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Millie Kessler est une adolescente américaine de 17 ans comme il y en a des milliers, vivant avec sa sœur Charlene et sa mère Coral. Très timide et renfermée, elle essaie de survivre tant bien que mal à ses années de lycée, celui de Blissfield High. Mais un beau jour, elle devient la cible du Boucher, le terrible serial killer local. Lorsque, sous l’effet du poignard antique du terrible assassin, elle se réveille dans le corps de la brute épaisse et que le psychopathe fait de même dans celui de Millie, on se dit que c’est mal partie pour qu’elle finisse normalement son année de Terminale ! Alors quand en plus, on apprend qu’elle n’a que 24 heures pour retrouver son corps afin de ne pas rester coincée pour le restant de ses jours dans la peau du tueur en série, la tâche s’annonce plus que délicate que prévue ! Et les choses ne s’arrangeront pas de sitôt étant donné qu’elle ressemble désormais à une armoire à glace de près de 2 mètres, recherchée par la police, tandis que le Boucher, lui, dans la peau de la jeune fille, est bien décidé à tuer le plus de gens possible, à commencer par les adolescents qui l’entourent !



L'AVIS :

Christopher B. Landon c'est le réalisateur du sympathique "Happy Birthdead", un bon petit slasher à la "Un jour sans fin" sur fond de paradoxe temporel et de "Happy Birthdead 2U", sa suite assez moyenne. Mais c’est aussi lui qui était aux manettes de "Manuel de survie à l’apocalypse zombie", un long-métrage de morts-vivants à l’humour potache certes, mais qui en détournait tous les codes pour nous divertir allègrement. Pour son dernier film, le réalisateur américain encore une fois coscénariste, nous propose un énième teen movie, ce coup-ci mélange entre « Freaky Friday » et la franchise "Vendredi 13". Effectivement, si on creuse un peu, voire si on regarde certains sites spécialisés, on apprend que ce dernier métrage du fils de l’acteur Michael Landon à la ville devait initialement s'intituler « Killer Body » puis « Freaky Friday the 13th », en référence au slasher mettant en scène Jason Voorhees et à la comédie dans laquelle une mère et sa fille (Jamie Lee Curtis et Lindsay Lohan) échangeaient leurs corps. L’idée ne sera donc que partiellement adoptée, mais en revanche, ce que l’on peut dire c’est que Freaky regorge de références en tous genres. En effet, l’action est censée se dérouler un vendredi 13, le film est sorti le même jour en novembre 2020 aux États-Unis et surtout, l'un des personnages s'appelle Strode, en souvenir de Laurie Strode, l'héroïne de la saga "Halloween" !



Par ailleurs, en ce qui concerne les hommages, si on y regarde de plus près, beaucoup de meurtres sont perpétrés avec une arme caractéristique des fleurons du genre horrifique et des slashers en particulier ! On retrouvera ainsi pêle-mêle : du pieu enfoncé dans le cœur façon films de vampires avec le clin d’œil à "Dracula" en tête de gondole, de l’éviscération à la "Massacre à la tronçonneuse" avec l’outil du même nom, du lynchage avec un crochet de boucher façon "Urban legend" voire "Candyman" pour les connaisseurs, des tranchages distincts au couteau, ustensile cher à Norman Bates de "Psychose" ou encore de son remake "Psycho" de 1998, déjà avec notre ami Vince Vaughn et on en oublie certainement d’autres ! Rappelons également que notre tueur, tel le Ghostface de "Scream" ou encore un Michael Myers ou un Jason Voorhees des grands jours, arbore un masque pour impressionner ses victimes ! Mais que vaut intrinsèquement le dernier rejeton de « Blumhouse Productions », producteur de succès tels que "Get out", "Ouija", "Paranormal Activity", "Insidious", "Sinister" ou encore "American Nightmare" !?

Si le début commence bien avec des meurtres assez gore et le décalage rigolo suscité par l’inversion des corps et des personnalités entre le serial killer et la lycéenne, on aura tôt fait de s’ennuyer devant un étalage de scénettes faites pour remplir, de moins en moins de scènes de violences ou disséminées sans parcimonie et parfois filmées en hors-champ, ainsi que des clichés concernant les protagonistes comme s’il en pleuvait (les joueurs de football américain complétement décérébrés et ne pensant qu’avec leur chibre, la bimbo et sa bande de harceleuses, le meilleur ami homo pour faire tendance et gay friendly, j’en passe et des meilleurs !).



Ainsi, les deux gros problèmes de ce film pourtant attendu à la suite d’une bande-annonce alléchante sont : un trop grand décalage ou un mauvais dosage entre des meurtres bien sanglants d’une courte durée et des séquences faisant trop « teen movie » sans saveur comme il en existe des tonnes et surtout, la sensation de ne pas tirer pleinement parti du concept de l'histoire si bien que ça donne un long-métrage ayant le postérieur entre deux chaises ! Ce n’est pas assez horrifique car de trop courte durée quand cela doit effrayer et ce n’est pas assez drôle quand c’est censé l’être si bien que l’on a le sentiment d’avoir visionné un slasher à la sauce teenage complètement raté !

Côté casting pourtant, Vince Vaughn ("Jurassic park 2 : le monde perdu", "Voisins du troisième type") s’en sort vraiment pas mal avec son corps de colosse habité par un esprit de midinette et d’ailleurs, il le joue bien (cf. la séquence dans la voiture avec le futur petit ami), mais il n’en fait pas trop justement, tout comme Kathryn Newton, véritable sosie d’Amber Heard en plus jeune, qui à part un regard halluciné de temps à autre, ne propose pas grand-chose de neuf et surtout, qui ne décime pas, selon nous, assez de personnes !



Ainsi, à force de vouloir trop jouer avec les genres et les références, Langdon n’arrive pas à faire décoller son métrage qui paraît trop inabouti et pas assez dynamique. Et si Vince Vaughn semble porter le film à lui tout seul sur ses puissantes épaules et qu’il est aussi impressionnant en psychopathe qu'en jeune fille effarouchée, cela ne suffit pas car l’ensemble n’est pas assez osé et l’on n’en sort pas du tout rassasié. En un mot : frustrant !

LA BANDE-ANNONCE :