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predateurs - les - the hunger - 1983 un film de Tony Scottpredateurs - les
predateurs - les


Jérémie MARCHETTI




6/6 - Jérémie MARCHETTI

5,5/6 - Christophe JAKUBOWICZ

6/6 - Stéphanie AVELINE










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PREDATEURS - LES

( THE HUNGER )


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( expérimental )

predateurs - les

Dans une boite de nuit glauque et obscure, un couple cherche de nouveaux partenaires pour leur folle nuit. Après avoir choisi, ils les séduisent et les tuent pour boire leur sang encore chaud. Ce couple d’assassins, c’est Myriam et John, des vampires qui ne vieillissent jamais et connaissent la vie éternelle. Ou du moins seulement Myriam, âgée de 4000 ans, choisissant un nouvel amant tous les 300 ans. Mais l’ombre de la mort s’abat sur leur luxueuse maison et John se met à dépérir. La jeune femme se met en quête d’un nouveau compagnon, qui pourrait bien être une femme…

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Les vampires à la mode Dracula ne sont plus d’actualité dans les années 80. Place à des vampires nouvelle génération, à des effets spéciaux dernier cri et, pourquoi pas, à de l’humour…
Bien avant les vampires loubards de "Near Dark" et de "generation perdue", il y avait aussi les vampires "new age", des vampires classes, sobres, mais profondément désespérés et mélancoliques. L’un des rares films (le seul sera-t-on tenté de dire) à traiter cette lignée de vampires très 80’s est le tout premier long métrage de Tony Scott : "Les prédateurs", une première œuvre ambitieuse et léchée, ressemblant peu au reste de la carrière de Scott.



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Ce sera la seule (pour l’instant ?) excursion de Tony Scott dans le genre fantastique, une excursion pourtant de haute qualité, avec un budget et un casting des plus confortable. Casting regroupant trois têtes d’affiche de nationalités toutes différentes : l’Angleterre avec David Bowie ; la France avec Catherine "bouteille de Chanel" Deneuve, qui a l’occasion forcément de prendre ses grands airs avec le personnage de Myriam ; et les Etats-Unis avec la charmante Susan Sarandon, parfaitement à sa place.

Demi Déesse égyptienne âgée de 4000 ans (son apparence originelle est loin d’être de première fraîcheur !), Myriam abandonne son époux John, qu’elle a rencontré au 18e siècle et auquel elle a promis l’immortalité en s’abreuvant de sang humain. John n’arrive plus à dormir, vieillit prématurément, se décompose, il tombe dans l’oubli.
Myriam recherche l’amour auprès de la délicate Dr Sarah Roberts, travaillant alors sur le vieillissement prématuré. Mais rien ne se passera comme prévu forcément.



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Un punk tient le rythme face à un grillage sous une lumière blafarde, un couple tout habillé de noir sélectionne ses proies, le soleil se couche, le sang coule, un singe devenu fou dévore sa partenaire, des lames brillent dans la lumière… Montage chaotique et sublime d’images noires comme la mort, l’introduction de "Les prédateurs" nous installe dans le quotidien du couple vedette et donne déjà le ton de la filmographie de Scott : un esthétisme travaillé et des expérimentations visuelles d’une grande richesse, comme en témoigne ce montage hallucinant. Les récents "Man on Fire" et "Domino" sont bien là pour le prouver.

Alors bien entendu, certains rapprocheront trop facilement cet esthétisme chic et choc de la publicité actuelle ou du clip : n’empêche que les images restent infiniment belles, et qu’elles innovent bien plus qu’elles ne déçoivent. L’utilisation du ralenti pourra s’avérer peut-être limite pour certains (la méthode a fait largement ses preuves depuis le temps) mais c’est sans compter qu’on ne tombe jamais dans le ringard ou le kitch. Les images s’accouplent très souvent avec de subtils morceaux de musiques classiques, comme Le Gibet de Ravel ou du Bach : de l’excellent choix en somme.
Les vampires du titre n’ont de vampires que leur soif de sang : pas de crainte face au soleil, une immortalité complète, pas de canines pointues, pas de clichés habituels… Ces vampire là (le terme n’est jamais cité dans le film) sont réellement d’un nouvel âge…



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Même s’il reste un film de studio, "Les prédateurs" ne s’embarrasse pas de certains tabous et filme sans pudeur une relation homosexuelle féminine sensuelle et sanglante, qui trouvera son point d’orgue dans une scène d’amour lesbien fort désapprouvée par les censeurs. Notez que pour certains plans, ce sont des doublures qui apparaissent à l’écran (surtout pour Deneuve bien entendu…). Un passage semble avoir été épargné, où l’on voit John, à bout de force, égorger une très jeune fille en espérant retrouver un peu de jeunesse. Peu courant.

Dans ce monde de néons enfumés, de luxure et d’hémoglobine, où les lames frottent les cous, fait de promesses d’amour éternel et de spectres décharnés, Catherine Deneuve réussit plus ou moins à s’acclimater à l’ensemble, puisque son jeu froid colle parfaitement à son personnage. Un jeu froid un peu poussé dira t-on (l’air consterné et ennuyé, ça va un moment…) mais une prestation qui laisse passer quelques images assez atypiques : vous croyez revoir de sitôt la Deneuve, la bouche béante de sang ?? Sarandon, tout en sobriété et érotisme, et un Bowie damné (après son rôle d’ET dans "L’homme qui venait d’ailleurs" mais avant sa prestation de roi des gnomes dans "Labyrinth") absolument parfait.
Effets de vieillissement et maquillages complexes obligent, c’est le grand, très grand Dick Smith qui se charge des somptueux effets spéciaux de décompositions et de transformations physiques peu ragoûtantes. Balayée de visions fulgurantes, œuvre charnière du cinéma vampirique aussi désenchantée que ténébreuse, "Les prédateurs" est l’un des plus grands films de vampires des années 80, avec le, lui aussi, formidable "Near Dark".
Goûtez au monde des ténèbres…



6/6 - Jérémie MARCHETTI



*L'une des chansons du film se nomme "BELA LUGOSI IS DEAD"

*On peut apercevoir William Dafoe en figurant lorsque Sarah se rend malade à une cabine téléphonique.

*Il existe un dvd zone 2 Suisse avec sous-titres français et version française. Il reprend les mêmes caractéristiques que le dvd zone 1 Warner.

*Une série TV vit le jour de 1997 jusqu'en 2000, reprenant là encore le thème de ces êtres immortels assoifés de sang. Tony Scott y réalisa un épisode et David Bowie incarna furtivement un personnage de la série.


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Avis de : Sangore


Un film de vampires loin des clichés traditionnels du genre. Très classe -l'utilisation du piano y contribue beaucoup-, très soigné esthétiquement.






Avis de : snake


Une oeuvre virtuose,réalisé par un Tony Scott debutant,et qui fait partit a mon gout d'un des meilleurs films de vampires.Touchant et déviant.






Avis de : summer


Une publicité d'une heure et trente minutes qui, chose rare à cette époque, cherche à donner du sens à ses images. Ainsi, Tony Scott, qui signait là , à mon sens du moins, son seul bon film , Tony Scott donc élabore chaque image et plan selon le motif de la contamination : c'est le virus inconnu qui se mélange au sang de Susan Sarandon , c'est l'enchaînement assez ahurissant entre du rock gothique et de la musique classique , c'est aussi la vieillesse qui saccage le personnage que campe Bowie en à peine deux jours... On trouve également tout un jeu autour de la surface , jeu symbolisé (un peu avec insistance , d'ailleurs) par les nombreux voiles qui recouvrent souvent le visage des protagonistes . Mais surtout , la trop belle beauté des images contraste avec la sauvagerie et la pourriture (physique)avec lesquelles John et Myriam vivent leur existence de ... vampires ? Bref : lorsque Tony Scott croyait encore en ce bien beau mot , "cinéma" .








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