICZ
Alors le voilà ce fameux Saw III. Bon, l'interdiction aux moins de 18 ans a créé un vrai petit buzz qui s'est retourné contre la censure puisque le film cartonne comme c'est pas permis en première semaine. Bien fait.
Surtout qu'il le mérite. Franchement, je ne comprend pas les fans d'horreur en ce moment. On leur propose un vrai spectacle gore, sans humour, glauque, malsain, réaliste, intelligent, et non, ça ne va encore pas. Faudrait arrêter de se tirer dans le pied. A une époque, tout le monde râlait parce que le cinéma d'horreur n'était plus qu'une grosse bouffonnerie pour ados, et maintenant que le genre redevient "sérieux", qu'un réalisateur à les couilles d'aller assez loin dans la violence, bien plus qu'un "Hostel" par exemple, ben ça va encore pas. Faudrait vraiment savoir ce que vous voulez.
En tout cas, je ne regrette pas du tout mon investissement monétaire dans ce film, je voulais un thriller horrifique, je l'ai eu, je voulais des rebondissements, je les ai eus, je voulais une fin qui me laisse sur le cul, je l'ai eu (même si elle est moins puissante que dans le 2), je voulais des pièges sadiques, je les ai eus, bref, contrat parfaitement rempli par Bouseman, qui signe là le meilleur volet de cette trilogie de haut niveau. Vivement le 4 ! C'est toujours autant filmé et monté avec les pieds, Bousman porte bien son nom. Mais le scénario est toujours aussi retord et les pièges ignomignieux. Les amateurs apprécieront, les autres ont déjà fui depuis longtemps.
- A l'occasion de la sortie américaine de Saw III, les équipes marketing de LionsGate ont élaboré une idée sang pour sang originale : alors qu'une campagne de dons du sang a accompagné la sortie du long métrage, une affiche a été imprimée à partir du sang du comédien Tobin Bell, interprète du machiavélique Tueur au puzzle. Une fois obtenus l'accord du comédien et les recommandations de la Santé Publique (port de gants et de masques obligatoire pour les imprimeurs et designers), l'affiche a donc été élaborée à partir d'une mixture mêlant hémoglobine et encre rouge. Imprimée à 1 000 exemplaires, l'affiche obtenue a été vendue aux enchères, dont les profits ont été reversés à la Croix Rouge américaine.
- Saw III, à l'instar de Saw II, est dédié à la mémoire de Gregg Hoffman, producteur d'origine de la saga, décédé brutalement peu avant la sortie du deuxième opus.
Si vous avez aimé ce film vous aimerez
peut être :
. . . . . . . .
|
voir les anciens commentaires
 |
|  |
|
| | moi je suis préssé de voir saw 6 et saw 7
(saucisse et chaussette (avec un cheuveux sur la langue saussette)) pitite blague hi hi hi |  avis de Joker | Le film , est de mon point de vu, le moins bien des 3.
Le premier misait tout sur l'ambiance " psychologique", le second etait plus sur le suspense et avec plus de sang, le troisième est lui principalement le plus gore.
Grosse deception de ma part sur les doubleurs qui ne sont pas les même que les precedents, John à perdu sa belle voix vieille et douce pour une voix vieille et grincante. Dommage.
Grosse deception aussi sur la quasi absence de ce dernier. Ou plutot , pendant quasiment tout le film il fait surtout de la figuration sauf à la fin.
Le principe reste le même : Un ou des jeux mortels sont imposés à des gens et ils doivent s'en sortir. Grosse deception encore une fois car ici c'est l'assissante de john, Amanda, qui essaye de mener la danse. Mais la pauvre n'a pas du tout le charisme du John, et cela nuit gravement à l'ambiance. Remarquez qu'elle joue le rôle d'une fille très pertubée, donc à la rigueur, on peut dire qu'elle fait bien son personnage, mais cela est sacrifié à l'esprit psychologique du film.
L'une des chose qui me plaisait surtout dans les 2 précédents volets (surtout le premier), c'etait le coté "manipulateur" du film :Les victimes sont manipulés, les flics sont manipulés, et surtout au final le spectateur se fait manipuler. Mais pas dans le 3.
Ici, les deux victimes principale (une femme et un homme, je ne spoile pas) ont chacun un jeu à faire. La première devra se contenter de patienter (donc pas vraiment grand chose à en tirer) la deuxième devra franchir une série d'épreuve. Là c'est déjà plus interessant, les jeux sont comme toujour plutot imaginatif et bien evidemment ca pisse le sang, ça crie, les os craquent (souvent), bref l'amateur de gore en aura pour son comptant. Même si à la base Saw se veut plus axé sur le psycho, la mise en scène de ces épreuves rentrent assez bien dans le film et le gore ne nuit pas a l'ambiance. Un bon point de ce coté.
Un bon point sur la musique aussi , toujours aussi bien adaptée.
Au niveau du fameux "coup de théatre final" que j'attendais avec impatience (j'avais vraiment envie de voir comment une fois de plus je m'etais fait baisé par le scénario finement ficellé) bah c'est nul, il y en a pour ainsi dire pas. Et c'est là ma plus grosse deceptin par rapport aux deux précédents, c'est que l'on devine sans trop de peine comment cela va se terminer. Et le pire, cest que devant la prévisibilité de la fin, on nous rajoute soudainement plusieurs couche de "nonlefilmnépatoutaféfini", au point d'en devenir etouffant. Un gros couac en somme.
Pour conclure, ben ce n'est pas quand même un mauvais film, il ya du bon et du moins bon. Je pense honnetement qu'un deuxième visionnnage plus tard peut aider à mieux l'apprecier.
| | | Je pense que ceux et celles qui ne sont pas choqués devant "SAW 3" doivent avoir tout de même un esprit assez sadique. Très habitué des films d'horreurs, je pense en avoir jamais vu d'aussi violent; la violence y est extrême, tant physiquement que psychologiquement. SAW 3 atteint -malheureusement- des sommets. Tout y est gratuit, c'est de la surenchère de scène gore sans intérêt. la psychologie du premier opus a disparut.
Sans les massacres de sang, le film aurait pu rester correct, décevant...
Pour amateur d'utra-gore seulement.
« Interdit aux moins de 18 ans » mais déconseillé a tous.
|  avis de *btk* | Après un saw2 imaginatif pour une suite, saw3, en gardant les memes acteurs et en proposant un regard sur le 1 et le 2, réussit à être un 3 raisonnable. Il exploite ce qu'il n'a pas encore exploité à fond par ailleurs, à savoir le gore. Mais le gore cache les faiblesses du scénario et l'inexistence de surprise. Le court des idées s'essoufflent et on se lasse assez vite des morts torturées et des pièges sophistiqués d'autant plus que la réaction des joueurs est assez hollywoodienne, c'est-à-dire sans surprise. Finalement si la série continue après le 3, elle va devenir un excrément gore sans intérêt qui remplacera bientot la petite maison dans la prairie sur M6, car déjà à cette étape, pour saw3, le gore ne choque plus car il est surabondant. | | | Un 3eme épisode très réussi qui met les nerfs du spectateur a rude épreuve,les trouvailles au niveau des tortures et de jeux perverts est toujours aussi bon,le gore est encore plus mis en avant,ce qui nous donne des scènes vraiment crados,la relation entre Amanda et John est assez étonnante et montre qu'elle est très fragile psychologiquement.C'est sur que la franchise Saw ne plaira pas tout le monde par son coté clipesque et son coté malsain,mais les fans apprécieront,malgré que le film original reste supérieur aux 2 autres. |
| |
|
|
|
Rédacteur :
Rédaction :
Internautes :
|
|
|