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Réalisation
C. Huston, Joe Rubin

Scénariste
C. Huston, Joe Rubin

Date de sortie
2018

Genre
Trash

Tagline


Cast
Katrina Zova
Richard Wright
Sheena Rose
Chad Alva
Li Dekker


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Michael Parsons

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 3.5
(2 votes)
Afin de gagner sa vie, Andrea Palmer joue les Cam Girl et répond aux demandes toujours plus crues de ses clients virtuels. Désemparée, la jeune femme reçoit un coup de téléphone d'un inconnu qui lui propose de venir à Los Angeles pour devenir mannequin. Malheureusement pour Andrea, l'inconnu lui pose un lapin et elle se retrouve seule dans une ville qu'elle ne connaît pas. Elle rechute dans l'industrie de la pornographie, de la drogue et des mauvais plans, perdant à chaque fois un peu plus de son identité...



L'AVIS :

Oeuvre provocante, véritable descente aux enfers d'une jeune femme désabusée qui ira de déception en déception, Portraits of Andrea Palmer n'est pas à mettre devant tous les yeux car ce film de C. Huston et Joe Rubin est ouvertement pornographique et ne lésine sur aucune scène de sexe, que les deux metteurs en scène filment de manière scabreuse, rude, sans esthétisme, ne cherchant aucunement à exciter le spectateur. L'effet recherché est même tout l'inverse, à savoir montrer avec crudité et sans joli emballage la dure vie des travailleuses du sexe, des jeunes femmes qui n'ont que ce moyen pour échapper un tant soit peu à la misère sociale, ne devenant qu'un simple bout de chair malléable à souhait pour leurs clients, pour leurs dealers.



La vie d'Andrea Palmer est loin d'être rose, c'est le moins que l'on puisse dire. La jeune femme a encore un peu d'amour propre pour tenter de s'en sortir mais le chemin est semé d'embûches, de désillusions et de mauvaises rencontres qui vont la vider un peu plus du peu de substance qu'il lui reste. Le film est interprété majoritairement par des acteurs et actrices de films pour adultes, ce qui explique l'apparente gratuité des scènes pornos, leur nombre conséquent et leur caractère explicite, où rien n'est dissimulé. Tout y passe et ce, sans retenue aucune. Katrina Zova interprète Andrea avec investissement et ne recule devant aucun excès dégradant pour son personnage, à l'image de la séquence chez l'amateur de bondage et de lavement. A ses côtés, on trouve Richard Wright, Sheena Rose, Chad Alva ou Li Dekker entre autres, qui interprètent tous autant qu'ils sont des protagonistes qui n'aideront pas Andrea à se relever de la spirale infernale dans laquelle elle est enfermée.



Ce ne sera pas le cas de John (William Margold, ancienne légende du porno des 70's), un vieux monsieur qui va engager Andrea pour une journée entière et ce, uniquement pour pouvoir discuter, sans aucune arrière pensée. Une rencontre salvatrice, qui poussera la jeune femme à redoubler d'effort pour se sortir de ce milieu. Ce qu'elle réussit presque à faire, du moins le croyons-nous, avant de replonger lors du final encore plus pessimiste et nihiliste que le reste du film, dans lequel le gore s'invite au menu et nous offre une belle éviscération. Drame de la vie, portrait d'une self-destruction woman, Portraits of Andrea Palmer n'est pas un film plaisant à visionner au final et en ce sens, C. Huston et Joe Rubin ont réussi leur mission. Reste que pour ma part, je n'ai pas été embarqué plus que ça dans ce portrait choc et sans concession.



L'accumulation de séquences pornographiques m'est vite apparu lassante et j'aurai aimé que le scénario soit un peu plus fouillé, un peu plus développé. Qu'il y est une histoire plus travaillée. Certes, l'aspect réaliste proposé ici, la crudité des événements rythmant la vie du personnage principal, la façon de filmer, la cohabitation entre images en couleur et images en noir et blanc, tout ces éléments nous font comprendre que les deux réalisateurs avaient une vraie proposition à offrir au public mais en ce qui me concerne, je n'ai pas accroché plus que ça à cette tragique tranche de vie. Le film étant édité par Spasmo Vidéo, je m'attendais peut-être à plus de violence et de gore, à un film moins expérimental et surtout moins triple XXX. Reste un film inconfortable à n'en point douter, qui trouvera sûrement son public chez les fans d'objets déviants qui aiment les images fortes et dérangeantes.

Disponible en DVD avec sous-titres français chez SPASMO VIDEO






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