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Alors qu’un tueur en série s’attaque à des épiceries de Los Angeles en laissant derrière lui de lourds bilans macabres, Steve organise une soirée poker avec des collègues et des clients au premier étage de son établissement. Ce propriétaire d’une épicerie ne sait pas encore que le fameux psychopathe dont parlent les médias depuis quelques jours va venir leur rendre une petite visite cette nuit-là...



L'AVIS:

A la manière des films de zombies (mais finalement comme un peu partout quand nous y réfléchissons bien...), il y a à boire et à manger dans les slasher movies. Les Eighties, décennie durant laquelle ont fleuri de nombreux titres et sont nées de très bonnes sagas dans ce registre horrifique en particulier (je vous passerai les détails et vous épargnerai la liste de titres de films que vous connaissez probablement toutes et tous, le slasher movie étant habituellement bien apprécié et suffisamment populaire), sont loin derrière nous et rares sont aujourd’hui les titres qui parviennent encore à nous surprendre dans ce registre écumé durant de nombreuses années.

Et ce n’est pas ce petit direct-to-dvd intitulé "Cornered!" qui va révolutionner le genre (d’ailleurs il n’en a aucunement l’intention). Long-métrage réalisé par un touche-à-tout appelé Daniel Maze, voilà bien le type-même de film de seconde partie de soirée : des défauts évidents mais un réel petit capital sympathie qui fait que l’on ne regrette finalement pas de l’avoir vu sans qu’il ne reste pour autant dans les annales et dans la mémoire de nombreux cinéphiles.



Au rayon des bonnes petites choses, nous noterons la galerie des personnages en premier lieu, tous plutôt attachants (aucun d’entre eux n’énerve, ce qui est bon à souligner).
Certes stéréotypés au possible (la bonne grosse black un brin fofolle qui joue les bombasses en mode téléphone rose, la belle demoiselle qui parvient tant bien que mal à joindre les deux bouts en faisant le tapin, le bon gros moche qui aime s’empiffrer à longueur de journée et sert de meilleur ami et confident à la belle gosse du casting, le junky qui souffre de gros manques, le patron à cheval sur les principes et méfiant vis-à-vis de son entourage...), ces derniers nous font toutefois passer un bon moment grâce à la bonne pincée d’humour distillée un peu partout dans le récit.

Au sein des acteurs, nous retrouvons surtout Steve Guttenberg (Carey Mahoney dans la saga des "Police Academy" ou encore Jack Bonner dans la saga "Cocoon") - dont bien évidemment le nom est mis en évidence sur la jaquette du dvd/blu-ray, vous vous en seriez doutés je présume - et la fort sexy Elizabeth Nicole qui ne manque pas de nous montrer ses jolis atouts et repartira d’un festival de films d’horreur new-yorkais avec le Prix de Meilleure Actrice pour ce film (bon, la concurrence ne devait pas être trop rude cette année-là dirons-nous...).

Les dialogues, bien que longs et n’apportant rien à notre histoire (il est vrai cependant que dans les slasher movies ils ne sont pas pas ce qu’il y a de plus instructif, sans vouloir rabaisser ce genre filmique que j’apprécie tout particulièrement mais surtout pour bien montrer que là n’est pas le plus important dans ce type de production), ont le mérite de nous amuser de temps à autres. En demi-teinte donc mais un bon point quand-même !

Sans vouloir en faire des caisses niveau humour, Daniel Maze dose correctement ce facteur et parvient surtout grâce à ce petit procédé à faire du cache-misère vis-à-vis du scénario. Car il faut bien l’admettre, il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent une fois les dialogues et les interactions entre personnages retirés du script : les péripéties sont peu nombreuses, le final est peu recherché (avec un raccourci scénaristique dommageable) et l’originalité du scénario est aux quasi abonnés absents.



Comme tout slasher movie qui se respecte, nous avons droit aux meurtres prévus dans le cahier des charges. Sur ce point-là, nous sommes agréablement surpris. Non pas que les scènes de meurtres soient exceptionnelles mais pour ce type de production indépendante à faible budget, ces dernières sont plutôt bien réalisées, glauques et violentes.

Un premier corps enroulé dans du cellophane et tailladé, un second pendu par les pieds, jambes écartées, et coupé en deux dans le sens de la longueur, sans oublier une décapitation à la hachette, la moitié d’un corps retrouvé dans la rue et mangé par un chien errant ou encore des yeux crevés à l’aide de cônes glacés : au rayon des joyeusetés mortuaires c’est plutôt sympa vous en conviendrez !

Par contre, ce qui gênera au milieu de tout cela ce sont les réactions incompréhensibles de nos joueurs de poker installés tranquillement au premier étage et qui ne semblent pas plus que cela se soucier de la disparition de l’une des leurs, persuadés que cette dernière est finalement partie chez une amie en pleine nuit sans les prévenir... Le genre de chose qui fait vraiment tache dans l’histoire, d’autant plus que c’est le genre de défaut qui gêne la bonne lecture du film... Même déception pour notre tueur qui s’avère au final un peu « mou du genou » dans la dernière partie lors de sa confrontation avec les deux survivants...



Et pourtant, malgré ses défauts certes non négligeables, "Cornered!" parvient à nous faire passer un sympathique petit moment dans notre canapé lors d’un second programme de soirée. L’humour distillé pendant les deux premiers tiers du film et les personnages attachants qui nous sont présentés ne sont pas étrangers à ce petit capital sympathie dont je parlais précédemment.

Teaser :










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