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Un groupe de jeunes voit débarquer un étrange individu lors d’une de leurs soirées. Celui-ci, après avoir sorti on ne sait pourquoi une valise remplie de lames de rasoir, se taillade les poignets tout en demandant aux jeunes gens de nommer la personne que chacun hait le plus sur Terre. Peu de temps après le départ de cet olibrius pour le moins singulier, chaque protagoniste voit les individus cités lors de la soirée périr dans d’atroces circonstances avant d’être eux-mêmes la proie de cette bien insolite malédiction…



L'AVIS :

Pour son tout premier long-métrage, le alors tout jeune Adam Wingard (notamment connu par la suite pour "You’re next", "Blair Witch" et des courts dans les films omnibus "V/H/S" et "V/H/S/2") s’entourait pour son casting du truculent Bill Moseley ("The Devil's Carnival" et les films de Rob Zombie comme "3 from hell"), de la Scream Girl estampillée Troma, Tiffany Shepis ("Troméo & Juliet", "Dorm of the dead", "Tales of Halloween", "The violent kind"), ainsi que du scénariste E.L. Katz ("Cheap Thrills") pour le script. Alors quand on apprit qu’il s’influençait fortement de Tobe Hooper, Lucio Fulci, David Lynch ou encore de Takashi Miike, on l’avoue, tout cela faisait carrément rêver ! Alors est-ce que le résultat allait être à la hauteur de nos espérances et de ces alléchantes révélations ?



Côté genre, Home sick est un mélange de diverses influences : le giallo mâtiné de whodunit avec son assassin dont on ne voit que les mains ou la silhouette masquée, le slasher avec des meurtres très graphiques, mais aussi le surnaturel avec le serial killer dont on ne saura jamais rien. Et c’est justement de là que vient le gros reproche que l’on peut formuler à l’encontre du film. En effet, les protagonistes paraissent peu brossés et certains sont vraiment sans intérêt. Ainsi, jamais l’identité, ni l’origine de l’homme aux rasoirs ne seront révélées, tout comme la genèse et les motivations du boogeyman qui occit la majorité du casting ! C’est vrai que question script, on est un peu largué car après l’idée de base bien originale (avec un excellent Bill Moseley), on piétine longtemps en essayant de chercher le lien entre certains événements qui nous sont montrés à l’écran et qui suscitent beaucoup d’interrogations un peu comme si un stagiaire avait perdu des bobines du film !



Alors quand en plus on a les trois quarts de la distribution qui ne savent pas jouer et que tous les acteurs sont maquillés outrageusement au niveau des yeux pour on ne sait quelle raison, on se dit qu’on tient-là le navet du siècle ! Et ce n’est pas les quelques moments bien hystériques (cf. la scène où Candice nettoie comme une sauvage le fastfood où elle travaille après avoir sniffé de la coke ou encore celle où elle se roule dans le sang de sa mère fraîchement tuée !) qui vont remonter le niveau de ce film franchement bien plombé par un humour peu convaincant avec ces rednecks qui ne font que se murger la gueule et vont fricoter à un moment avec le père de l’un d’entre eux, survivaliste et grand fan des armes en tous genres à ses heures perdues !

Mais heureusement, tous ces reproches seront balayés d’un revers de la main par la qualité des effets spéciaux qui sont vraiment bons pour un métrage à si petit budget et qui surtout versent dans un gore très imaginatif quand il s’agit de massacrer des victimes à tout-va ! Des explosions, des coupes en veux-tu en voilà, des éviscérations et autres joyeusetés trash surprenantes et carrément jubilatoires tournées pour certaines à la façon du mémorable "Story of Ricky" ou encore à l’instar de la firme reine du splatter, la célèbre Necrostorm (rappelez-vous de : "Hotel inferno", "Taeter city" ou encore du fabuleux "Adam Chaplin") !



Ainsi, même si Home sick s’apparente à une énième série Z avec ses acteurs qui jouent archi faux, une bande originale médiocre et surtout un scénario désordonné au possible, ce métrage fauché en apparence sera sauvé du naufrage par son image poisseuse comme il faut le rendant bien glauque et surtout par ses effets horrifiques faits maison qui sont superbes visuellement et sanguinolents à souhait pour ceux aimant le gore. Mais bon, il faut tout de même adorer le cinéma amateur pour apprécier pleinement ce long-métrage original !

LA BANDE-ANNONCE :