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Sur Terre, trois personnes sont sur le point de mourir. John, un père en deuil, se sectionne les poignets après avoir perdu son fils, Daniel. Ms. Merrywood, une voleuse attirée par tout ce qui brille, est tuée dans sa caravane par la police au cours d’une fusillade. Tamara, une adolescente, est assassinée par son petit ami en colère. Tous les trois débarquent alors en Enfer. Là, ils seront accueillis dans une sorte de cirque par de drôles d’hôtes qui effectueront pour eux de bien étranges numéros. Nos trois récents défunts auront même le droit de participer à ce spectacle infernal reproduisant leurs péchés à condition de respecter et de ne pas enfreindre certaines règles…



L'AVIS :

The Devil’s Carnival est un film d'horreur musical qui marque la deuxième collaboration entre le réalisateur Darren Lynn Bousman (qui est surtout connu pour avoir quelques opus de la franchise "Saw" à son actif) et le scénariste mais aussi acteur Terrance Zdunich. Leur précédente collaboration avait accouché du génial long-métrage musical pourtant sans rapport avec celui objet de notre critique : "Repo The genetic opera". On retrouve également dans The Devil’s Carnival plusieurs membres de la distribution de « Repo » tels que : Paul Sorvino, Alexa Vega, Nivek Ogre et Bill Moseley.

« Le carnaval du Diable » met ainsi en vedette Terrance Zdunich dans le rôle du Diable, qui évolue dans une sorte de cirque au moment même où trois personnes fraîchement décédées arrivent et doivent faire face à des épreuves et des tribulations basées sur leurs péchés commis sur Terre. Zdunich a, comme on s’en doute, écrit le scénario basé sur les Fables d'Esope, chacun des trois pécheurs représentant une fable différente. Le personnage de John est censé dépeindre « Le Diable et son dû », celui de Merrywood illustrer « Le chien et son reflet » et Tamara figurer « Le scorpion et de la grenouille ». Heureusement d’ailleurs que certains articles de presse et autres résumés vus sur le Net ont précisé que chaque segment de ce film s’inspirait d’une fable ou d’un folklore préexistant car franchement, jamais ce n’est visible à l’écran tant le look des protagonistes et la musique écoutée sont à des années lumières du cinquième siècle avant Jésus Christ, époque où le philosophe grec Esope est supposé avoir vécu !



Tout comme "Repo The genetic opera", The Devil’s Carnival est une comédie musicale et il utilise principalement de la musique typique des fêtes foraines, mais contrairement au premier film susnommé, l’aspect musical est vraiment peu mis en valeur car il y a trop de dialogues dispensables qui font perdre du temps et surtout seuls semblent chanter ici les acteurs secondaires, dommage ! Le pire étant tout de même que la meilleure chanson de cette entreprise boiteuse se retrouve dans le générique final !

Ce qui est triste également, c’est que certains acteurs paraissent assez moyens voire pas du tout investis, notamment un Sean Patrick Flanery ("Kaw" mais surtout « Le cercle des poètes disparus ») qu’on a vu beaucoup plus inspiré ! De même, avec Bill Moseley ("The Devil’s rejects" et autres films de Rob Zombie) ou encore Marc Senter ("The lost") au casting, on était en droit de s’attendre à un peu de folie au rendez-vous, mais que nenni, même s’ils s’en sortent tout de même pas trop mal par rapport à leur faible temps de jeu à l’écran ! Tout comme est peu mis en avant le Lucifer incarné par Zdunich qui ne fait quasiment que lire des fables à ses hôtes ou à une sorte de mini représentation de lui-même. Ce qui est un peu limité pour un maître des Enfers digne de ce nom, non ?

Quoi qu’il en soit, le maquillage et surtout le bestiaire de freaks du cirque des Enfers était relativement bien fourni avec : un Diable bien cornu dont on a déjà parlé précédemment, le dispensateur de billets patibulaire à souhait (interprété par une belle tronche de second couteau, Dayton Callie, vu dans les séries "Deadwood", « Sons of Anarchy » et "Fear the walking dead"), un magicien inquiétant, un clown dompteur peu ragoutant, la « poupée peinte », une femme muette au visage fêlé, le jumeau, un personnage aux allures de caméléon, le clown hobo et le Scorpion, un lanceur de couteaux aux cheveux paraissant comme plaqués sur son crâne, façon Playmobil ! Toutefois, le gros problème de cette galerie éclectique c’est qu’aucun des protagonistes n’est suffisamment développé pour susciter une quelconque empathie, victimes comme bourreaux, d’ailleurs. De fait, les rôles ne seraient-ils pas interchangeables en fin de compte !?



En outre, connaissant la réputation de Darren Lynn Bousman, on pouvait s’attendre également à pas mal de projections sanglantes et autres effets sanguinolents, mais non, ce film est très pauvre en gore et en violences ! Son gros problème, c’est qu’il est trop bavard en l’absence d’une bonne bande originale et de geysers de plasma en tous genres corrects. On est quand même en enfer que Diable ! Nous ne parlerons alors pas des personnages à l’instar de Tamara reproduisant à l’envi les mêmes erreurs, ni même de cette fin qui n’en est pas vraiment une et du personnage qu’est présumé incarner Paul Sorvino que je n’ai discerné que lors du générique final (ce n’est ni plus ni moins que Dieu, il fallait le deviner !) ! Mais on me dit dans l’oreillette que ce carnaval inachevé d’une cinquantaine de minutes devait connaître deux suites, une étant sortie en 2016 et s’intitulant « Alleluia ! The Devil’s Carnival » et une autre toujours pas programmée. Désolé les amis, mais ce sera sans moi tant je doute de l’intérêt de celles-ci !



Fans de "Repo The genetic opera" passez votre chemin, car ce long-métrage parfois vendu comme un film à sketchs horrifiques n’en est pas vraiment un, ce serait plutôt un métrage avec trois histoires reliées entre elles qui s’enchaînent et s’entrecoupent sans réel fil directeur ou autre point commun, hormis le fait qu’elles se déroulent toutes dans un cirque. Malgré une galerie de protagonistes alléchante, l’intrigue semble comporter plusieurs trous, les trois récits sont peu intéressants car pas assez développés, d’où la faible durée du métrage : 55 minutes environ ! Quant aux acteurs, ils ont soit l’air de s’embêter royalement, soit sont sous-exploités. Enfin, pour ce qui est de l’aspect musical, il est relativement peu mis en avant. Bref, ce « Carnaval du Diable » est un beau ratage cinématographique et il vaudra alors mieux éviter ses suites afin de gagner quelques minutes de vie supplémentaires bien précieuses !

LA BANDE-ANNONCE :