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Réalisation
Beppe Cino

Scénariste
Beppe Cino

Date de sortie
1983

Genre
Insolite

Tagline


Cast
Paolo Bonacelli
Mirella D'Angelo
Piero Vida
Jeanne Mas
Lola Ledda


Pays
Italie

Production


Musique
Ettore De Carolis

Effets spéciaux



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Moyenne: 3
(1 vote)
Faisant un footing dans un parc, Monica, accompagnée de sa fille Lola, rencontre un homme mystérieux, Orlok, qui semble vouloir la séduire. Le mari de Monica, Nicholas, fait quant à lui la rencontre de Patty, une jeune punk plutôt jolie. Attiré par cette dernière, il se rend dans son appartement mais ne parvient pas à franchir le cap de l'adultère. Les rêves et les fantasmes du couple vont par la suite se télescoper, et il en sera de même pour les rêves de Lola...



L'AVIS :

Désirant devenir réalisateur, l'Italien Beppe Cino passe derrière la caméra en 1983 avec "Il Cavaliere, La Morte e il Diavolo" puis avec "The House of the Blue Shadows" en 1986, film dont vous pouvez retrouver la chronique sur ce site. Pour son premier film, Beppe Cino choisit d'adapter assez librement le roman du célèbre écrivain allemand Arthur Schnitzler, La Nouvelle Rêvée, qu'un autre on ne peut plus célèbre réalisateur a lui aussi adapté mais en 1999 cette fois : je veux parler de Stanley Kubrick avec "Eyes Wide Shut". Avec Il Cavaliere, La Morte e il Diavolo (titre qui provient d'une gravure sur cuivre, datée de 1513 et conçu par le peintre et graveur Albrecht Dürer), Beppe Cino nous entraîne dans un univers onirique dans lequel les rêves et les fantasmes prennent place au sein de cette famille composée de trois personnes : le mari, la femme et la fille. Honnêtement, le scénario est assez confus, ce qui ne facilitera pas notre compréhension du film.



Si on a vu Eyes Wide Shut, on retrouvera des éléments similaires qui nous aideront à mieux comprendre là où veut en venir Beppe Cino. La thématique de l'adultère, du désir de séduire ou d'être séduit par un(e) étranger(e), est bien présente, tout comme la jalousie du mari ou la location d'un costume et d'un masque par ce dernier afin d'aller à une soirée privée par exemple. La tentation pour Nicholas, le mari, joué par Paolo Bonacelli, est incarnée par une petite punk sexy, interprétée par une personne qu'on connaît bien en France puisqu'il s'agit de la chanteuse Jeanne Mas ! Je ne sais pas comment elle s'est retrouvée dans ce film italien mais toujours est-il que l'interprète de Toute Première Fois ou de En Rouge et Noir est donc au casting de Il Cavaliere, La Morte e il Diavolo ! Elle n'a pas non plus un grand rôle mais c'est amusant de la voir à l'écran. Pour Monica, l'épouse de Nicholas, on peut penser que la tentation est incarnée par Orlok, un homme curieux, ricanant (le Diable du titre ?) et qui prend les traits de l'acteur Piero Vida. Le film enchaîne une succession de séquences étranges, parfois nonsensiques, comme lorsque le réalisateur filme la petite Lola courir dans des rues sans qu'on sache vraiment pourquoi.



Il semblerait, d'après ce que j'ai compris, qu'elle ressente les frustrations et les désirs de son père, et qu'elle cherche à le trouver pour le remettre sur le droit chemin. Ou quelque chose dans le genre. On ne sait pas vraiment si on assiste à des scènes de rêves, ce qui rend le film obscur et insolite. De l'aveu même de Beppe Cino, ceux sont bien les rêves qui constituent la trame narrative de son film car ces derniers sont, pour lui mais aussi pour de grands psychanalystes, le seul endroit où tout est permis, sans aucune contrainte, aucun tabou et, surtout, sans aucun risque. Vous voulez faire l'amour à d'autres femmes, d'autres hommes, vous voulez tuer quelqu'un, vous voulez réaliser tous vos fantasmes, de quel nature qu'ils soient ? Le monde des rêves est là pour vous permettre de le faire, sans risquer la prison ou le divorce !



C'est donc à un curieux voyage que Il Cavaliere, La Morte e il Diavolo nous invite et, pour sûr, il ne sera pas du goût de tout le monde tant il se révèle quand même bien hermétique, avec sa cohorte de personnages excentriques et son scénario dont on ne comprend pas tous les tenants et les aboutissants. Moi-même, je ne sais que penser du film. Son rythme, très lancinant, comme un rêve en somme, son manque d'action, l'absence de sexe ou de sang, son onirisme, voire son surréalisme, tout est tellement déstabilisant qu'il est difficile de définir ce qu'on a ressenti durant sa vision, partagé entre ennui et fascination. Insolite est réellement le terme qui lui convient le mieux. Il faut juste se laisser aller, oublier toute rationalité et se laisser bercer par les images. Un vrai film ovniesque en tout cas.

Disponible en DVD chez TETRO VIDEO






Du même réalisateur :

HOUSE OF BLUE SHADOWS - THE