RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION
JEUX (VIDEOS, DE SOCIETE...)



Réalisation
Joey Stewart

Scénariste
Jason Kabolati

Date de sortie
2010

Genre
Torture porn

Tagline


Cast
Marc Donato
Jascha Washington
Whitney Hoy
Lindsay Seidel
Justin Arnold...


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Damon Criswell

Effets spéciaux



Cliquez pour noter..
Souffre-douleurs des élèves les plus populaires du lycée, une bande de jeunes en ont marre d’être persécutés et humiliés et décident de se venger en les invitant toutes et tous à une soirée qui se transformera en piège machiavélique...



L'AVIS:

Retour aujourd’hui sur un petit film de la collection After Dark : le long-métrage de Joey Stewart intitulé "The final".
Le genre de film qui brille par sa jaquette (trois personnes affublées de costumes très design) et attise une certaine curiosité chez le spectateur qui trouva facilement le film dans la fameuse enseigne du destockeur Noz pour un prix allant de 0,99€ à 1,99€ selon le support acheté.

Ne sachant pas trop quoi penser de ce film et me rendant compte que ce dernier est proposé par chez nous par le tandem Zylo / Elephant Films en version Director’s Cut sur les deux supports mais à la différence qu’il est marqué « version longue » sur le blu-ray (ce qui n’est semble-t-il pas le cas de la version dvd), je décide alors de ré-acheter le film 0,99€ en blu-ray (pas une grosse perte me direz-vous) alors que je l’avais acheté auparavant 1,99€ en dvd sans l’avoir encore visionné.
Bon, pour la petite histoire, vous ne verrez pas de différence entre les deux films (en tout cas rien de flagrant à mon niveau..) car il semblerait que cette mention « version longue » soit purement commerciale (d’autant plus qu’il est noté une durée du film de 93 minutes environ sur les deux supports...).

Outre le fait que le blu-ray/dvd puisse séduire à la simple vue de sa jaquette, les bande-annonces proposées avant le menu de la galette mettent également l’eau à la bouche avec les Sushi Typhoon "Machine girl" et "Tokyo gore police" (qu’Elephant Films aiment mettre en avant et ils ont bien raison !), le sympathique "Mad zombies" ou encore le buzz horrifique asiatique "Grotesque".

Tout semblait donc placé sous les meilleurs auspices pour visionner cette petite série B qui s’annonçait bien sympathique.



Basée sur la fameuse Loi du talion (la réciprocité des crimes et des peines infligées) qui n’est pas inconnue dans le cinéma fantastique (de nombreux films de vengeance, et notamment les rape and revenge, empruntent à cette ancienne loi qui semblerait trouver ses origines au Royaume de Babylone en 1730 avant notre ère), l’histoire de "The final" commence de la façon la plus logique dirons-nous, en présentant nos différents protagonistes : les tortionnaires et les victimes.
Une première partie intéressante, bien que peu originale car ô combien déjà vue, dans laquelle nous faisons la connaissance de nos fameux personnages tourmentés. Humiliés et persécutés par les personnes les plus populaires du lycée qui font office de vilains méchants ici (nous avons droit aux personnages-clichés : les bimbos égocentriques, le sportif un peu neu-neu et son bras-droit...), nos malheureuses victimes regroupent tous les stéréotypes possibles de ce genre de protagonistes en retrait : le nerd, la jeune aux allures quelque peu gothiques, le grand dadet...

Rien de bien original dans cette première partie mais ça fait le job dirons-nous ! On suit sans ennui (et au contraire avec beaucoup d’intérêt) la vie tourmentée de nos jeunes lycéens, découvrant alors les diverses farces, méchancetés et provocations brutales de ces jeunes imbéciles qui aiment se donner en spectacle devant leurs semblables en rabaissant celles et ceux qu’ils ont choisi comme têtes de turcs.

Malheureusement, ce qui pouvait s’annoncer comme un bien sympathique film va vite virer à la désillusion...
En effet, une fois tombés dans la partie « vengeance » du script, "The final" montre une toute autre facette... et pas la plus glorieuse dirons-nous.



Longue et poussive, cette seconde moitié du film de Joey Stewart est bien laborieuse.
Tout semble se casser la figure au niveau du script et ce que nous attendions comme une vengeance horrible et douloureuse durant cette party night se transforme finalement en « bal de l’ennui ».

Bien que les tortures auraient pu s’avérer bien dures (on coupe des doigts, on fait un peu d’acupuncture, on met de la crème corrosive sur les visages, on transforme de la moelle épinière en bouillie...), ces dernières se passent finalement sans le moindre signe de dégoût ou d’horreur. Scènes chocs quasi toutes hors champs (ne cherchez pas la moindre goutte de sang ou le moindre nerf écrasé/coupé, vous ne verrez rien de tout cela ici), jeux d’acteurs peu convaincants (un surjeu décevant et franchement risible : difficile d’éprouver la moindre empathie pour les « nouvelles » victimes... et je ne parle pas des longues, trop longues, tirades du leader chez les « nouveaux » tortionnaires) : aucun doute que ces scènes de tortures auraient mérité un meilleur traitement !

Restent toutefois des costumes très design portés par nos jeunes tortionnaires en herbe et dont les masques vont changer et montrer des versions « terrifiantes » dirons-nous une fois le piège refermé sur nos lycéens (le clown gentil devient clown machiavélique par exemple). Un petit brin d’originalité qui se devait d’être signalé mais qui bien évidemment ne gommera pas ce mauvais jeu d’acteur, cette lenteur effroyable du scénario dans cette seconde partie et cette dureté dans les tortures nullement ressentie.



Quelle déception ! Voilà clairement ce que je retiens de ce "The final" qui pourtant commençait relativement bien avec sa première partie nous présentant les personnages ainsi que les humiliations et provocations vécues au quotidien par notre petit groupe de têtes de turc.
S’ensuit malheureusement une seconde partie monotone dans laquelle le jeu des acteurs vire au cauchemar et les scènes de torture tombent dans la grande banalité avec tout ce qu’il faut de hors champs pour être frustré(e).
Déçu...











Du même réalisateur :