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Réalisation
Daniel Petrie

Scénariste
Alvin Sapinsley

Date de sortie
1972

Genre
loups-garous

Tagline


Cast
David Janssen
Barbara Rush
Bradford Dillman
Geoffrey Lewis
John Beradino


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Bernardo Segall

Effets spéciaux



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Moyenne: 3
(1 vote)
Après qu'une femme soit retrouvée morte dans un bayou de Louisiane, les habitants d'une ville croient qu'une meute de chiens sauvages est responsable de la mort de celle-ci. Cependant, le Shérif Aaron Whitaker soupçonne qu'une personne est derrière ce crime. Plus son enquête avance, plus il semble que le coupable pourrait être plutôt "une chose"...



L'AVIS :

Adaptation du roman de Les Whitten, Moon of the Wolf est un téléfilm réalisé par Daniel Petrie en 1972. Ce réalisateur méconnu a énormément travaillé pour la télévision, réalisant de nombreux épisodes de séries-télévisées diverses et variées depuis 1950. On lui doit également quelques films à partir de 1960, comme Le buisson ardent (1960), Un raisin au soleil (1961), Jeunes Gens en colère (1966), Resurrection (1980) ou Un printemps sous la neige (1984) entre autres. Je pensais ne pas connaître ce réalisateur mais en fait si car c'est également lui qui a mis en scène L'Odyssée sous la Mer en 1973 et Cocoon 2 le Retour en 1988. Daniel Petrie est décédé le 22 août 2004. Avec Le Loup de la Nuit, titre français de Moon of the Wolf, il nous livre un petit téléfilm correctement troussé, mettant en vedette le shérif d'une petite ville de Louisiane au prise avec un loup-garou !



Ce shérif, c'est l'acteur David Janssen, le célèbre docteur Kimble de la série Le Fugitif, mais aussi l'un des compagnons de John Wayne dans Les Bérets Verts (1968). Il promène sa silhouette parmi la population, menant son enquête et tentant de trouver le vrai coupable du meurtre d'une jeune femme enceinte. Si la population pense qu'il s'agit de l'oeuvre de chiens errants suite aux marques de morsures et de griffures retrouvées sur la victime, le shérif et le médecin local ont une autre hypothèse et pensent que le meurtrier est bel et bien humain. Durant les quarante premières minutes de ce téléfilm, notre shérif va donc interroger divers suspects potentiels, nous offrant quelques visions de rednecks locaux qui cumulent les clichés, avec salopette, dents pourries et amour des armes à feu au programme. Parmi ces derniers, on reconnaît un visage familier, celui de l'acteur Geoffrey Lewis. Le shérif va également rencontrer Louise Rodanthe (Barbara Rush) avec qui il va fricoter durant pas mal de scène, ce qui ne dynamisera pas le rythme du film. Il n'y a en effet quasiment pas d'action durant ces 45 minutes et le seul suspense provient d'un vieux monsieur malade et alité, qui ne cesse de répéter un mot curieux, lucaruk ou quelque chose d'approchant, que personne ne comprend.



Le mobile du meurtre semble assez rationnel de prime abord, la jeune femme étant enceinte, le crime passionnel ou ayant pour but de cacher ce fait semblant de rigueur. Malgré ce manque flagrant de rythme, l'ambiance 70's, l'enquête policière et le jeu des acteurs font qu'on se laisse gentiment porté par les images sans s'extasier pour autant. La scène de la prison relance un peu l'intérêt puisque l'un des suspects ainsi qu'un adjoint du shérif se font tuer par quelque chose qui possède une force surhumaine, arrachant à main nue la porte blindée d'une cellule. Une fois les 45 minutes passées, le pot-aux-roses est dévoilé ! L'identité du meurtrier n'est plus un mystère et ce dernier se transforme alors en loup-garou. Téléfilm sans grand budget, on ne verra rien de cette transformation et on aura juste la vision d'une main poilue et griffue puis du visage du lycanthrope, avec un maquillage classique façon Lon Chaney Jr si vous voyez ce que je veux dire. Pas de museau ou d'oreille en forme de loup mais juste des poils sur le visage et un dentier avec des crocs plus prononcés. Ces visions du loup-garou seront assez rapides et la caméra ne s'attarde jamais longtemps dessus.



Il est intéressant par contre de voir que la lecture d'un ouvrage consacré à la lycanthropie par Louise Rodanthe ne mentionne jamais l'argent comme moyen de tuer un loup-garou. Ici, il est indiqué que le feu ou des balles bénies font l'affaire. Le final voit notre homme-loup pourchasser Louise dans sa maison et dans une grange, la pauvre femme devant lutter seule contre son agresseur. Avec ses 74 minutes seulement au compteur, Le Loup de la Nuit fait office de gentil téléfilm, certes désuet mais agréable à suivre, que les complétistes ou les fans de werewolf movies se feront un devoir de regarder ou de découvrir. Le film n'est absolument pas violent et peut se voir en famille sans aucun problème, même avec de jeunes enfants. De quoi les initier au cinéma fantastique avec des pincettes. Vous pouvez enchaîner avec "Le Cri du Loup" de Dan Curtis (1974) dans la foulée...

Disponible en DVD (VOSTF) chez BACH FILMS






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