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CONNEXION


Genre
aventures

Systeme
XBOX One

Developpeur
Ubisoft

Annee
2018

Votre note: -
Moyenne: 5
(1 vote)


Écrivez votre propre odyssée et vivez des aventures incroyables dans un monde où tous vos choix ont des conséquences. Rejeté par votre famille, vous embarquez pour un voyage extraordinaire qui vous mènera du statut de jeune paria à celui de héros grec de légende et vous fera découvrir la vérité sur votre passé. Tracez votre voie dans une Grèce déchirée par la guerre et formée par les dieux et les hommes, où montagnes et océan se rencontrent. Rencontrez les personnages célèbres de la Grèce antique et influez sur un moment historique clé à la base de la civilisation occidentale.


AVIS :

Je ne sais pas ce que vous avez fait ce printemps pendant le confinement, mais personnellement, j’ai visité la Grèce. En effet, après l’Egypte de Ptolémée XIII pour « Assassin’s Creed Origins », la saga de Ubisoft remonte encore le temps pour nous plonger dans la Grèce de la guerre du Péloponnèse. Ce sera l’occasion de faire à nouveau un peu de tourisme virtuel et de réviser rapidement ses cours d’Histoire et ses notions de mythologie, le tout revisité pour coller à l’univers développé depuis 2007.

Nous incarnons ici un ou une mercenaire (le choix n’a aucune importance scénaristique) né(e) à Sparte, descendant de Léonidas. Dans une longue aventure qui durera facilement des dizaines d’heures, nous serons confrontés au Culte de Kosmos, vaste conspiration oeuvrant dans l’ombre pour prendre le pouvoir en Grèce. Comme toujours, vous rencontrerez de nombreux personnages historiques au fil de votre quête (Périclès, Socrate, la Pythie de Delphes, Cléon, Aspasie) et aurez la possibilité d’évoluer au milieu de décors formidables, passant de campagnes riches de vie aux sublimes monuments des cités. Certains de vos amis prennent des selfies sur la plage ? Répondez-leur en vous prenant en photo accroché aux testicules titanesques du Zeus au foudre, ou devant la statue chryséléphantine de ce même Zeus à Olympie ! Le dépaysement est total, d’autant que la carte est immense, et composée de nombreuses îles. Odyssey redonne d’ailleurs une importance de tout premier plan à la navigation, entre longs trajets et multiples affrontements sur la mer Egée.



Au niveau du contenu, c’est une nouvelle fois titanesque : au-delà des heures que vous passerez à simplement visiter, les missions sont très nombreuses. Quête principale, missions scénarisées secondaires, défis… Tout n’est pas évidemment pas très intéressant (on n’échappe pas aux éternelles quêtes FedEx ou aux missions consistant à massacrer un nombre déterminé d’ennemis), mais il y a vraiment de quoi passer de nombreuses heures, d’autant qu’on peut y ajouter le système de mercenaires, la traque des membres du Culte et les batailles de conquête.

Du côté des mercenaires, il vous faudra en fait monter dans la hiérarchie en éliminant ceux qui se trouvent au-dessus. Les mercenaires apportent un peu de dynamisme à votre exploration puisque, si vous êtes repéré au cours de la mise à sac d’un campement, votre tête sera rapidement mise à prix. Un système qui incite à faire preuve de prudence, l’irruption d’un adversaire coriace au beau milieu d’un affrontement déjà périlleux donnant des situations souvent tendues. En ce qui concerne le Culte de Cosmos, il vous faudra trouver et suivre des indices pour retrouver et éliminer les Adeptes, permettant de récupérer d’autres indices et de se rapprocher peu à peu de la tête de l’organisation. Bien souvent, il faudra suivre la quête principale ou les missions annexes pour débloquer certains éléments. Enfin, les batailles de conquête vous proposent de rejoindre, le temps d’un affrontement, la Ligue du Péloponnèse de Sparte ou la Ligue de Délos d’Athènes afin de prendre le contrôle d’une région. Pour débloquer ces batailles (qui rapportent des récompenses très intéressantes), il faudra d’abord affaiblir le pouvoir en place, en éliminant des soldats, pillant des ressources, brûlant des réserves d’armes ou des silos à grain et assassiner le dirigeant du moment. Le tout étant, bien sûr, susceptible de vous mettre dans le collimateur d’un ou plusieurs mercenaires…



Ainsi, encore une fois, le contenu est richissime, d’autant qu’il est impossible de tout évoquer (en vrac, il y a aussi des tombeaux à explorer, des énigmes à résoudre, de la chasse, des créatures mythologiques…). Cela n’empêche pas le jeu d’avoir quelques défauts : je ne suis toujours pas fan de cet aspect « action-RPG », avec cet arbre de compétences et ces armes presque magiques. Mais surtout, j’apprécie moyennement l’orientation « combats » de la saga, déjà entamée avec Origins. S’il est toujours possible d’assassiner rapidement et discrètement la majorité des ennemis si l’on développer les compétences d’Assassin, les autres combats, et notamment ceux contre les mercenaires, deviennent rapidement pénibles, la faute à un aspect stratégique réduit à sa plus simple expression et des affrontements interminables. Autant vous dire que vous souffrirez lorsque vous aurez 3 mercenaires aux basques, d’autant que le jeu se distingue par un niveau de difficulté totalement artificiel : lorsque vous montez de niveau, vos ennemis montent aussi de niveau. Ainsi, si vous croisez des ennemis de niveau 1 au début du jeu, ils seront plus tard de niveau 65 si vous êtes de niveau 65. Ainsi, vous progressez, vous montez de niveau, mais les combats restent toujours aussi faciles ou difficiles. Je n’y vois pas grand intérêt personnellement…

Malgré ces quelques défauts, rien ne vous empêchera vraiment de passer des heures et des heures sur ce nouveau volet de la saga, qui confirme le virage pris par « Assassin’s Creed Origins ». Avant d’aller rejoindre les Vikings au temps de leurs raids en Angleterre avec le prochain volet : « Assassin’s Creed Valhalla ».

5/6 - Steeve Raoult