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Réalisation
Kerry Harris

Scénariste
Dan V. Shea

Date de sortie
2020

Genre
possession

Tagline


Cast
Radha Mitchell
Henry Thomas
Finlay Wojtak-Hissong
Lin Shaye
Jules Willcox


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Joseph Bishara

Effets spéciaux



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Moyenne: 2
(1 vote)
Gail, pedopsychiatre, part en voyage avec Luke, son compagnon et Josh, le fils de ce dernier, orphelin de mère suite à un terrible drame. De retour dans l'ancienne maison familial, le jeune garçon est régulièrement tourmenté par de terribles cauchemars. Quand le père est contraint de rentrer en ville, Gail reste avec le garçonnet. Ils vont faire la rencontre d'une étrange voisine dans les bois, qui vend des attrape-rêves...



L'AVIS :

Le DreamCatcher est un objet amérindien destiné à capturer les mauvais rêves. Le DreamKatcher est un objet des temps anciens qui peut libérer des forces maléfiques. C'est sur ce postulat que le réalisateur Kerry Harris et le scénariste Dan V. Shea ont bâti leur film, intitulé donc Dreamkatcher, avec un K et qu'il ne faut donc pas confondre avec le film Dreamcatcher de 2002 et adapté du roman de Stephen King. Pour son premier long métrage, Kerry Harris a su s'entourer d'un casting séduisant, à commencer par l'actrice Radha Mitchell qui interprète Gail, une pédopsychiatre qui doit tenter de se faire accepter par Josh, le jeune fils de son compagnon. Une tâche assez difficile, Josh ayant perdu sa mère dans des circonstances assez dramatiques. Des circonstances que nous, spectateurs, connaissons de par la scène d'introduction assez efficace, mais qui sont ignorées de Gail et de Josh, le père de ce dernier ayant préféré cacher la vérité à son fils.



Radha Mitchell se révèle plutôt à son aise dans ce rôle de maman remplaçante en difficulté, on peut même dire que c'est elle qui s'en sort le mieux dans le film. Le père de Josh est joué par Henry Thomas, que nous connaissons tous puisqu'il était le jeune Elliot dans E.T. L'Extra-Terrestre de Steven Spielberg. Son personnage, présent durant une bonne demi-heure, va ensuite disparaître de l'écran pour mieux revenir vers la fin du film. Le petit garçon est quant à lui interprété par Finlay Wojtak-Hissong et il s'en tire également assez bien, tout comme Lin Shaye qui joue la curieuse vendeuse d'attrape-rêves et autres objets insolites dans sa cabane perdue au milieu de la forêt. Tout ce petit monde va donc devoir cohabiter et ils vont se retrouver bien malgré eux les proies d'une sorte d'entité qu'un vieux dreamkatcher maléfique gardait en lui.



Si l'idée n'est pas mauvaise, on regrettera que le traitement de l'histoire ne mette pas plus en avant l'objet lui-même, qui, en fin de compte, se trouve relégué à l'arrière-plan et n'est jamais réellement utilisé comme vecteur de la puissance maléfique. On aurait aimé voir l'entité sortir de l'attrape-rêve par exemple, on aurait aimé que l'objet soit une sorte de portail entre deux mondes mais rien de tout cela dans Dreamkatcher et c'est bien dommage. L'histoire reste d'une facture totalement classique et prévisible, ne s'envole jamais de ses propres ailes pour développer cette thématique autour de l'attrape-rêve diabolique et préfère se concentrer de prime abord sur la relation compliquée entre Gail et Josh. Quelques petits jumpscares de-ci de-là viennent ponctuer la relation tendue entre les deux protagonistes, relation qui a la fâcheuse tendance à tourner en rond et à nous plonger dans un ennui poli.



Dreamkatcher s'aventure dans sa dernière demi-heure vers le film de possession et nous assène des séquences pas vraiment sujettes au frisson et qui prêtent même parfois à sourire. Tout cela est bien dommage car la mise en scène de Kerry Harris est plutôt bonne, tout comme la superbe photographie du film. On ressent le travail du réalisateur et son envie de bien faire mais le côté fantastique / épouvante passe trop au second plan pour que son film marque des points et retienne l'attention. Trop basique, trop cliché, pas assez rentre-dedans et n'exploitant jamais son sujet principal, qui pouvait pourtant donner lieu à d'authentiques scènes de frousse, Dreamkatcher y laisse pas mal de plumes au final et tombera assez rapidement dans l'oubli à mon avis...


La Bande-Annonce :



Disponible en DVD et BR chez METROPOLITAN VIDEO






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