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Au cours d’une fête dans un manoir isolé, des jeunes s’amusent à faire des farces téléphoniques. Un jeu qui va virer au cauchemar quand ces derniers vont tomber sur un psychopathe qui décide de leur rendre une petite visite...



L'AVIS:

Depuis l’énorme succès de "Scream" de Wes Craven en 1996, de nombreux films catalogués alors dans la catégorie « Néoslasher » vont voir le jour. Même si nous retiendrons dans cette vague de films plus particulièrement les titres "Souviens-toi l’été dernier" (1997) et "Urban legend" (1998), films très médiatisés et loin d’être vilains il faut le reconnaitre, une multitude de films - assez mauvais pour la plupart et ne cherchant qu’à surfer sur le succès du papa de Freddy Krueger - vont sortir jusqu’à l’entrée dans la décennie suivante.

Et même si le genre slasher ne brille plus autant que dans les années 80, ce dernier continue encore aujourd’hui au 21ème siècle à voir de nouvelles pierres s’ajouter à l’édifice. Et même si nous parvenons encore à découvrir de bien belles surprises (nous pensons bien évidemment aux sagas des "Butcher" et "Cold prey", sans oublier des films comme "Headless", "See no evil", "Laid to rest", "Skull", "Dream home" ou encore les "Halloween" de Rob Zombie pour ne citer que ceux-là), nous voyons également beaucoup de films clairement ratés... Et ce « 7eventy 5ive » produit en 2007 fait malheureusement partie de ces mauvais slashers post-2000...



Du slasher, "7eventy 5ive" en a tous les traits. On y retrouve en effet notre fameuse bande de jeunes aux prises avec un tueur au visage caché, des meurtres assez nombreux perpétrés avec des armes blanches (couteau et hache), une certaine violence dans les actes etc etc... Aucun doute donc pour ce qui est de classer le film de Brian Hooks et Deon Taylor parmi les slasher movies. « Nous sommes dans le thème » comme dirait l’autre hystérique sur M6 !

Mais voilà, bien que le cahier des charges du slasher movie soit respecté, le film ne nous emballe pas plus que cela et aura bien du mal à nous maintenir en haleine jusqu’au final pourtant pas vilain il faut l’admettre (peut-être la seule chose que nous retiendrons de ce slasher mineur mettant en avant ce cher Rutger Hauer pourtant peu présent à l’écran).

Le scénario ne vole pas bien haut et n’offre que très peu de rebondissements : un constat qui n’est pas une réelle surprise, le genre slasher n’ayant pas pour particularité de briller pour les scripts. Alors oui nous n’avons pas là l’histoire du siècle mais on s’en moque car ce qui nous intéresse c’est de voir les meurtres perpétrés par notre tueur et la panique chez les survivants que cela engendre.
Et c’est justement sur ces points cruciaux que le bât blesse... Mince alors...



Doté d’une galerie de personnages tous plus irritants les uns que les autres, « 7eventy 5ive » montre probablement là son plus vilain défaut. Des jeunes aussi bêtes les uns que les autres (je passerai sur les fameux stéréotypes, entre le gay foufou, les petites jeunes délurées et les blacks rentre-dedans) qui ont comme jeu préféré de faire des canulars téléphoniques (le même jeu que celui auquel ils jouaient à 8-10 ans) et qui nous distillent des conversations au ras des pâquerettes (dieu que certains dialogues sont longs et sans intérêt)... Ca se taquine bêtement, ça flirte à tout va (ça couche beaucoup ici aussi et les quelques poitrines dévêtues réussiront quelque peu à sortir les hommes de leur sommeil) et ça distille des sôtises en veux-tu en voilà : bref, impossible de s’attacher à ces imbéciles que l’on rêve de voir finir au bout d’une hache...

Et cela tombe bien car notre tueur rappelant un certain "Urban Legend" (ce ne sera pas le seul clin d’oeil aux néoslashers de la fin des années 90, la saga "Scream" étant également honteusement copiée...) est du genre à bien savoir manier la hache. Les meurtres sont nombreux et assez violents mais malheureusement mises à part quelques décapitations assez brèves et peu saignantes, nous aurons droit à des scènes d’altercation assez brouillonnes (la caméra virevolte dans tous les sens et nous empêche de profiter pleinement de certains combats devenus illisibles) quand ces dernières ne sont pas tout simplement hors-champs.
Restent toutefois deux-trois scènes sympas bien que prévisibles pour certaines (la fameuse décapitation d’un jeune homme au bord de la piscine alors que sa girlfriend lui fait une fellation sous l’eau), un bilan assez maigre là encore pour que nous en gardions un quelconque souvenir dans quelques années...



Au final, voilà une belle déception que ce "7eventy 5ive" ! Avec sa galerie de personnages crétins au possible, son scénario bien creux et son manque d’hémoglobine et de lisibilité dans plusieurs scènes d’altercations avec notre tueur à l’arme blanche, le film de Brian Hooks et Deon Taylor loupe le coche. Nous sommes même à la limite du supportable dans certaines scènes de dialogues entre nos protagonistes, c’est dire !

Teaser :










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